AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
World's Finest by Chris Egiziano on Grooveshark



Votez toutes les deux heures et gagnez des DCoins ! (n'oubliez pas d'inscrire votre pseudo pour que vos votes soient comptabilisés !)



 

Partagez | 
 

 Black Canary - Kestrel Brown

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
♦ Messages : 26
♦ DCoins : 80

Feuille de personnage
Points de Puissance: 125
Liste des Aptitudes & Niveaux:
MessageSujet: Black Canary - Kestrel Brown   Lun 2 Mar - 23:59






♦ Prénom(s) & Nom(s) : Kestrel Brown

♦ Pseudonyme : Black Canary

♦ Personnage inspiré de : Black Canary, Dinah Laurel Lance

♦ Faction  : Criminel

♦ Ville de départ : Gotham City

♦ Sexe : Féminin

♦ Âge : 23

♦ Lieu de Naissance : Gotham City

♦ Orientation : Libertaire

♦ Situation : Célibataire

♦ Métier : Détective privée




Résumé d'une histoire plutôt longue

Kestrel Brown est orpheline, car sa mère toxicomane et excessive est morte peu après l’accouchement. Puis son père la dépose dans un sinistre orphelinat oublié de la mairie ou d’autres fondations caritatives de Gotham City, en ne laissant sur son passage qu’un nom ; Brown. Grâce à sa magnifique et adorable bouille de petit enfant blondinet, elle se fait longtemps cajoler par la seule nourrice encore saine d’esprit. Ses camarades, pour la plupart négligés voire abandonnés par les rares surveillantes de l’établissement vétuste, sont obligés de faire la manche toute la journée, de subir les pires railleries imaginables pour juste survivre et détestent Kess, ou Kessss dans leurs jargons haineux. Dans une telle ville tout finit par se pervertir, ainsi son ange-gardien sombre dans l’alcoolisme jusqu’au renvoi définitif du pensionnaire.

Mais la petite est maligne et, durant son adolescence, vole les restes de restaurants décents, chipe les portefeuilles des passants, arrive peu à peu à marchander avec les autres orphelins, les misérables comme elle les appelle, et bricole. Kestrel bricole un tas de trucs et bidules qu’elle revend à prix d’or aux enfants, ainsi sa meilleure affaire est l’échange d’un bras mécanique confectionné par ses soins contre le pistolet en argent du directeur, l’un de ses jours les plus mémorables. Ses méfaits et magouilles montent en grade au fur à mesure de son âge, de même que les réprimandes et les rixes, parfois violentes, que les grandes personnes lui infligent quand elle se fait prendre la main dans le sac. Bref, Kess mûrit et son flair  aussi. C’est pourquoi un beau jour, elle se met à lire la page la plus intéressante du fameux Gotham Gazette : « Enquêtes et Meurtres ». Curieuse, elle n’hésite pas à se déplacer sur les lieux de divers crimes et à tenter d’élucider les mystères de Gotham City sans grand succès, il faut l’avouer, mais l’effort est là. Cependant, son histoire lui pose toujours des interrogations lancinantes sur sa famille. C’est ainsi que, avec pour unique indice son nom, elle quitte l’orphelinat pour chercher ses origines.

Alors, elle établit ses quartiers dans un banal garage où elle peut librement bricoler, voler, rentrer et sortir comme elle l’entend tout en se rémunérant grâce aux petits boulots. Jusqu’à qu’un filon qui rapporte plus devienne son métier à temps partiel: détective indépendant. L’autre moitié de son temps est occupée par le vol et la fabrication d’objets à des fins peu légales. Cette vie remplit d’exploration la rend accro à l’enquête. Cette logique implacable que sont la preuve et l’indice puis la multiplicité des profils psychologiques des suspects donnent un cocktail explosif dont Kestrel raffole. C’est comme si elle travaille de sa passion, mais une passion corrompue par Gotham. Sa réputation d’informatrice et de mécano s’installe tout doucement dans divers recoins de la ville, car Kess change souvent d’appartement tout en conservant jalousement son garage secret. Libertine et indépendante, la sulfureuse blonde utilise tous les moyens possibles pour grignoter des informations ou des composants électroniques, allant des parties de jambes en l’air aux cambriolages masqués. De plus, elle enquête sur des petits crimes entre des gangs et la mafia pour ensuite monnayer ses informations avec des vilains obnubilés par la vengeance. Ses richesses sont ses compétences d’électronicienne et ses informations d’outre-tombe éphémères et ravageuses. Durant la nuit, Kess vogue à ses enquêtes et espionnages lucratifs alors que le jour elle s’enferme dans son garage à réparer, améliorer ou créer des outils. Communication par téléphone ou ordinateur dès qu’elle le peut et limitation des rencontres directes, Kess se veut discrète car elle connaît Gotham et sait à quel point ce monde est pourri jusqu’à la moelle. La ville cache sa dangerosité dans un smog lugubre, prête à frapper au moindre écart, maladresse, ou simple coup de tête d’un boss à la gâchette légère. Kestrel ne possède pas d’amis, de confidents sur qui se reposer. Etant impulsive et solitaire dès son enfance, le peu de contacts personnels qu’elle a sont le directeur de l’orphelinat une ou deux fois par an et quelques gentils voyous sous son charme. Pendant cette période, son business est florissant et son épanouissement fort, si fort qu’elle range dans un coin de son esprit sa quête des origines.

