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World's Finest by Chris Egiziano on Grooveshark



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 Chute Libre

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MessageSujet: Chute Libre    Dim 8 Mar - 15:44

On dit souvent que l'on est toujours mieux chez soit. Et bah, vous savez quoi ? Ce n'est qu'une pure connerie. On est bien nul part. Maintenant, j'en suis persuadée, et même convaincue. Comment peut-on se sentir serein dans une telle atmosphère, dans un tel guet-apens ? Impossible, le stress nous colle à la peau, la peur nous prend par les entrailles et nous retourne comme une crêpe. Depuis mon retour à Gotham, je me sens suivie, épiée, chaque murmure, chaque ombre me donne des frissons. La peur au ventre et la parano ne font qu'empirer les choses. Comment ai-je pu croire que je réussirai ? Je ne suis rien, qu'un pion sur l'échiquier du mal, qu'une larbin comme les autres. Je voulais être la main, mais je ne suis, au final, qu'un mouchoir que l'on utilise pour se débarrasser d'un poids et que l'on jette tout de suite. Je ne suis pas plus importante qu'un point perdu au milieu d'une œuvre pointilliste. Je ne suis qu'une partie d'un tout qui me dépasse maintenant.

Il est tard, les honnêtes citoyens s'endorment. Le mal se réveille. Moi, j'en suis au crépuscule de ma vie. Je ne sais plus ce que je dois faire. Continuer mes manigances ou tout arrêter. Retourner à Métropolis et retrouver les bras de Rebecca ou continuer de dégringoler et perdre le contrôle. Pourrais-je vraiment mettre fin à mes combines, mes petites magouilles ? Je ne pense pas. Elles font partie de moi, ancrées dans mes gènes depuis ma naissance. Mon père était mauvais, je ne voulais pas lui ressembler, mais au final, suis-je en train de devenir comme lui ? Je n'espère pas.

Je dépasse plusieurs rues avant de m'engouffrer dans une ruelle sur la droite. Elle est sale, des poubelles trainent et une multitude de tags colorent le mur vieilli par le temps et la crasse. Au centre, trois marches menant à une porte éclairée par une faible lumière. Je toque cinq fois – Tac Tac... Toc... Tac Tac – quelques secondes s'écoulent avant que la porte s'entrouvre. Derrière la chainette, un mec baraqué me regarde mauvais.


-C'pour quoi ?
-J'viens voir l'patron.
-T'es qui.
-Badgirl.

Il referme la porte et je reste dans l'allée souillée par l'urine et les déchets. Je sens quelques gouttes frapper mon visage. Leur fraîcheur me fait du bien pendant cette épreuve et apaise légèrement le trac qui monte en moi de façon exponentielle.

-Rentre. Il t'attend dans son bureau.
-J'connais l'chemin.
-Mouais.

Dans les coulisses, j'entends la musique de la scène, c'est un jazz calme, piano, cuivre et batterie. Dans mon costume de nuit, je traverse la pièce des danseuses. Complètement hermétiques à mon passage, elles ne s'étonnent plus des personnes qui tracent leur route et avec lesquelles elles n'auront jamais à faire. Elles connaissent la règle : ce qui se passe dans le club, reste dans le club, sinon couïc. Je coupe par la régie avant de franchir la réserve et d'enfin arriver devant le fameux bureau. Deux coups sur la porte :

-Entrez. Tandis que j'ouvre le seuil de l'enfer sur Terre, j'ai une bouffée de chaleur et ma tête commence à tourner. J'le sens mal. -AAAh ! BadGirl ! Enfin. Je ne t'attendais plus.
-J'ai eu quelques soucis avec nos amis de Metropolis, Don.
-J'espère que cela ne contrarie pas mes plans. Tu sais que j'aime quand tout se passe sans accros.
-Oui Don et non, tout est en place. Les hommes ont déjà été affectés comme vous l'aviez prévu.
-Parfait ! Tout est parfait. Assis toi. Nous devons parler.

