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World's Finest by Chris Egiziano on Grooveshark



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 Parfois, les miracles ont un nom. [Libre]

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MessageSujet: Parfois, les miracles ont un nom. [Libre]   Sam 14 Mar - 23:54

J'ai mon diplôme depuis peu de temps, en accord avec mes parents, j'ai le droit d'attendre un peu avant de trouver du travail. Il faut dire que j'ai encore moins vu la lumière du soleil qu'habituellement avec les périodes d'examen... M'enfin bon, être second n'est pas un drame, même si j'avoue qu'avoir raté le statut de major de promotion à une poignée de points est vexant. Un peu de repos, je vais prendre l'air même s'il est tôt, sans plus. Les rayons du soleil me piquent les yeux, il fait beau, si beau que ça invite à rester dehors.

"Hé Alexander ?! Tu viens avec nous ?"
"Je vais marcher un peu Cassidy."

Un petit sourire, je laisse mes grandes sœurs partir en voiture. Felicity et Harmony avec elle haussent les épaules et ne cherchent pas plus que cela à comprendre. Je ne déprime pas, si c'était le cas, elles me seraient tombées dessus à bras raccourci pour me forcer à faire un truc ensemble... Les grandes sœurs sont des créatures avec un instinct monstrueux pour ça, elles en tout cas le sont. Je marche, encore et encore si bien que pour midi alors que mon ventre cri famine, je suis au bord du quartier commerçant et prend un truc à grignoter à un marchant itinérant.

Je mange tranquillement, je prends bien mon temps et j'en reprends du coup, j'ai bien dû passer un quart d'heure au même endroit. Du coup, le petit qui reste droit comme un I avec personne autour m'intrigue, j'observe le vendeur et à sa tête, je me dis qu'il pense à la même chose que moi. Du coup, je lui prends un autre de ses encas rempli de mauvais gras et m'approche du petit sans grande conviction en soufflant.

"Tu fais un stage de pot de fleurs ou quoi petit ?"
"Ma maman elle ma dit qui faut pas que j'parle aux étrangers."
"Ok... Pourquoi me réponds-tu alors ?"
"Heu..."
"Oublis, elle est où ?"

Il pointe du doigt une banque proche, sérieusement qui laisse son gosse dehors sans surveillance ? Je lui donne le truc que j'ai en main à grignoter par principe, lui prends la main et vais à l'intérieur avec l'intention de remonter sérieusement les bretelles à cette inconsciente. Enfin, ça, c'était le plan de base, sauf que le problème c'est que...

"Bouge pas !"

Un braquage en plein jour, à midi tapante ?! Vous êtes sérieux... Le problème, c'est qu'avec un canon sur la tempe moi, je suis plus du genre à serrer les genoux et à avoir grave la flip dans l'immédiat et c'est très mauvais signe. Je ne me dis pas que ce sont des idiots et des bras cassés à ce niveau, mais plutôt que je n'ai pas envie de mourir, vous voyez non ? Un mec qui a du métier, verrait tout de suite que le malfrat à mes côtés a pris une bonne dose de stupéfiant et que l'autre cinglé plus loin qui bave ne va pas être d'un calme olympien au moindre problème. Mais moi, je me dis juste que faire ce qu'il me dit va me garder en vie, enfin surement.

"Je vais obéir, du calme."

Bon, je ne comptais pas faire de vague, mais le problème c'est que le gamin que je tiens par la main à la trouille et viens d'essayer de partir en courant vers sa mère. Comme le garçon est agile et tout petit, il échappe de peu au coup de crosse et mon sang ne fait qu'un tour quand j'entends le bruit caractéristique du rechargement d'un fusil à pompe. Enfin je dis ça, c'est surtout que j'ai entendu ce bruit souvent à la télévision quoi. Bref, j'étais déjà bien stressée, maintenant, vu que je suis plus ou moins entre le gamin et le tireur et qu'un pompe ça a plutôt tendance à ne pas faire dans la délicatesse... Je suis en danger de mort, j'ai beau essayer de me calmer l'action est fulgurante alors que la douleur me lacère le corps dans une scène pas forcement belle à voir.

"Oh putain ?!"