Jusqu’à ces 21 ans, âge de la rencontre de son père ainsi que de son premier meurtre. C’est un événement brutal et émotionnel, Krestrel tue son père et apprend qu’elle a une demi-sœur. De retour à Gotham, elle décide d’épouser pleinement son rôle de trafiquante et devient tueuse à gages. D’un autre côté, elle cherche les traces de sa sœur et découvre qu’elle travaille en tant que journaliste au GNCN. Kess n’entrevoit dans ses jumelles qu’une seule fois sa demi-sœur et décide de ne pas aller plus loin. Elle a peur, son cœur s’est emballé à la vue du visage familier, mais elle ne veut pas être déçue ou décevoir. Elle est effrayée par les personnes qui pratiquent d’honnêtes métiers, et si sa sœur apprenait ce qu’elle faisait durant toutes ses nuits ? Kestrel arrête son enquête sur sa famille, d’autres objectifs ont grandi dans sa tête. Son idéal est alors de piller les grandes entreprises, qu’importent leurs allégeances, pour redistribuer aux plus démunis. En effet, ses rares discussions avec le vieux directeur de son orphelinat lui ont fait comprendre que pour agir vite, il faut agir par soi-même. Robin des bois des temps modernes, Kess se montre froide et sans pitié face aux mafias et chefs de gang tandis qu’elle cambriole usines et banques pour son intérêt et les orphelinats oubliés de la ville. Ces mécénats anonymes attirent quelques curieux et le directeur, interrogé à l’occasion, parle d’un « étrange canard noir bienveillant ».




Un Souvenir Marquant

Quartier Est, Gotham City, 5h43, 05/03/2015.

Une silhouette dans la pénombre se déplace, capuchon sur la tête, mains dans les poches, la démarche vive. La rue est déserte, des bruits de bouteilles brisées émanent des immeubles délabrés et le vent déplace le brouillard vers les hauteurs des buildings. L’ombre est fine et le regard pétille derrière la capuche. Fébrile, Kess du haut de ses 21 ans avance vers son ancienne maison…

Il faut que je voie le vieux et qu’il m’explique tout cette fois-ci, l’enfoiré. Comment se fait-il que je trouve ça ici ? Mon père habiterait Gotham et à une correspondance ? Et ce vieux chnoc qui ne me dit rien ! Il m’énerve ce débris.

Kestrel se met à courir en même temps que son imagination se met à bouillir. Une découverte fortuite durant cette nuit a relancé la piste de ses origines. Alors, sous l’impulsion de son cœur qui s’est emporté dès qu’elle a vu son nom de famille écrit sur un bout de papier, elle se précipite dans les rues noires. Ce morceau froissé, elle est tombée dessus par pur hasard. Kess cherche des relevés de comptes bancaires dans l’énorme tas de cartons au sein d’une grande décharge de Gotham. Lorsqu’elle lit tout en bas d’une lettre déchirée son nom de famille avec une signature et en haut une adresse : 42, Park Avenue, Gotham City. Et rien d’autre, elle a eu beau fouiller encore et encore, il n’y a que ça. Elle fonce donc vers la seule personne qu’elle connaît depuis sa naissance : le directeur de l’orphelinat.

La silhouette s’arrête soudainement, la capuche remue de droite à gauche, en l’air puis une porte qui semblait condamnée s’ouvre. Furtivement, Kestrel s’engouffre dans le bâtiment.

Le directeur est vieux mais droit comme un i. Rigoureux, il ne possède aucune empathie ou pitié envers les autres, étrange pour un patron d’une garderie d’enfants. Il est riche d’un passé mafieux noble, toutefois, il perd l’usage de ses jambes lors d’un fâcheux accident. M. Fognini est en permanence dans son bureau, il évite les enfants et leurs crie dessus dès qu’il en voit un. Grâce au peu qui lui reste de sa stature et de son influence, il réussit à maintenir son établissement ouvert malgré des conditions parfois sinistres. Kess a appris à le connaître durant ses années à l’internat, puis elle s’est débarrassée de toute émotion envers cet homme, car finalement il donne tout à son établissement mais n’aime pas les enfants. Il dort peu et est évidemment dans son bureau à cette heure-là en train de jouer aux échecs, Kestrel le sait. Le bureau se situe au rez-de-chaussée, il est décoré de manière sobre ; une table, des étagères métalliques, trois chaises, une plante bien entretenue et quelques cadres accrochés aux papiers peints délavés. Un coup bref retentit et la porte s’ouvre aussitôt, Kess n’a pas le temps cette fois d’attendre l’éternel « Entrez ».


-Ah, mon canard le plus rebelle…, dit le directeur assis derrière son bureau mi surpris, mi amusé.
-Ferme-la et regardes ça.

Kess, plus cassante que coutume, lui jette sur la table le bout de papier fatigué. Le vieil homme, intrigué par l’humeur de la jeune fille, prit délicatement l’objet.

-Et arrêtes avec ces canards, je ne suis plus une gamine qui a le déshonneur de vivre sous le même toit que toi.
-Non, ma chère Kess, toi, tu étais, es et seras toujours le canard noir de cet établissement. Qu’est-ce que cette chose…

Le directeur sort sa loupe et scrute le parchemin, comprenant la situation, il relève ses yeux sur une Kess au bord de l’explosion en train de tourner en rond dans la pièce. Comprenant à son tour qu’il a déchiffré la lettre, la blonde attrape le col de la chemise et tire dessus.

-Bon, maintenant tu me dis tout où je t’enfonce ta salope de loupe dans ton putain d’œsophage !

Elle se met à crier sans s’en apercevoir. M. Fognini, impavide, ne dit rien. Malgré son désintéressement pour les enfants, il sait que les orphelins agissent exagérément lorsque certaines choses sont évoquées, comme leurs parents par exemple. Kess oblige son corps à se détendre, lâche le directeur et s’assoit. Sa respiration reste saccadée.

-Tu vas laisser cette loupe là où elle est Kess, et tu vas m’écouter : je t’ai déjà tout dit. Et tu le sais très bien.
-Racontes moi encore. En détail.


Dans un soupir M. Fognini s’exécute.

-Le 17 mars 1992, vers 22h, alors que nous sommes dans mon bureau, ma gouvernante et moi entendons des pleurs d’enfant. Comme d’habitude, nous nous précipitons vers la porte d’entrée puis j’ouvre et sous le porche, nous voyons un landau avec un bébé ainsi qu’un petit mot dedans. Hélas, la rue était vide, nous sommes arrivés trop tard pour voir un quelconque lâche s’enfuir.