Je n'aime pas ça. Pourquoi veut-il discuter et qui est ce mec derrière lui ? Grand, musclé, chauve et black. Je n'arrive pas à voir son visage, il regarde la salle et ne me présente que son dos. Quelque chose cloche, je le sens. Falcone ouvre un tiroir de son bureau et en sort un petit appareil gris que je reconnais immédiatement. Bordel de merde ! Je me suis faite doublement doubler par cet enfoiré au Borsalino. Je savais que je ne pouvais pas lui faire confiance. J'en déduis que l'inconnu n'est pas là pour le plaisir. Je tente de me contrôler au mieux pour ne pas lui montrer mes émotions et laisser une chance à Falcone de prendre l'ascendant psychologique. Je peux y arriver, je vais y arriver.

-Oh, donc il vous a finalement envoyé l'enregistrement ?
-J'espère que tu as une bonne explication à me donner. Sinon mon ami Tango Down se fera un plaisir de s'occuper de toi.
-Humpf
-Oui, cet enregistrement est vrai. Oui, j'ai bien dit tout ce que vous avez pu entendre. Non, ce n'était que mensonges... Enfin plus ou moins.
-Explique-toi vite, je commence à perdre patience !
-La mafia de Métropolis est dirigée par un homme qui se fait appeler Mr Borsalino. Je ne le savais pas, du moins, avant qu'il ne me fasse rouer de coups. J'ai fait comme vous m'aviez dit : rassembler les "chefs de gang" pour trouver des hommes. J'ai pensé qu'il serait plus intéressant de prendre tout leur contrôle.
-Et me trahir ensuite.
-Tout de suite, la trahison... C'est d'un ennui. Sur la droite, une fenêtre donne sur la ruelle de tout à l'heure.
-Humpf ?
-Pourquoi trahir quand on aurait pu collaborer ? J'aurais eu Métropolis, vous auriez eu un pourcentage, comme ici. Mais l'autre s'est pointé. Et maintenant, il veut que je fasse l'agent double pour lui afin de prendre le contrôle de Gotham.
-Je ne te crois pas.
-Tant pis... Don Falcone et moi-même nous regardons dans les yeux, testant à qui flanchera le premier. Qui sera assez fort pour déceler le vrai du faux.
-Tant pis, c'est tout ? Tu sais ce que tu risques pas vrai ?
-Oui. Pourquoi argumenter sur une vérité que vous ne voulez pas croire.
-Tu es habile, mais ton manège ne prend pas avec moi.
-Et têtu en plus ? N'importe quoi.
-Tu oses te moquer de moi ?
-De vous non, de votre toutou non plus, de votre stupide aveuglement oui.
-Tais-toi !
-Non ! S'en est trop, et je laisse, par mégarde, éclater l'orage qui sommeillait en moi. -J'ai fait tout ce que je devais faire pour vous. J'ai pris les clichés de planques de Maroni ! Je vous ai débarrassée d'un rat ! J'ai ramené des hommes pour vous et je vous donne la vérité sur un plateau d'argent ! J'aurais pu m'enfuir ou ne jamais rentrer à Gotham ! Et vous me dîtes de me taire ? Aller vous faire foutre. J'en ai fini avec ce boulot de merde. J'me barre !
-Personne ne m'insulte ! Je suis le Boss ! Je suis Don Falcone !
-Et mon cul c'est du téflon ?.
-Tango ! Tue là !

Je vois l'homme se retourner et me regarder avec un grand sourire. Il est mastoc et semble connaître son affaire. Ses doigts pianotent le manche d'une arme blanche. Je crois que je n'ai pas le choix... Tout en me relevant, j'attrape le dossier de ma chaise et la fais tourner autour de moi pour finalement l'envoyer dans la fenêtre qui explose dans un gerbe de verre. Sans me protéger, contrairement aux deux autres, je saute par cette dernière et me réceptionne dans la ruelle par une roulade avant de m'enfuir à toutes jambes.