Monsieur psychotrope à une grosse coupure qui va du coude à l'épaule. Son réflexe, en voyant un mec comme moi, avec des cristaux rouge sang sortir de partout comme un porc-épic, c'est de presser la gâchette. Sans les cristaux, je serais mort où au moins je n'aurais plus de bras. Au final, j'ai juste une bonne charge de chevrotine dans l'épaule, sans parler de la puissance de l'impact produit par l'arme. Du coup forcement, je m'écroule au sol en crachant du sang, avec des morceaux de cristaux brisés un peu partout accompagné d'une symphonie de cris d'horreur. Il faudrait un miracle pour que je m'en sorte sans trop de casse. Parfois, les miracles ont un nom

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MessageSujet: Re: Parfois, les miracles ont un nom. [Libre]   Lun 16 Mar - 20:11


Ville de merde... On peut même pas aller retirer des sous comme une personne honnête dans cette ville. Même en plein jour maintenant. Y a vraiment des abrutis à tous les coins de rue. Depuis combien d'années un braquage ne s'est pas fait en plein jour ? Y a bien une raison à cela. Et eux, avec leurs yeux dilatés et puant la paranoïa, ils n'y pensent pas. À mon avis, ils ne savent même plus ce que réfléchir veut dire. Mais bon, je suis madame tout le monde à cette heure si de la journée. Alors je me couche à plat ventre, mains sur la tête et je regarde dans le vide en attendant que ça passe. Du moment qu'ils ne touchent pas à mon pognon, tout va bien et ce n'est pas mon problème.

Et merde, je devrais plutôt dire : ce n'était pas mon problème. Deux mecs, un gamin et l'autre de mon âge, entrent dans la banque, la bouche en cul de poule, main dans la main, comme s'il était noël et que la banque distribuait des cadeaux. Alors forcement, ça tourne mal. Le gamin s'enfuit, le jeune se trans... QUOI ?! Mais c'est quoi ce truc ! Un machin rouge solide comme ... Du cristal, oui, on dirait bien du cristal, transperce sa peau de part en part et vient frapper le braqueur. Réflexe, il tire dans le tas. La chose tombe au sol.

Les deux se regardent avec bêtise.

-Fre.. Freddy !
-'Tain ! Dis pas mon nom John !
-Dis pas l'mien non plus !
-T'as vu c'monstre gros ?
-Ou.. Ouais... C'tait quoi ?
-J'sais pas mec !

Qu'est-ce qu'ils m'énervent... Ce sont certainement les pires braqueurs de banque que le monde ait connue. Ils ont oublié l'argent, les otages, le compte-à-rebours. D'accord, y a de quoi être surpris. Mais quand même en plus il n'a même pas rechargé ! Faut que quelqu'un arrête cette mauvaise comédie. Discrètement, je me glisse sur le sol carrelé de la succursale et me rapproche des malfrats. En face, un homme me voit. Il semble connaître son affaire aussi et se rapproche. À la limite du raisonnable, on se fait un signe de tête et on bondit sur les deux idiots. Je frappe à l'arrière du genou de celui qui me tourne le dos. Il descend de quelques centimètres, assez pour lui faire tâter de mon coude. Il s'écroule et tombe au sol mais pas out. Son arme est pointée vers moi. Je ferme les yeux, la détonation part.
Je ne sens rien, pas même les milliers de piqûres à travers mon corps, ni mon sang s'exfiltrer. J'ouvre un œil et découvre le cadavre de ma cible devant moi. Plusieurs trous rougissent son ventre. L'homme à ma droite me regarde, les yeux grands ouverts. Il pose l'arme, légèrement tremblant. La sienne, sa cible, est complètement k.o. Certainement un militaire à la vue de sa coupe et de sa stature. Encore jeune, c'est surement la première fois qu'il tire sur quelqu'un.

-merci. Murmure-je à peine. Il... Il faut une ambulance.

Tandis que le jeune homme sort son téléphone, mon attention se reporte aussitôt sur la chose. Je m'approche doucement. Je ressens plus de peur qu'autre chose. Quelques cristaux rouges transpercent encore son corps. J'avais cru en voir plus. La surprise et l'adrénaline ont, à coup sûr, altéré ma vision de la scène. Son épaule est touchée, mais pas gravement, ni létalement. Enfin, je crois, je ne suis pas docteur. Avec les mains, j'appuie sur sa blessure. Un frisson me parcourt le corps et me donne la chair de poule. Je sens des morceaux durs sous mes doigts. Ces choses sorties de nul part.

-Tu vas t'en sortir. Mais... T'es qui bordel ?! Et c'était quoi ce truc ?

Je laisse un temps avant de lui demander.

-Tu veux partir d'ici avant l'arrivée des flicards ? J'comprendrais.