Tout en parlant, le directeur se lève, ouvre une étagère, fouille rapidement, sort le mot bien conservé et le tend à Kess qui s’en saisit avidement. Revoir une énième fois ce mot calme son esprit, qui en ce moment se tourmente d’émotions contradictoires. On y distingue une phrase en pattes de mouche griffonnée à la va-vite :

« Occupez-vous bien d’elle, merci.
Brown »


-Tu sais canard, il y a beaucoup de Brown dans Gotham…
-Je sais. J’ai cherché. Dans l’annuaire, internet, partout. Pas la moindre trace d’un monsieur Brown dans la cinquantaine qui habite Gotham.  
-Comptes-tu aller à cette adresse ?
-Je ne sais pas. C’est mince comme preuve.
-Ne recules pas face à la famille. Vas, retrouves-le et expliquez-vous tranquillement.
-Tran…quillement ?


C’est comme si Kess découvre le mot. Elle relève la tête, la penche sur le côté et regarde d’un œil vide le vieux. Ses sentiments se mixent les uns aux autres et elle ne les comprend pas.

-Ranges tes peurs et craintes, sois forte. Puis vas à cette adresse et dis ce que t’as envie de lui dire.
-…Qu’il m’a manqué ? Que tout est de sa faute ? Que c’est un lâche ?
-Oui.


Kestrel réfléchit aux paroles de son vieux tuteur.

Il n’a pas tort après tout, autant savoir la vérité et dire le fond de ma pensée. Au moins une fois, comme ça c’est fait.

-… J’y vais.
-Au revoir canard noir.


Le directeur voit partir son ancienne pensionnaire et il est fier, fier que Kess s’ouvre enfin à quelqu’un. Certes, ce n’est qu’un début, mais il vaut mieux quelque chose que rien.

Périphérie nord, Gotham City, 22h53, 05/03/2015.

J’y suis, Park Avenue. L’air est froid, les pare-brises sont gelés, la nuit qui s’installe pose un cadre de pénombre percé par de multiples lumières artificielles. Toutes tremblotent dans le noir, s’éteignent et se rallument derrière les fenêtres double vitrage des maisonnettes en briques rouges. Les pavillons se tiennent chaud en se collant les uns aux autres du mieux qu’ils peuvent, partageant parfois leurs jardins. Le trottoir est large et remplit d’hêtres alignés, de bancs, poubelles, boites postales et lampadaires qui agrémentent l’avenue. D’ici, numéro 151, cette rue me semble parfaitement calme et bourgeoise. Mais ça m’énerve encore plus, déjà qu’il m’est impossible de dormir depuis que ce bout de papier est en ma possession, voir dans quelle condition luxueuse peut vivre mon potentiel père est révoltant, répugnant. J’ai atrocement mal au ventre, le stress est monté brutalement à la vue de l’avenue. Je ne sais pas quoi faire, mon esprit me dit de continuer, de connaître et d’affronter la vérité. Mais mon cœur s’emballe dès que j’essaye de visualiser mon père, d’imaginer sa vie, de savoir les raisons de son abandon. Qu’est-ce qu’il a empêché d’élever sa fille alors qu’il sait être le seul parent ? Un handicap ? La peur ? La pitié ? Les larmes me montent aux yeux, une vague de compassion, d’amour emplit mon corps. Forte inspiration, petit hoquet, je remets une mèche blonde belliqueuse dans le rang. Je veux le prendre dans mes bras et qu’il m’aime comme je l’imagine. L’espoir d’avoir une famille renaît en moi, c’est un sentiment fort que je ne maîtrise pas et que j’ai toujours enfermé aussi loin que possible dans mon esprit. Aujourd’hui, toutes les émotions ressortent avec violence. L‘instinct prend les rênes et m’emmène loin de tout raisonnement, de toute logique.

Un pas après l’autre, je remonte la rue. Rien d’anormal, des familles regardent la télévision, de jeunes couples finissent de dîner. Enfin, le numéro 42 s’affiche. C’est une maison comme les autres, le temps a terni les briques et le jardin a mauvaise mine. Il y a un manque d’entretien flagrant. Une lumière brille à travers la fenêtre du rez-de-chaussée. Quelqu’un est là. Cela fait trente minutes que je ne me pose plus de questions. Je traverse l’avenue, ouvre le portail boisé du jardin et, dans une dernière inspiration courageuse, sonne à la porte d’entrée. Une sonnerie stridente retentit et à l’intérieur, une voix grave s’anime, des bruits de verre qu’on pousse, de choses qu’on change de place à la va vite, puis des pas martèlent le sol de plus en plus fort et une voix perce les murs.

-Mais bordel de merde qui vient me déranger à c’te heure-là, c’est pas possible ! Je vais lui foutre une raclée à ce demeuré…

La porte s’ouvre brusquement, d’un geste trop ferme. Alors apparaît un gaillard sur la cinquantaine bien bâti, large d’épaule, la mâchoire carrée possédant une barbe hirsute, et les yeux cachés par d’épais sourcils poivrés.