-Bordel qu'est-ce que j'ai foutu là-bas... J'étais dans la merde, maintenant, je me noie dedans.
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MessageSujet: Re: Chute Libre    Ven 13 Mar - 18:41


Black Garage :

Assise sur ma chaise, je regarde en face de moi, plongée en plein projet d’exécution. Tableau de chasse éclairé par la seule lampe de mon garage, un suspect en ligne de mire. Nicklas Doom, alias Tango Down, mercenaire et tueur à gages sans pitié au service depuis quelque temps de Don Falcone. Un belliqueux que je cherche à abattre depuis longtemps. Mais, il faut que je sois prudente sur ce coup. J’ai appris de source sûre, un orphelin, qui mendie dans le quartier le plus dominé par le baron de la mafia, que Tango Down est présent ce soir dans un club jazzy. Cela va faire la troisième fois que je tente de l’abattre, chaque fois l’opportunité est gâchée car l’angle de tir n’est pas bon ou la fuite n’est pas possible. Toutefois, en examinant le plan de la ville, le club est positionné de telles manières qu’un angle d’attaque est visible et évident. Si je me mets en place à l’autre bout de l’avenue, alors j’ai une vue imprenable sur la façade du bar. L’occasion est trop belle pour être gâchée, d’autant plus que l’immeuble est abandonné et le point de fuite est clair comme de l’eau de roche. Seule la distance pose un problème ; l’avenue s’allonge sur 1,5 kilomètre, beaucoup trop grande pour mon sniper. Ces conditions sont désavantageuses et périlleuses. Comme le dis souvent M. Fognini : « Qui ne tente rien n’a rien ». Dès maintenant, je me concentre pour le moment fatidique, pour tirer la balle qui le tuera net.

Aller, c’est parti, j’enfile ma tenue de nuit, accroche mon taser Ballista à mon avant-bras droit, range mes bombes fumigènes dans ma ceinture. Le sniper, démonté, repose gentiment dans un sac à dos prêt à partir, tout comme le robot grappin dans une autre sacoche. J’emporte mes deux gros ustensiles dans la Ford mustang, tourne la clé, démarre et ouvre la porte du garage. Focus, je m’en vais vers ma funeste mission nocturne somme toute banale.

Dans Gotham :

Je me gare à l’arrière du bâtiment identifié sur le plan. La rue est déserte, les lampadaires grésillent. Rien d’anormal, cette ruelle est un peu l’arrière-boutique des avenues qui la contournent. J’inspecte l’immeuble dans lequel je dois pénétrer, les fenêtres sont condamnées par des planches, ainsi que les portes au rez-de-chaussée. Toutefois, ce lieu a déjà été envahi par des squatters, car leurs traces d’effraction sont reconnaissables ; les planches d’une fenêtre non loin de ma voiture ne sont pas cloutées, mais juste posées les unes sur les autres.

Je remonte mon foulard jusqu’au nez, équipe mes lunettes, charge mon taser et emporte mon sniper hors de la voiture. Tranquillement, silencieusement, je me dirige vers la fenêtre en regardant tout autour de moi. Personne. Je pose mon sac et retire les poutres rapidement puis un coup d’œil infrarouge à l’intérieur du bâtiment, aucune source de chaleur. J’entre sans problème, désactive la vision nocturne tout en remettant quelques planches sur le rebord de l’entrée, histoire de camoufler un minimum ma présence. D’un pas pressé, je me rends au deuxième étage. Avec un sourire moqueur, je remarque que la façade de l’immeuble qui donne sur la grande avenue n’est pas condamné, au contraire, les vitres sont comme neuves et les rideaux encore là. Voici l’hypocrisie humaine ; drôle et arrangeante, pour moi bien sûr (ça m’évite de retirer des clous). Enfin, la place idéale se présente à moi, une fenêtre pile dans l’axe de l’avenue avec tout au bout les lumières et néons bleus du club de jazz. J’ouvre la fenêtre et laisse les rideaux fermés. Pas de vent, impec’. Pièce par pièce, j’installe mon sniper. Cinq kilogrammes, la bestiole. Finalement, je fixe la lunette, lève les caches-œil et met les cartouches dans le barillet. Un genou à terre, je tire délicatement le rideau, mais pas totalement, puis pointe le bout de mon arme à l’extérieur. Je ferme les yeux, me concentre sur ma respiration et la ralentit après deux trois longues expirations. Me sentant zen et détendue, je cale la crosse contre mon épaule et regarde à travers la lunette.