Après tout, moi aussi, j'ai des choses à cacher. Je ne sais pas pourquoi, mais son état ne me choque pas. Elle me fait m'interroger sur ce que je sais où non. Un souvenir me revient, ma morsure chez la WLF mais, il est vite oublié face à la réalité.


Dernière édition par Melanie Brown le Mar 17 Mar - 18:31, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Parfois, les miracles ont un nom. [Libre]   Mar 17 Mar - 1:29

Je ne sais pas s'ils sont bons, mauvais... Je sais juste qu'il y en a un qui est mort et l'autre qui est maintenant inconscient. Le bien et le mal, tout s'embrouille dans ma caboche. Je sais qu'une chose, je vais bien, les otages aussi de toute évidence. Je me concentre, encore et encore alors que les cristaux rouges se propagent.

"Plus de danger."

Ce n'est pas une question, je me persuade de ce fais. Dans un sens, je ne pouvais pas garder cela secret éternellement, mais bordel ! Pas au milieu d'une banque ! Des caméras de sécurités, des témoins et un mort... Je commence à suer, alors que mon corps lui se fait perforer. Partir, oui partir, le danger est ici maintenant. Est-ce la chance ? Je ne sais pas, mais ils retournent en moi comme un cauchemar qui s'efface au petit matin. Je l'ai échappé belle et je ne parle pas que du coup de fusil. Ils auraient pu me refaire la plaisanterie de m'enfermer dans un cocon. Qu'elle différencie ? Elle est là. C'est idiot, mais le fait de voir une personne qui semble s'inquiéter au mieux, peut-être pas autant, m'aide à me recentrer.

"Je... je ne le contrôles pas."

Déjà au loin les sirènes chantent et ce ne sont pas celles qui ont le mérite de nous charmer. Je me tiens l'épaule, ensanglantée, je dois avoir encore des morceaux de plomb dedans, et je la regarde en même temps dans le blanc des yeux. Si j'étais optimiste, je me dirais qu'avec un peu de chance, mon vêtement ma capuche a dissimuler assez mes traits pour m'assurer un minimum d'anonymat. Mais ce n'est pas le moment d'y penser, je suis à la recherche d'un lieu pour me cacher. Le parc ? Aucune chance, mais peut-être qu'elle aura une idée ? D'ailleurs si c'est le cas, en parole ou en acte, je suivrai son idée. Pourquoi ? Je ne suis pas vraiment en état de réfléchir et je pense avoir des raisons justifiables d'avoir autre chose en tête.

"Je... Je ne sais pas. Oui, je dois partir. Mais pour aller où ?"

Il faut être réaliste, pourquoi m'aiderait-elle ? Je ferais mieux de trouver une direction dans laquelle courir et espérer que je retrouverai mes esprits entre-temps.

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Parfois, les miracles ont un nom. [Libre]   Mar 17 Mar - 19:27

Je vois, à l'œil nu, les cristaux se résorber pour finalement disparaître sous sa peau. Émergés de nul part, ils retournent dans l'éther. Qui est ce garçon, d'où vient-il, que fait-il ici ? Je ne le sais pas mais j'aimerais le savoir. Au plus profond de moi, je peux sentir ce sentiment de curiosité mêlé à de la convoitise s'étendre. Malgré le terrible choc qu'il vient de prendre, il se tient l'épaule et saigne peu. Tout autre homme aurait déjà passé l'arme à gauche dans un cas comme celui-ci. Tout ce que je peux dire pour le moment, c'est qu'il n'entre pas dans la norme, tout comme moi dans un certain sens. Peut-être est-ce cela qui me donne envie de l'aider malgré ses attributs masculins ? Qu'en sais-je.
Je l'aide à se relever tandis que les sirènes parviennent jusqu'à nos oreilles.


-Aller, suis-moi. J'connais un endroit.

L'attrapant par le bras, non touché, je le tire derrière moi jusqu'à la sortie de la banque. On tourne à droite passant devant le vendeur de hot-dog. Puis, par le biais d'une ruelle perpendiculaire, on s'infiltre dans quelques petites rues. Il saigne toujours un peu, laissant tomber de minuscules gouttelettes sur le sol. Il faut lui retirer les morceaux de plomb coincés dans son épaule. Mes mauvaises aventures des semaines précédentes auront peut être du bon au final. Même si je ne suis qu'une étrangère dans cette ville lumineuse, je connais maintenant son ombre.

-Arrête-toi deux secondes. J'arrache une manche de mon haut et l'enroule autour de sa blessure. -Bon écoute. J'vais t'emmener dans un endroit quelque peu secret où le mot d'ordre est le silence. Capich' ?