-… Qu’est c’qui vous prend de sonner chez moi sale… Oh bonsoir Mademois…elle. Tu t’es gourée d’adresse poupée, j’ai rien commandé moi ce soir, ah non non non. Hein que j’ai rien demandé moi…, et l’homme se retourne comme s’il parlait à une personne à l’intérieur,ah nan nan c’est bien ce que j’pensais j’ai rien commandé…, puis son visage s’illumine petit à petit sous le poids de l’idée qu’il vient d’avoir, … Mais si c’est offert par la maison alors là ! Hehe, on récompense la fidélité hein ? Aller aller entres, entres ma jolie, tu es nouvelle en plus je ne t’ai jamais vue ? Tiens installe toi par là le temps que je me prépare…

Sans décrocher un mot, cet homme au ventre rond qui pue l’alcool me fait entrer comme si j’étais une princesse. Il me dévisage avec envie, trépigne d’impatience. Il m’assoit dans le seul fauteuil propre avant de partir en titubant, se cognant par-ci par-là vers le premier étage. La pièce est exécrable, des bouteilles d’alcool vides ou pleines trainent partout, sur la moquette, sur la commode, sur la télévision, la table, les étagères. Pas la moindre trace d’une seconde personne dans le foyer. Entendant les escaliers qui grincent, je me lève et me déplace dans ce fouillis en cherchant des photos ou des lettres. D’après sa réaction, il croit que je suis une prostituée. Pas super comme perspicacité le bonhomme et ça en dit long sur ses habitudes. J’entrevois la cuisine, celle-ci est dans le même état que le salon avec des déchets en plus. Une petite odeur de poudre stagne, je regarde le plafond et vois des impacts de balle. Alors je réalise que cet homme est seul et abandonné de toute vie sociale. Je finis par trouver un album photo, je le feuillette à la sauvette et constate que ce sont des photos de guerre illustrant de jeunes mercenaires en mission. Mes questions reviennent plus fortes qu’avant, mes émotions me rattrapent, mais il faut que je les contienne encore. D’abord savoir s’il est mon père. Soudain, une lourde chute se fait sentir au-dessus de moi, je lâche rapidement l’album et vais me rasseoir. Alors, le cinquantenaire arrive en se frottant la tête avec une mallette grise à la main.

-Ouyouyoui, aie ouie ! J’suis tombé dans les escaliers, eh ben ça fait fichtrement mal, la vache !

Il pose la mallette sur la table en renversant deux trois bouteilles et tente de l’ouvrir, la tâche s’annonce compliquée vu comme il louche. Je décide de le questionner sans dévoiler mon identité tout de suite.

-M. Brown…
-Appelle-moi  Jack
, dit-il avec un grand sourire.
-Jack Brown ?
-Ouais c’est ça.
-Vous êtes seul ici ?
-Tu peux me tutoyer chérie. Ouais chui seul ici, ma femme m’a quitté y a de ça cinq ans. Depuis je survis avec mes économies. Et ma fille, cette pétasse s’est barrée comme ça ! Du jour au lendemain ! Sans aucune nouvelle ! Et elle ne m’envoie même pas d’argent pour que je puisse vivre décemment ! Si je la trouve celle-là…


Mon cœur s’accélère brusquement et mes joues s’enflamment. Le mot est lâché, il a une fille.

-Votre fille ?
-Ouais, une brunette ché même plus comment elle s’appelle… Madeleine, Mééaarjolaine, Ma…


Click ! La mallette s’ouvre enfin.

-Aaaah… Alors alors, bon les boules seront pour plus tard, le fouet, le fouet, indispensable hein poupée ? Je sais que vous raffolez toute de ça héhé. Ah, la cravate et les menottes. Parfait, on va commencer avec ça. Ah oui, t’es nouvelle alors ne panique pas, tiens, prends le revolver…

Jack me tend un revolver que je saisis. Il est plus lourd que je ne l’ai cru. Partant sur l’hypothèse que c’est un faux, j’écarquille les yeux quand je vois les munitions dans le barillet.

-… Bon alors, fais attention c’est un vrai. Moi j’aime bien l’ambiance cow-boy tu vois, alors quand on sera un peu plus avancé dans les préliminaires, tu vas tirer plusieurs fois vers le plafond, huehue. J’ai plus de voisins donc aucun problème… Tu sais tirer j’espère ?

J’acquiesce de la tête sans rien dire, je n’en reviens pas. Cet homme est bourré 24h/24, passe son temps devant la télévision ou dans un bar, et régulièrement, il se paye des prostituées pour des jeux SM. De surcroît, sa femme et sa fille disparaissent de sa vie et la seule chose qu’il trouve à dire est de critiquer sa fille dont il ne se souvient même plus du nom ! Dans mon cœur, le bouillon reprend de plus belle et augmente le risque de débordement. Je regrette d’être là, d’assister à la condescendance de mon géniteur. Comment a-t-il pu en arriver là ?
 
-Viens m’attacher poupée. Viens qu’on s’amuse tous les deux, mmmh ?

Il se met contre un tuyau apparent, noue la cravate à son cou puis au tube, il enchaîne avec les menottes, une anse à son poignet, l’autre au tuyau. Et il balance la clé à mes pieds.

-Garde-la où tu veux ma poupée. Et prends les cordes-là, j’aime pas avoir les mains libres.

Dans un effort exceptionnel où je rejette loin tout le dégout que j’ai pour cet homme, je saisis la corde dans la mallette, je m’approche et lui prend son poignet, fait un nœud solide et tire violemment pour la tendre en cherchant un endroit où la fixer. Jack pousse un cri de plaisir et tente de me mordre là où il peut. Cela me met hors de moi et je le gifle d’un revers de la main aussi fort que je peux.

-Ouh, je sens qu’on va bien s’entendre chérie. Rrrrrr ! Torture-moi ! Pose-moi des vilaines questions et prends le fouet ! Le fouet !

J’attache la corde à la poignée de la fenêtre et m’éloigne de Jack. Je ferme les yeux. Je tremble. Je suis en colère, j’ai envie de vomir, j’ai peur, les larmes me montent aux yeux, je suis dégouté, j’ai pitié de cet homme. J’hésite, j’hésite beaucoup à poser la question fatidique, car je ne sais pas comment sera ma réaction. Fognini m’a dit de discuter, et bien discutons. Il n’y a que la vérité qui blesse.

-Il y a 21 ans, dans les quartiers Est de Gotham, avez-vous abandonné votre fille sous le porche d’un orphelinat ?
-Hein ? C’est quoi cette question chérie ?
-Répondez !
-En fait, c’est bien le vouvoiement… Ca fait autoritaire, j’adore. Alors, y a 21 ans, tu dis ? C’est loin… il y a 21 ans… sous un porche… Ah oui, c’est vrai ! Avec la toxico ! C’était un bon coup, mais je l’ai engrossée. Pas de chance… T’es voyante ou quoi ?