L’avenue est immense, même avec une vue grossissante, les passants se dévergondent dans les nombreux commerces, les quelques voitures roulent sans s’affoler. Les lampadaires illuminent les trottoirs avec leurs rayons jaunâtres. Tout va bien dans le meilleur des mondes. Je vise le club, droit en face de ma position, où je vois deux gorilles postés à l’entrée, une petite file d’attente de gens bien sapés et heureux de se rendre dans ce bar huppé. Le premier étage est beaucoup plus intéressant, je zoome au maximum pour entrevoir les mouvements derrière les fenêtres. La plus à gauche se meurt d’ennui, rien. Celle du milieu, pareil. Puis, la plus à droite s’anime. Je ne distingue pas ce qu’il s’y passe, mais des mouvements d’ombres cachent la lumière prouvant une présence. Soudain, la vitre explose en mille morceaux. Un objet plus lourd tombe, comme une chaise, suivi d’une personne, une femme. Et là, je le vois, dans l’embrasure de la fenêtre brisée : Tango Down fixant sa proie en fuite. Le zoom de ma lunette ne me permet plus de voir l’échappée, et de toute façon, j’ai déjà contracté mes muscles. Le point de viser en plein sur sa tête, je prends une grande inspiration et bloque. Je vise un, deux, trois, quatre, cinq mètres au-dessus de Tango puis, sans hésitation et le regard froid, appuie sur la gâchette.

BOOM !

La balle part à toute allure. Mon épaule recule violemment, mais ne dévie pas. Le bruit résonne dans toute l’avenue, un bruit assourdissant à la manière d’un gros pétard, s’amplifiant à cause de la cuvette formée par les buildings. La balle vole. La balle retombe et prend une trajectoire parfaitement oblique. Ce tir est précis, mais ne fait pas mouche, la balle rentre dans la pièce pour s’écraser contre le mur du fond. J’ai juste le temps de rabaisser mon arme pour voir un Tango effrayé qui se cache.

-Et merde !

Rapidement car maintenant, le temps est compté, je dézoome et dirige ma vue sur la rue. J’aperçois la femme en train de courir, et elle court vite. Cheveux blonds au vent, elle me dit vaguement quelque chose. D'après sa course effrénée, la sulfureuse masquée cherche à fuir le mercenaire. Cela me donne une idée pas loin de la sottise mais approximativement géniale ; se servir d'elle comme appât.

-Après tout, ça peut marcher, qui sait ?

Le temps file. J’accroche une bandoulière aux extrémités de mon sniper, le balance dans mon dos, récupère le sac vide et décampe à toute vitesse. Je dévale les escaliers, dégage d’un grand coup de pied les planches, saute et monte dans ma voiture. Faisant crisser les pneus, je démarre version fast and furious. Un coup de volant à gauche, puis encore à gauche et j’atterris sur la grande avenue, celle-ci est comme stoppée dans le temps, il n’y a plus aucun bruit après l’énorme retentissement. Alors, je vois ma demi-sœur plus très loin, j’accélère brusquement et arrive à sa portée. J'appuie sur la pédale de frein, baisse la vitre de la portière à ma droite et gueule sans plus attendre :

-Pose pas de question et monte tout de suite !