Mon regard se fait froid et ferme. Prenant tout l'espace, il ne laisse aucune place pour répondre. Je continue ma route. Après une petite dizaine de minutes de marche. Nous arrivons devant une porte qui ne paye pas de mine. Blanche, taguée, une simple fente se distingue. Je toque, l'interstice coulisse pour laisser apparaître deux petits yeux marron.

-C'quoi ?
-Son chapeau recouvre le monde.
-'Kay, rentrez vite.

La porte s'ouvre sur un couloir aux néons rouges. Il fait chaud, d'autres graffitis décorent les murs, les lumières grésillent et des effluves d'alcool embourbent nos narines tandis que l'on s'enfonce petit à petit. Après quelques mètres, le plancher s'arrête face à une descente d'escaliers. Je l'empreinte sans même jeter un regard au jeune homme.
Une salle, grande, parsemée de tables et chaises occupées s'offre à nous. Certains jouent à des jeux d'argent, d'autres discutent entre deux gorgées de bibines. Seul point commun, ils s'arrêtent tous à notre arrivée. Quelques secondes, et ils reprennent leurs occupations. J'me dirige vers le bar.


-Oula, tu d'vais pas rentrer à Gotham toi ? C'est le barman, il sait tout ici. Du petit ragot à la dernière querelle, mais surtout où trouver qui.
-M'en parle pas ! J'vais tranquille dans une banque et ya deux shootés qui essayent d'la braquer. Chienne de vie.
-ArfArfArf. S'est passé quoi ?
-Avec un mili, on les a mis au sol. Un mort. Mais mon ami derrière s'est fait toucher. Tu ne saurais pas où trouver l'DOC par hasard ? Il jette un oeil au dessus de mon épaule.
-Sûr, l'est derrière. Tu connais la règle. Seul ton ami entre. Il a d'quoi payer ?
-C'pour moi. Je regarde mon invité et le barman aussi.
-Bon t'attends quoi ? Q'j't'prenne par la main ?
-Oublie pas... Silence... Bon ! Tu m'sers quoi aujourd'hui Barman ?
-ArfArfArf ! Ton vieil ami Jack ?
-Mon double ami tu veux dire.
-ArfArfArf ! On change pas une équipe qui gagne.
-Tout compris.

Depuis plus d'un mois dans cette ville, j'ai eu le temps de venir ici plus d'une fois. Je l'aime bien ce mec, pas grincheux pour un sous, toujours le sourire au lèvre et joviale. Il me sert une double dose tandis que le jeune homme passe derrière le bar pour s'en aller entre les mains du DOC. J'espère qu'il n'est pas chatouilleux...
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MessageSujet: Re: Parfois, les miracles ont un nom. [Libre]   Mar 17 Mar - 23:23

J'ai la tête dans le brouillard, je ne pense pas avoir de meilleur solution que de la suivre et c'est ce que je fais sagement. Pas un mot, elle me prend par la main et je me fais conduire comme un enfant. Par réflexe, j'ai essayé de tirer sur ma capuche pour être sûr que mon visage est bien couvert et forcement vu l'état de mon épaule, c'est une très mauvaise idée. C'est en faisant une grimace le tout en essayant de remettre mon esprit en place. Petit à petit, une ruelle après l'autre, nous nous enfonçons dans l'ombre. Je ne sais pas d'ailleurs si je dois être rassurée, ou au contraire effrayée, la seconde commence un peu à l'emporter quand je vois l'état de ce qui approche des bas-fonds de Métropolis.

Elle arrache un morceau de son haut, dans un autre contexte, j'aurais râlé de gâcher un si beau haut... Mais là, je ne peux pas me permettre de faire la fine bouche.

"Merci, j'espère que vous me laisserez au moins rembourser ça."

Oui, quand on a trois grandes sœurs au tempérament parfois des plus affirmé et plus souvent très féministe, il y a des choses que l'on apprend très vite. Surtout certains réflexes de survie, entre autres à voir certaines choses d'une toute autre manière, et même à supporter des séances de plusieurs heures en magasin. Un autre de ses réflexes, est que pas a un seul petit moment ma vue ne va s'égarer là où elle ne le devrait pas. Bon, il faut dire que la situation m'aide bien à ne pas penser à ce genre de chose et en plus, je trouve qu'elle a de beaux yeux, ce qui est un autre sujet.