Je me mords les lèvres, je tords mes doigts entre eux. Tous mes muscles sont contractés et ma respiration se saccade de plus en plus. Je réalise qui il est réellement.

-Quel était son nom ?
-Son nom ? A qui ? La toxico ou l’enfant ? De toute façon, je sais plus héhé.


Les larmes commencent à couler sur mes joues en feu mais je garde la voix ferme.

-Sa mère est morte juste après l’accouchement n’est-ce pas ?  
-Wow wow tu me fais flipper là, c’est quoi le délire ? Comment tu sais tout ça toi ?
Son expression change et il commence à paniquer réalisant qui est devant lui, Merde… T’es… ma… ? Meeerde… Attends détaches moi, on va discuter tran…  
                   
Alors, comprenant qu’il est bien mon père, j’explose.

-TA GUEULE !
-Nan, mais…
-La ferme connard ! Comment peux-tu encore parler ou même respirer après tout ce que t’as fait ?! Comment peux-tu avoir aussi peu d’honneur ?! Et autant d’égoïsme !


Jack, après le choc de la réalisation, retrouve ses habitudes sauvages.

-Eh p’tite conne, tu vas arrêter de parler et venir me détacher avant que j’te casse les deux jambes ! Tu t’es prise pour qui salope ! J‘vais te défoncer ! Toi et toute ta famille, connasse !
-Mais tu ES ma famille ! Pauvre débile…
-Putain qui t’as dit de l’ouvrir pétasse ?! Baisse les yeux et ne m’insultes pas ! Et qui t’as dit de venir, hein ?! C’est toi qui es venu comme une grande. C’est bien, bravo ! Et bah maintenant, TU-TE-CASSES ! C’est chez moi ici ! Qui t’invites hein ?!
-C’est toi qui m’as invité, toi qui t’es ligoté, toi qui m’as donné une arme chargée. Alors c’est toi qui vas la fermer…


Je pointe doucement le revolver, je savoure l’instant. Les deux mains sur la crosse, les yeux dans les yeux. Il panique, vocifère des ordres à tout va. Il est trop tard. Le guidon vers son front, je tire sans sourciller.

PAN !

-A…

PAN !

-Tout…

PAN !

-Jamais.

PAN ! PAN ! PAN !
Click, click, click, click.

Plus de balles. Le sang coule et se répand partout sur la moquette telle une épidémie sur la terre. Je m’effondre sur le sol, je pleure de tout mon soûl. Pourquoi fallait-il que mon père soit un homme si ignoble ? Si répugnant ? Si violent ? Si égoïste ? Je vais tous les tuer, ne plus m’arrêter et tuer le mal de ce monde. Je regarde le corps sans vie et plus aucune émotion n’emplit mon cœur. Je prends l’arme du crime puis je me dirige vers la cuisine. J’essuie le pistolet et le dépose sur le buffet. Mes yeux sont bouffis et encore pleins de larmes. Je ne me rends pas compte de mon acte. Tuer quelqu’un ? Non, j’ai tué mon père, un sombre salaud et rien d’autre, point. Il a tout gardé pour lui, rien partagé, il a oublié les siens ainsi que les autres pour ne faire profiter que lui. Je hais, je déteste ce genre d’individu égoïste, narcissique et mercantile. Cher Jack, va te faire foutre, cordialement, ta fille. Par ailleurs, il semble qu’il ait eu une autre fille d’après ses dires. Ce serait ma demi-sœur en quelque sorte, par contre je n’ai pas la force de la chercher, pas après cet événement éprouvant. Elle s’est barrée et je salue son choix, chapeau bas demi-sœur. Je décide de partir, car outre le cadavre dans le salon, cette maison est l’archétype de la vie de famille que je n’ai jamais eu et dont j’ai toujours rêvé et aujourd’hui, elle me donne la gerbe. En partant, je remarque dans l’entrée un cadre de photo et trois têtes. Je reconnais l’homme, c’est Jack, et il y a deux femmes dont une plus petite et brune au centre de l’image. Le père, la mère et la fille sans aucun doute. Je regarde au dos du cadre et j’y découvre trois prénoms : « Jack, Susanne et Mélanie ». Alors comme ça, tu t’appelles Mélanie. Des sirènes retentissent au loin, la réalité me rattrape. Je ferme la porte et cours vers de sinistres ruelles enfumées pour retrouver mon garage, atelier de bricolage et havre de paix.
   
Black Garage, 06/03/2015, 8h21.

Dans l’impossibilité de dormir, Kestrel continue son baroud d’honneur avec son passe-temps favori. Equipée de lunettes grossissantes, de batteries magnétiques, d’un fer à souder et de micro-vis, la bricoleuse peaufine un de ses équipements indispensables ; les lunettes infrarouges. Assise sur une chaise à roulette devant son établi, Kess se concentre penchée sur son travail de précision. Elle ne pense à rien d’autre qu’à la perfection de son objet. Son garage est assez vaste pour contenir deux grosses cylindrées, mais l’encombrement est tel qu’il ne reste qu’un chemin sillonnant à travers les trouvailles, les objets volés et autres créations. A la lumière de la lampe de table, Kess s’oublie dans l’électronique, un moment de tranquillité qu’elle apprécie particulièrement. Jamais dérangée, elle peut voguer à ses occupations sans courir le risque d’être interrompue dans ses réflexions. Souder, visser, peser, tester puis souder de nouveau. Elle enchaîne les manipulations sans voir l’heure défiler lorsque la sonnerie de son portable vient la déranger.
Dans un soupir désapprobateur, elle arrête ses gestes minutieux et se laisse aller contre le dossier de sa chaise et roule jusqu’à son téléphone posé non loin. Kess le saisit et inspecte le numéro affiché, c’est un numéro qu’elle connaît bien, même elle l’a attendu.