Souple et svelte, l'inconnue bondit dans la mustang. Sans plus attendre, je remets la gomme tandis que les sirènes de police s’entendent au loin. La fenêtre remonte automatiquement alors, je regarde la fugitive. Elle est essoufflée et m'observe d'un œil intriguée. Définitivement, ce que je vois de son visage me dit quelque chose, comme une ressemblance oubliée. Mais, elle doit servir d'appât. La position de mon arme fixée à mon avant-bras droit est mauvaise, toutefois, je charge le taser et tente de tirer sur la jeune femme.
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MessageSujet: Re: Chute Libre    Lun 16 Mar - 23:30

Plusieurs griffures picotent mon visage ainsi que mes poignets. En contre partie, j'ai réussi à mettre un peu de distance entre lui et moi mais, il ne va pas tarder à pointer le bout de son arme vers moi. Je tourne et m'engouffre dans la grande avenue adjacente. Les lampadaires m'éblouissent. Je redouble de vitesse, plus loin, je me trouve mieux je me porte. Je dois admettre ne pas être en confiance. La présence du buffle ne me dit rien de bon. Mais alors pas du tout. J'en ai la chair de poule pour tout vous dire. Et quel n'est pas mon étonnement lorsque, dans un grondement assourdissant, le bruit d'une arme lourde résonne entre les bâtiments. Croyant être visée, je m'emmêle les pieds dans les talons, bascule et tombe en avant. Dans une roulade semi-maîtrisée, je me redresse et continue ma course.

-Bordel de ...

Sans m'arrêter pour éviter la mort, je tente quand même un léger coup d'œil derrière l'épaule. L'homme est là, il court. Ou plutôt, il cavale. En pleine charge, ses bras synchronisés, ses impulsions sont plus fortes, plus longues, mieux gérées. Son visage crache des volutes de colère. Il veut ma peau et je le sens très bien d'ici. D'ailleurs, si je n'accélère pas, il va m'utiliser comme porte-monnaie.

-C'est quoi encore ce truc !

Face à moi, une voiture sombre, certainement une Ford, fonce vers moi à vive allure. L'autre dans le dos, le bolide en face. Mais qu'ai-je fait au bon dieu pour mériter tout ça ? Obligé de m'arrêter, la voiture dérape et la vitre s'ouvre directement. Une voix me cri de monter. Pas la peine de le répéter, j'vais pas me faire prier deux fois. Les mains sur le toit de la voiture, je bondis sur place et me faufile à l'intérieur à la place du mort. Le crissement de pneus reprend quelques secondes avant que la voiture ne continue son chemin loin du mercenaire et de la flicaille.
Il s'en est fallu de peu. Je regarde la conductrice, je n'aime pas ça et reste aux aguets. Comment savait-elle que j'avais besoin d'aide ? D'où sort-elle ? Qui est-elle ? Trop de questions sans réponse.


-Bordel de...

L'inconnue essaye de me taser la gueule avec un appareil inconnu à mon actif. L'antenne électrisé remonte vers mon visage mais, du dos de la main droite, je dévie son attaque et attrape son avant-bras de l'autre que je bloque contre le panneau de bord. Mes doigts se crispent sur eux mêmes et montent au niveau de sa mâchoire.

-Regarde la route et ne t'arrêtes pas. Encore un mouvement suspect et j't'obligerais à bouffer de la soupe jusqu'à noël prochain.

Je laisse un silence et ressers ma prise.

-Maintenant, tu me dis ce que tu me veux et qui tu es.
-POLICE ! VEUILLEZ ARRÊTER VOTRE VEHICULE SUR LE CHAMP !
-Bordel de...
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MessageSujet: Re: Chute Libre    Mar 17 Mar - 0:44



En moins de deux, je me retrouve dominée par une inconnue dans ma propre voiture et la police au cul. Situation plus que contraignante oblige, j'obéis et écrase l'accélérateur. J'esquive quelques véhicules puis m'engage dans une autre rue. La vitesse se fait sentir, de plus en plus collée à mon siège j'entends et vois les sirènes bleues et rouges toujours aussi proches. Focus sur la route, je continues les embardées à travers la ville, mais la course poursuite perdure. On s'enlise, ça sent pas bon. Alors, il me vient une idée à laquelle j'aurais dû penser plus tôt. Je jette un coup d'œil à la mystérieuse inconnue, elle ne le montre pas mais, ses yeux la trahissent, elle panique tout comme moi. Alors, je prends l'initiative :  

-Si tu ne veux pas me donner de la soupe jusqu'à noël derrière les barreaux, va falloir que tu prennes le volant et moi mon fusil.