Je vais devoir apprendre de nouvelles règles maintenant qu'elle me plonge dans un Nouveau Monde, celui de l'ombre. Elle m'indique de manière assez claire que je dois être muet comme une tombe, surement pour ne pas en voir une trop vite au-dessus de moi. Je réponds d'un petit hochement de tête, inspire un bon coup et la suis dans le plus grand des silences. Gémir ? Cela fait des années que je suis malheureusement habitué à me faire hacher la peau par des cristaux. Bien sûr, je douille toujours autant, mais au moins j'ai appris à serrer les dents en silence. C'est le seul moyen d'éviter d'alarmer mes proches, ça, ainsi qu'avoir appris à effacer le plus possible le sang de divers matériaux.

J'ai un petit sourire quand j'entends le mot de passe, on se croirait dans une série télé ou un roman sur le monde du crime. Le problème, c'est que tout cela est bien vrai et que la réalité me rattrape bien vite. L'intérieur me fait très vite perdre le sourire et je remets ma capuche en place nerveusement toutes les deux minutes ou moins. Elle va vers le bar, je la suis comme le petit toutou perdu que je suis, je pue le sang et l'anxiété, mais l'alcool couvre allégrement cette odeur. Il est temps pour l'habituelle discussion avec le barman, si la douleur n'était pas aussi réelle, j'aurais l'impression de jouer à un jeu de rôle. Mais, ce n'est pas un jeu et alors qu'elle me fait grincer des dents en prenant la note à son compte, je vais dans l'arrière-salle.

Une salle au blanc immaculé et propre ? Dans mes rêves ouais ! Une arrière-salle limite crade, quelques instruments plus ou moins propres et un charcudoc au sourire sadique qui me montre où m'installer. C'est le genre de gars qui fut un temps fut surement un grand médecin et qui maintenant survie comme il le peux, avec plus ou moins en tête son éthique professionnelle.

"Voyons voir ça, ce n'est pas très beau. Tiens met ça entre les dents."

Au moins, le truc qu'il me refile pour que je puisse serrer les dents et éviter de me mordre la langue semble propre... En fait, je suis même sûr qu'il l'a désinfecté rien qu'à l'odeur. Enfin soit, il fait ce qu'il a à faire, et tout cela dans une relative tranquillité puisque je retiens autant que possible, bien que non totalement, tout bruit à cause de la douleur.

"Hé bien gamin, au vu de la taille des plombs, tu as de la chance de ne pas avoir un plus gros trou."

Il me refile dans un petit sac en papier quelques désinfectants et de quoi refaire mes bandages. Finalement, bien qu'il soit assez brutal dans ses soins, il n'est pas dérangé ou sadique... J'imagine que tous les gens dans l'ombre ne sont pas de sociopathe ou assimilé. D'ailleurs, j'en viens à me demander ce qu'elle fait là-dedans et rapidement je me dis que je n'ai pas envie de le savoir en réalité. Je ressors pour finalement me rendre compte qu'elle m'attend et me commande un double whisky. Bon, je ne suis pas un ange, j'ai déjà bu plus d'une fois, mais de là à me faire ce genre de boisson sec... En même temps, j'ai la vague impression que je n'ai pas trop le choix.

Je bois mon verre comme un pauvre imbécile, maintenant j'ai l'esprit ailleurs, ailleurs... Je la regarde et j'ai chaud. Ce n'est pas assez pour me bourrer la gueule, mais je ne dois pas en être loin. Quoi que, peut-être que je n'ai pas encore conscience de l'être ? Je ne sais pas et je m'en fous, il fait tellement chaud, mais pas assez pour regarder une autre des personnes dans les environs et encore moins plus bas que ces yeux. Le tout alors que je grommelle à voix basse :

"Foutus cristaux, ça fait mal."

Je ne sais pas si c'est une bonne idée, mais je lui dois au moins ça, un peu de vérité sur le peu que j'ai moi-même trouvée. Il n'y a pas grand-chose sur les origines de cette chose et je n'ai jamais osé en parler de toute manière. Bizarrement, j'ai l'impression que je peux le lui dire, peut-être que ça me fera du bien sachant que de toute manière, je doute de la revoir un jour. Mais après un petit regard sur le côté, je me demande si c'est bien malin de sortir un truc de ce genre ici ? Je le laisse dans une petite bourse en cuir que j'avais achetée à l'origine pour y mettre des dés et je lui tends. Elle est bien assez grande pour savoir si elle peut le sortir ici ou non, c'est un magnifique cristal translucide et sans défauts apparents, d'un rouge rubis profond et qui touché à main nue à tendance à envoyer de toute petite châtaigne inoffensive. Ah ! Et il irradie une très faible lueur. Toujours à voix basse.