-Oui.
-Allô, canard noir ? Alors, c’est ton père ?
-Oui. C’était mon père.
-Il est mort ?
-Oui.
-


Kestrel ne s’en veut pas de l’avoir tué, alors, farouchement et avec fierté, elle décide de tout dire, de se confier.

-Oui, je l’ai tué. Ce n’était qu’un ivrogne obnubilé par ses plaisirs personnels, il ne méritait pas de vivre ! Je l’ai tué, j’ai vidé ce putain de chargeur sur lui et il a fermé sa gueule une bonne fois pour toute, il a arrêté de faire chier son monde une bonne fois pour toute.
-Très bien. Tu as fait ce qui devait être fait, point final. Je n’ai pas à te juger. Par contre, c’était tout de même ton père, sans lui, tu ne serais pas là.


Cet argument, Kestrel s’y est préparée et elle réplique au tac-o-tac :

-Sans moi, il serait encore là.
-Tu es énervée, n’est-ce pas ? En colère ?
-Je hais ce type, je hais toutes ces personnes qui ne pensent qu’à leurs nombrils. Qu’ils aillent au diable.
-Je sais ce que tu ressens, alors un conseil ; fait ce que t’as envie de faire car c’est là-dedans que tu seras la meilleure. Mais fait-le intelligemment.
-Tu me prends pour qui Fognini ? Je fais toujours attention, m’est-il déjà arrivé d’être pris ?
-Mmh, oui, en décembre 19…
-J’étais enfant, ça ne compte pas.
-D’accord, si tu le dis. Tu sais très bien que je te fais confiance. Toutefois, être intelligent ne veut pas seulement dire de ne pas se faire prendre, cela veut dire également de fructifier tes actions. Par exemple, tuer toute une bande de voyous ne suffit pas, derrière il faut prendre le contrôle de leurs trafics et imposer son style de négociation. Tu vois ce que je veux dire ? En plus de frapper ponctuellement, il faut agir dans le temps, c’est ça qui fait que tes actes se pérennisent et prennent du sens.
-Intéressant…
-Je te laisse réfléchir là-dessus, rappelle-moi quand tes idées seront claires. Et n’oublies pas de te reposer mon canard noir.


Biiip… Biiip…

Kestrel se perd dans les paroles du vieux à en oublier de raccrocher. L’exemple qu’il lui a cité est pertinent et l’idée sous-jacente également. Rendre ses actions pérennes à un double avantage ; asseoir sa notoriété et fructifier son business. Mais Kess ne se compare pas à un vulgaire bandit ni un mafieux, elle souhaite autre chose. Fructifier son business est bon pour les patrons, pas pour elle. Ce que Kess désire est une répartition plus juste des richesses, donc voler à ceux qui possèdent beaucoup pour redistribuer à ceux qui ont peu est un moyen de fructifier ses actions.
Après tout, pourquoi pas ?
Cette idée lui plaît, la flatte et lui redonne du baume au cœur. Elle pense à son enfance ratée à cause d’un simple et bête problème d’argent, puis à tous ces gosses qui continuent à être dans la même situation. Affalée sur sa chaise, Kess retrouve son calme intérieur et s’endort  sur cette note d’optimisme. Cette nuit, elle ne sort pas mais fait un rêve d’espoir qui l’emporte vers une vie de criminelle perspicace.
       




Vos Convictions ?

Kestrel est motivé par les inégalités économiques et sociales et ses passions. Dans un premier temps, son enfance et son adolescence lui ont montré à quel point les inégalités de richesse pouvaient détruire des vies entières. Ensuite, ses passions que sont les enquêtes et la mécanique l’ont poussé à croire en la science et pas la religion. Faire une découverte scientifique représente le Graal pour Kess. Toutefois, son esprit révolutionnaire et antisocial la pousse à pratiquer ses passions dans l’ombre, ce qui implique des vols et cambriolages. A sa manière, elle se bat pour les plus faibles, les oubliés et les opprimés de la société tel un Robin des bois des temps modernes profitant de ses compétences pour faire la justice. Kestrel hait toutes personnes égocentriques et narcissiques, elle ne les supporte tout simplement pas. Gagner sa vie, oui, gagner de l’argent, non.
Ne jamais se faire attraper est également une conviction sur laquelle elle est compte. C’est plus un défi de longue date qu’une idéologie ou un idéal. En effet, l’un des rares contacts qu’elle a eu avec les enfants de son orphelinat était le défi implicite entre tous de ne pas se faire attraper en flagrant délit, car cela signifiait le renvoi immédiat. Encore aujourd’hui, elle conserve cette règle qui, selon elle, s’adapte bien à la vie adulte.    




Quels genres de pratiques ?

Dans sa vie de tous les jours, Kess est une personne très fermée, peu encline à la discussion. De toute façon, elle n’a pas grand-chose à dire, car ses passions sont très spécifiques et difficiles à saisir pour un novice et ses occupations sont illégales donc pas divulguées.
L’infiltration et l’élimination silencieuse sont ses méthodes d’action. Discrète, elle se sert de ses gadgets pour prendre connaissance du terrain, essentiel pour toute infiltration réussie. Puis, elle élimine les gêneurs un par un grâce à des attaques par-derrière réalisées avec style et vitesse. Si Kess a le temps sur une mission, donc plusieurs mois, elle fabrique occasionnellement de petit robot primitif aux tâches limitées, mais qui lui font gagner en efficacité. Cela peut être la création d’une porte de sortie salvatrice ou le brouillage des communications sur un lieu, etc.
Quand elle tombe sur des types de personnes qu’elle déteste, elle ne les oublie jamais et prévoit toujours une nuit pour les éliminer sans aucune pitié. Une élimination en général  pratiquée à distance, sans échange de paroles.
Kestrel n’aime pas la torture, mais peut la pratiquer quand il le faut vraiment. Connaissant les techniques de la police (officielle ou pas) scientifique, elle évite de faire durer ses magouilles et quitte les lieux d’un crime rapidement.            