Durant un moment d'accalmie, je baisse mon siège. Allongée, je lâche le volant et me glisse sur la banquette arrière où je retrouve mon sniper. La demoiselle semble avoir compris mon intention et redresse le dossier, de toute façon, nous n'avons pas trop le choix. J'expulse la cartouche utilisée tout à l'heure et, d'un coup de crosse, casse la vitre arrière. A genoux, je m'installe le plus confortablement possible et me cale pour un premier tir. Les voitures de la flicaille sont au nombre de trois, du moins pour les visibles. Phares dans la nuit, les policiers sont faciles à distinguer dans leurs véhicules de fanfare. Leurs pare-brises possèdent sûrement un renforcement, mais ils ne pourront pas résister à la puissance d'un sniper.

BOOM !

Le coup pare, mon épaule aussi. L'instabilité de ma position rende la précision difficile, c'est pourquoi le tir rate et part au-dessus de la carrosserie. Légèrement frustrée, je recharge et pense au prochain tir. Concentration, précision.

BOOM !

Net et direct. Le conducteur s'avachit tandis que la voiture dévie et s'envole en s'entrechoquant contre une mercedes noir. Assez fier de moi, je recharge comme une pro. Je reprends ma posture, genoux écartés, buste penchée. Je bloque ma respiration. Le deuxième véhicule de police effectue une embardée pour esquiver le chaos de l'accident, j'en profite et tire.

BOOM !

Pneu crevé, ils perdent de la vitesse et sont hors course. Plus qu'une. Je me retourne pour constater que ma collègue d'une nuit se débrouille à la perfection avec un volant. Rien à dire, je me cale de nouveau pour ma dernière balle. Désormais, la dernière voiture est loin mais suit toujours. Après un virage serré, je calibre la lunette à l'endroit d'où devrait surgir la poiscaille. Et en effet, la voiture arrive pile dans mon viseur.

BOOM !

La balle explose le pare-brise puis ricoche plusieurs fois dans la voiture, blessant par chance le conducteur. La voiture ralentit, puis s'arrête. Je recharge et décide de m'adresser à mon chauffeur.

-Encore quelques virages et on les aura semé.

Soudain, il me vient à l'esprit que cette femme a la capacité de me tuer. Une envie prodigieuse de sauter par-dessus bord monte en moi. Toutefois, sans expliquer pourquoi, mon instinct me dit de rester. Ces formes, ce visage, cette chevelure. Quelque chose de familier ressort d'elle mais je ne sais pas ce que c'est, je n'arrive pas à mettre le doigt dessus. Dans la nuit sombre de Gotham, les gyrophares se font manger par l'obscurité et mes interrogations oblitèrent ma conscience.  
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MessageSujet: Re: Chute Libre    Mar 17 Mar - 19:54


La pédale enfoncée au maximum, je zigzague entre les voitures. Parfois obligée de passer à contre-sens, j'esquive tant bien que mal les obstacles. Et je dois dire que j'assure comme une pro. Bon... Okay, ya bien eu quelques poubelles explosées sur notre passage, mais bon, ça ne compte pas. C'est de l'ordre du superflu. L'inconnue, sur la banquette arrière tir. C'était elle, il n'y a pas de doute possible. C'était bien elle qui a tiré lors de ma fuite contre Tango Down. Je ne sais pas quoi penser d'elle. Un ange-gardien ? Non, je n'ai jamais eu autant de chance et je ne pense pas qu'il puisse changer comme cela sans prévenir. Elle m'indique qu'on va bientôt les semer, je ralentis progressivement la cadence pour, à la fois, prendre de la distance et me fondre petit à petit dans la masse.

Gauche, droite, tout droit, gauche, encore à gauche et droite. On s'arrête dans une petite rue anodine. Personne aux alentours. J'arrache les clefs et les fourre dans ma poche avant de sortir. Je l'attends de pied ferme. Qui qu'elle soit, je ne sais pas ce qu'elle me veut, mais je vais le découvrir. Elle descend laissant son arme de destruction précise à l'intérieur. À son bras, je découvre enfin l'objet avec lequel elle a essayé de me la mettre à l'envers. Par réflexe et précaution, je dévoile mes mains dont l'une est maintenant chargée de ma barre métallique.