Vos Craintes et rejets

Kestrel a peur de ses émotions car elle ne les comprend pas. Son enfance était très rude et ne laissait pas de place aux sentiments d’amour, de compassion et de partage. Au contraire, savoir se débrouiller seul était le symbole de la survie. La crainte de voir et revoir quelqu’un trop souvent, elle rejette quasiment toute forme d’amitié. Indépendante, elle craint d’être dépendante de quelqu’un ou de quelque chose ainsi que d’être enfermée. De même, elle ne supporte pas l’autorité.




Des capacités hors du Commun

Gadget, gadget, gadget. Kestrel s’appuie sur ses compétences d’assembleuse, de mécanicienne et d’électronicienne pour se construire une ribambelle de petits outils pratiques pour les missions d’infiltration. Ses armes ont pour but de tuer dès le premier coup sans se faire repérer, comme le font très bien le sniper avec silencieux, le poignard ou le taser par exemple. De plus, elle aime améliorer son équipement et arrive à créer des munitions spéciales ou des gadgets à usage unique souvent élaborés avec soin. La dissimulation est également son credo, fumigène et camouflage sont des technologies qu’elle recherche assidument.

L’aptitude à obtenir à la suite de cette présentation serait quelques gadgets améliorables à chaque niveau (1,2,3…). C’est-à-dire qu’à chaque passage de niveau, je peux améliorer un ou plusieurs gadgets (selon la puissance de l’amélioration) déjà en ma possession. Et, si l’aptitude augmentée est gadget, il est possible d’ajouter un ou plusieurs nouveaux gadgets (selon leurs puissances). Pour être clair : lors d’un up de niveau où l’aptitude gadget est choisi, plus le gadget supplémentaire est puissant, moins il y a de chance pour intégrer d’autres gadgets supplémentaires au kit. A côté de cela, lors d’un up de n’importe quelle aptitude, les gadgets déjà présents peuvent être améliorés, toutes proportions gardées. Sur ce paragraphe, rien n’est sûre, la discussion est ouverte. Vous n’avez peut-être rien compris, c’est normal, excusez mes talents d’explication. Je trouve ce système pas mal. Si je me complique la vie, dites-le-moi s’il vous plaît.      




Des Points Forts & des Points Faibles

Kestrel excelle en mécanique, électronique et électricité. La fabrication d’objets à utilisation spécifique est son point fort. Sa logique implacable est accompagnée d’une imagination réaliste qui lui permet d’enquêter sur des activités opaques, des personnes peu scrupuleuses ou des meurtres. Trouver des indices, imaginer des scénarios et connecter des informations entre elles sont des points forts de sa personnalité.

A contrario, le contact et la communication, si ce n’est pas pour raison professionnelle, sont un point faible, car elle ne comprend pas la nécessité de devoir raconter sa vie à des individus qui font de même. De plus, elle est assez bordélique, ce qui peut l’amener à chercher un objet chez elle pendant des heures sans le trouver. De plus, elle ne comprend pas la subtilité de nombreux sentiments et émotions et peut donc paraître très abrupte quelquefois.




Et votre costume ?

Kestrel déteste être remarquée, ainsi, elle s’habille d’une tenue dite passe-partout : basket ou ballerine, jean, t-shirt et sweat-shirt ou blazer. Un manteau gris avec ceinture lorsque la température descend trop qui a tendance à la vieillir. Les robes sont bannies de ses accessoires quotidiens. Son maquillage est comme sa tenue ; sobre et discret.

Lors de ses sorties nocturnes, Kestrel porte une combinaison moulante intégrale souple et légère. La différence marquante est la mise en valeur de ses formes avec ce costume. Elle dispose de plusieurs combinaisons identiques sauf pour la couleur : une bleu marine et une noir et blanc. Très pratique, de nombreuses poches souples ou dures sont présentes sur son costume pour y intégrer des munitions ou des gadgets de petite taille. Son visage est habilement caché : sa chevelure blonde en queue-de-cheval la trahit, mais ses lunettes entourent en un cercle fin son crâne et camouflent ses yeux et ses oreilles. Ce qui permet ainsi de les relever et rabaisser comme bon lui semble tout en les gardant bien fixées à sa tête. Puis, un foulard respirant épouse la forme de ses joues et de son nez et tient fermement grâce à des accroches au niveau des lunettes. Le foulard descend jusqu’aux clavicules pour se mélanger à la combinaison.




Un petit mot pour la fin ? Le dernier détail sur votre personnage ?

kestrel peut être joviale comme n’importe qui, mais il faut être attentif car ses excès de jovialité sont brefs.




Et derrière l'écran ?


Pseudo : Black Canary
Sexe : Masculin
Âge : 22
Commentaire sur le forum ?

Très belles images et le côté « tout en noir » omniprésent sur le fofo donne une ambiance classe, on se croit dans un 4 étoiles. J’adore luxor.  





Dernière édition par Kestrel Brown le Mar 10 Mar - 12:19, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
♦ Messages : 253
♦ DCoins : 573

Feuille de personnage
Points de Puissance: 240
Liste des Aptitudes & Niveaux:
Ϟ White Widow Ϟ
MessageSujet: Re: Black Canary - Kestrel Brown   Mar 3 Mar - 0:03

Bienvenue parmi nous grande soeur !

Si jamais tu as des questions n'hésite pas à venir nous interpeller sur la cb ou par mp.
Bonne continuation pour ta fiche (beau portrait) et n'oublie pas, tu as 2 semaines "top chronos".

A bientôt.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
♦ Messages : 26
♦ DCoins : 80

Feuille de personnage
Points de Puissance: 125
Liste des Aptitudes & Niveaux:
MessageSujet: Re: Black Canary - Kestrel Brown   Mar 10 Mar - 21:28

Bonjour,

Je up ma prez Smile Passez un bon moment (j'espère !)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
♦ Messages : 37
♦ DCoins : 59

Feuille de personnage
Points de Puissance: 85
Liste des Aptitudes & Niveaux:
MessageSujet: Re: Black Canary - Kestrel Brown   Mar 10 Mar - 21:59

Validation

Commençons. wow. Un très beau personnage. J'ai un penchant pour les personnages torturés et le tient est tout bonnement génial. Tu as su reprendre une Black Canary différente, nous plongeant dans l'histoire d'une enfant jetée trop vite dans le malheur. Le Souvenir Marquant est je trouve très bien choisi, la mort du père. Tu as endurcit ce personnage grâce au père et c'est je trouve une très bonne idée. Puis le final : la découverte de la demi-soeur. Mraw.

Pour ce qui est du contenu, on est bon !

Niveau orthographe/syntaxe. Je n'ai pas remarqué de fautes qui m'ont sautées aux yeux, pas de tournures étranges. J'ai réussi à lire toute la présentation sans avoir à buguer sur une conjugaison ou autre.

Bref, pour conclure, j'ai été charmée par le personnage, l'histoire est bien ficellée, tout comme le reste.
Je te valide avec 85 PP !


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
♦ Messages : 253
♦ DCoins : 573

Feuille de personnage
Points de Puissance: 240
Liste des Aptitudes & Niveaux:
Ϟ White Widow Ϟ
MessageSujet: Re: Black Canary - Kestrel Brown   Mar 10 Mar - 23:24

Validation Prez

Me voici pour ta validation demi-soeur un peu timbrée.

Histoire:

Kestrel Brown est orpheline, car sa mère toxicomane et excessive est morte peu après l’accouchement. Puis son père la dépose dans un sinistre orphelina
=> Passé simple puis présent. Ca sonne bizarrement, problème de concordance.

son ange-gardien sombre dans l’alcoolisme jusqu’au renvoi définitif du pensionnaire.
=> du pensionnaire ? On comprend bien qu'il s'agit de la nourrice et non de Kess. Ca alourdit un peu la phrase.

Alors, elle établit ses quartiers
=> Elle établit alors ses quartiers. C'est un détail mais au début, ça met un poids à la phrase.

Jusqu’à ces 21 ans  => ses

Comme tu vois, pas beaucoup, et même peu d'erreurs à part deux ou trois qui auraient pu être évitées. Mais bon, nous ne sommes pas des machines.
J'aime beaucoup ton histoire surtout que tu t'inscris bien autour de celle de Melanie sans pour autant interférer avec elle. Ce qui est normal par le fait que tu aies été abandonnée dès la naissance.
Autre point plus que sympa, ton côté libertin. Pourquoi ? Ça fait écho avec Melanie qui est devenu anti-mec à cause du père et ce côté ressort chez toi d'une autre manière.
Les actions s'enchaînent bien, mais, il faut toujours un, mais, je te conseillerai d'aérer un peu plus ton texte. Le troisième paragraphe aurait mérité d'être coupé en deux.



Souvenir Marquant:

il est riche d’un passé mafieux noble, toutefois, il perd l’usage de ses jambes lors d’un fâcheux accident.
=> Il perdit l'usage. C'est passé, à moins qu'il les perde chaque jour Razz

Tout en parlant, le directeur se lève, ouvre une étagère
=> OH MY GOD ! Jésus est parmi nous !!!

c’est un numéro qu’elle connaît bien, même elle l’a attendu.
=> elle l'a même attendu

m’est-il déjà arrivé d’être pris 
=> prise

Bon... Autant dire que j'ai adoré. Tu lui as bien fait bouffer à ce connard de père. Il le méritait.
Trêve de plaisanterie, l'action est bien amenée, le souvenir parfaitement trouvé et malgré la longueur, on se laisse porter par l'histoire et on se prend au jeu. L'introspection sur le problème de Kess à assumer ses sentiments est cool et rajoute une profondeur au personnage. Son envie de retrouver sa famille qui se transforme en rage et en haine est bien ficelée aussi.
J'ai trouvé le père bien incarné aussi. Son côté alcoolo-salop-pervers-dégueulasse comme je m'y attendais. Le directeur de l'orphelinat est un bon mentor malgré son côté froid et distant. Quelque peu inquiétant et qui pourra se révéler utile lors de tes prochaines aventures. Autant dire que tu as su poser un bon background à ton personnage.


Le reste:

Là rien de plus à dire. Du classique, comme d'hab. Pas vraiment de décalage avec l'histoire et le souvenir. Sa passion de la mécanique et de la bidouille, comme tu dis, se retrouve dans les gadgets. Perso, j'ai tout à fait compris où tu voulais en venir. Mais bon, j'connais ton cerveau dérangé, mais les autres, j'en sais rien. Mais tu en rediscuteras avec eux avec ta Fiche Technique que tu peux entamer.
Une criminelle par erreur, qui fait le mal pour faire le bien. C'est toujours un bon départ.
Costume... rien à dire.
Les craintes qui font écho aux peurs, sympathiques.


Conclusion:

En conclusion... tu m'as bien surpris. J'avais un peu peur après avoir lu le 1er paragraphe de ton histoire. Mais au final, tu as réussi à tirer ton épingle du jeu avec la base "demi-sœurs" qu'on s'était fixé.
Comme tu vois, je n'ai pas relevé beaucoup de fautes. Elles sont, pour la plupart, surtout d'étourderies (le directeur privé de ses jambes, mais qui se lève par exemple).
A faire attention les prochaines fois.


La note:

Au final, je t'accorde 85 PP aussi.
Ce qui te valide à 85 PP
Good job. A très bientôt en jeu. N'oublie pas d'aller créer ta fiche technique avant toute chose pour expliquer ton méli-mélo des Gadgets !


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: Black Canary - Kestrel Brown   

Revenir en haut Aller en bas
 

Black Canary - Kestrel Brown

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
World's Finest :: Gestion du Personnage :: Présentations :: Présentations validées-