-Tu te débrouilles pas trop mal en tireuse, mais ça ne m'empêchera pas de te faire bouffer de la soupe. J'te laisse deux possibilités, tu me dis qui tu es et ce que tu me veux tout de suite, ou je m'arrangerai pour qu'on ne t'entende plus parler.

Toute cette adrénaline m'a donnée chaud. Je descends donc mon masque pour mieux respirer et me rafraichir le visage.
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MessageSujet: Re: Chute Libre    Mer 18 Mar - 19:30



Oh putain...

J'écarquille les yeux. Mélanie ? Mon esprit chavire. Pendant un instant, je tombe des nues. Ainsi, la jeune journaliste, que j'ai entrevu il y a deux ans, est face à moi prêt à se battre, à mater une inconnue, moi. Ainsi, ma demi-sœur chasse la nuit et mange le jour. Comme moi. Quoique, son identité maintenant dévoilée, cela ne m'avance pas sur sa fuite. Bien au contraire, alors que je croyais l'avoir cernée depuis plusieurs années, elle revient sous la forme d'une énigme à la peau neuve, imprévisible. Pourquoi s'est-elle enfuit ? Est-ce une justicière ou une criminelle ? Est-elle poursuivie ? Quelles sont ses capacités ? Travaille-t-elle avec quelqu'un ? Un flot d'interrogations me submerge et ma béatitude laisse place au doute. Le doute me rend précautionneuse, Mélanie ne sait pas qui je suis. Je dois désamorcer la situation, calmer le jeu. Puis une pensée simple fait surface, bête et pas méchante : ma demi-sœur est sûrement plus forte que moi alors que je suis son ainée. Je souris, sans le vouloir je lâche un petit hoquet d'amusement.

Sentant son agacement et la menace de son arme, je lève doucement mes bras en l'air en restant muette. En essayant d'adopter un regard de soumission accompagné de gestes délicats, je désactive puis retire mon taser de mon avant-bras pour le balancer dans la voiture. Tranquillement, je baisse mon masque et respire goulument une bouffée d'air froid. Enquêtrice de nature, je commence par le superflus.

-Je m'appelle Black Canary. Si ce soir je t'ai plus ou moins sauvée la vie, c'est parce que je voulais tuer Tango. Si je t'ai récupérée après, c'était pour que tu me serves d'appât, la voyant tilter je lève un index, tu remarqueras l'utilisation du passé. De toute façon je ne suis plus en position de force maintenant... , je la regarde dans les yeux, et toi ? Tu as fait foirer tous mes plans tu sais, alors j'ai le droit à des réponses aussi, que faisais-tu là-bas ?

Mon ton est très calme, sans agressivité. Peut-être qu'elle me répondra. Mais, j'en doute. Tout ce que j'espère, et je prie pour ça, est qu'elle ne détale pas comme un lapin.
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MessageSujet: Re: Chute Libre    Jeu 19 Mar - 19:48

J'ai les nerfs. Pour qui elle se prend ? De l'aide miraculeuse, elle devient agresseuse puis aide non-négligeable et maintenant elle veut des réponses ? Mais c'est quoi son problème à elle ? Comme si le fait de déposer ses armes allait m'empêcher de lui foutre une raclée. Et puis, si ses plans ont échoués à cause de moi... J'en ai strictement rien à carrer.

-T'essayes de me taser et tu voudrais des réponses ? J'te remercie de m'avoir "aidé" mais ne compte pas faire amie-amie avec moi. Tu voulais m'utiliser comme appât, j'te signale. Alors pourquoi j'te ferais confiance hein ? Tu peux me dire pourquoi ? À ce que je sache, connaître mon identité ne t'apprendra rien. Pas plus que connaître mes buts et objectifs. D'ailleurs, si je voulais, je pourrais t'utiliser Toi comme appât vu que... Comme tu viens d'le dire à très juste titre : tu n'es pas en position de force.

Alors dis-moi juste une chose, pour quelle raison, je ne t'exploserai pas tout de suite la gueule avant de partir dans ta superbe voiture. J'en ai pas besoin de beaucoup. Une seule me suffirait. Mais sache avant toute chose, en fonction de ta réponse, les conséquences pourraient grandement varier.


Je la vois se mordre la lèvre et hésiter à répondre. Qu'est-ce qui lui prend ? Elle trouve pas de bonnes réponses ou bien a-t-elle peur de la dire ? Bon... j'vais peut-être l'aider.

-Tu m'as l'air coincée, j'vais t'aider un peu. J'travaillais pour Don Falcone mais j'ai pris congé dans une atmosphère quelque peu tendue. En gros voilà, mais c'est plus compliqué en réalité. Et toi ? Qu'est-ce qui t'arrive ? T'as une gastro ?
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MessageSujet: Re: Chute Libre    Sam 21 Mar - 19:34


-Oh... Don Falcone...

Cette information me fait ni chaud ni froid. Je suis nul. Pourquoi avoir posé cette stupide question ? En fait, je retarde le moment de vérité. Tu es ma demi-soeur, j'ai tué ton père qui est également le mien. C'est simple, rapide et pourtant, aucun son ne sort de ma bouche. Est-ce que je dois le dire ? Après tout, elle vit bien sans ça, et moi aussi, pourquoi dois-je le lui dire ? Non, il le faut, c'est tout. C'est la réalité, c'est le lien du sang.

-Je... En fait...

Comme une enfant qui a fait une bêtise, je regarde le sol et bafouille. Cette situation m'énerve, je veux partir en courant loin, très loin. Fuir cette personne et son histoire alambiquée, fuir ma propre histoire. Mais, comme un poteau, je ne bouge pas. S'égosillant au fond de moi, la haine se libère de ses chaînes. Alors, je m'avance en levant les yeux droit dans les siens. Sa fureur est la mienne. L'ivresse de la rencontre et de la poursuite enflamme mon corps. Et après tout, pourquoi je ne lui dis pas ? Ma devise est : "Qui ne tente rien, n'a rien". C'est un pari sur la vie, c'est un pari pour la vie.

-Mélanie, je suis Kestrel Brown, ta demi-sœur. Je... j'ai vécu dans un orphelinat... parce que ma mère est morte et notre père m'a abandonné là-bas.

Enfin, c'est sorti. Toutefois, cela me semble léger une fois dit, va-t-elle me croire ? Non, il faut rajouter du contenu, de la fougue.

-J'ai vidé un chargeur de Colt Anaconda calibre 8 mm dans sa gueule. Il s'en est pas remis. Ça va faire deux ans maintenant.

Je suis fière de lui annoncer le décès de notre parent commun. Hargne et véhémence, tel est mon souvenir de cet instant purgatoire. En même temps, je ressens comme une honte montée en moi car le seul point que nous avons en commun est mort de mes mains. Mes émotions se mélangent, je n'arrive plus à les déchiffrer. Farouche, puis couardise, tout s'enchaîne sans logique apparente. La haine s'est libérée et la vérité se charge de la remettre en cage en m'enveloppant d'une couche de froid. La chaleur de l'ivresse s'estompe. Après avoir lâché cette bombe, je me retourne ne sachant plus quoi faire. Perdue, je me recroqueville sur le capot de la voiture en position d'œuf. Avec anxiété, j'attend une réaction de ma frangine. En avant, en arrière. En avant, en arrière. Se balancer fait du bien mais ne résout pas les dilemmes mentaux dont je suis en proie. Je n'ai jamais eu de famille, jamais eu de mère, de père, de frère, de sœur.  
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MessageSujet: Re: Chute Libre    Mer 25 Mar - 15:15


-Tu... T'es sérieuse ?! Tu m'prends vraiment pour une conne. ... Bon. Monte et Boucle la. On va aller vérifier ça.

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Melanie Brown
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MessageSujet: Re: Chute Libre    

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Chute Libre

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