"Fais attention, ça réagit fort à certains produits, la dernière fois, j'ai failli m'électrocuter."

Je parle trop, je n'aurais peut-être pas dû le lui dire... Je suis trop naïf, enfin surement.

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MessageSujet: Re: Parfois, les miracles ont un nom. [Libre]   Jeu 19 Mar - 19:26


J'attrape la petite bourse et regarde à l'intérieur. Surprise, je laisse échapper un hoquet d'étonnement. Dans la musette, un cristal. Mais quel cristal ! Exactement du même acabit que ceux ayant transpercés son corps à la banque. Il est d'un rouge sanguin obnubilant, presque magique. Sa luminosité est telle que je peux la sentir étinceler à travers mes yeux et remplir ma soif de curiosité. Je voulais savoir, comprendre. Ce jeune homme m'offre la possibilité d'étancher cette soif. Envoutée, je laisse mon index se promener, quelques secondes, sur le pourtour de la sacoche avant de toucher ce fabuleux minérale.

Prise au dépourvue, je ne peux retenir un petit cri d'effroi lorsque la pierre propulse à travers mon doigt une faible décharge. Qu'est-ce donc ? Comment un matériel inorganique peut-il être animé par une force inconnue ? Je regarde mon camarade avec stupeur avant de laisser vaguer un large sourire. Je l'aime bien ce petit. Peut-être un poil dupe mais d'une sincérité qui fait chaud au cœur. Mon appétit de réponses n'en est, malheureusement, pas assouvit et, bien au contraire, un gouffre semble s'être creusé en l'espace de quelques secondes.

La chaleur et l'alcool font petit à petit effet et, dans ce moment d'exaltation, j'en oublie la prudence habituelle. Je laisse donc le cristal choir par petits bonds sur la table. La raison ? Pouvoir l'observer d'en toute sa splendeur. D'une base commune, des pics, de tailles variées, tétraédriques et octaédriques se dressent dans un chaos organisé. Malgré la faible lumière de la salle, son éclat étincelant m'empêche de le quitter du regard. Jamais, au grand jamais, je n'avais vu ou entendu parler d'un matériel d'une beauté aussi pure et intact.


-Tu peux m'en dire plus sur ce cristal ? Au fait, moi c'est Melanie.

Mais, avant même que le jeune homme ne puisse me répondre, un homme s'approche de notre tablée et tente d'attraper l'objet de toutes les convoitises. Pompette mais pas saoule, je le retiens pas le poignet et lui dit non par un mouvement de mon autre index. Le visage serré, presque colérique, il tente de me mettre une simple droite. Dans un sommaire décalage de tête, j'esquive son attaque et l'attrape au niveau du coude avant de me laisser tomber en arrière. L'idiot, entrainé par sa vitesse et mon mouvement, est obligé de sauter au-dessus des quatre pieds de ma chaise avant de retomber de l'autre côté sur le flanc. D'une roulade en arrière, je me redresse.

-Range ce truc et finis ton verre. C'est l'moment de partir.

Le mufle se redresse et lance une offensive frontale. Aucun plan, aucune coordination dans ses mouvements, autant dire que les stéroïdes qu'il prend doivent compenser de nombreux points. Gauche, droite, 180, coude entre les omoplates. Il se relève. Blocage de l'avant-bras, uppercut avec la paume. Il titube en arrière mais revient à la charge. Déviation de son poing, phalanges dans les côtes, touchée à l'épaule. Bordel, il me l'a presque déboitée. Je dois abréger cette entrevue, son prochain coup pourrait être fatal. Fléchissement des genoux, frappe dans son genou, remontée dans le plexus, nerf radial - son bras est pris de soubresauts - nouvelle frappe dans le genou, l'articulation craque. Il s'écroule au sol.

Rapidement, j'attrape ma veste, me dirige vers la sortie et pose de l'argent sur le comptoir.


-Désolé pour ça. Garde la monnaie.
-Mouais, j'commence à avoir l'habitude d'régler des problèmes après ton passage. J'vais d'voir t'interdire un ... m'écoute même pas.

Sans entendre la fin de sa phrase, je monte les précédents escaliers pour arriver dehors.

-Tu connais un coin tranquille ici ? On a pas fini notre discussion.
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MessageSujet: Re: Parfois, les miracles ont un nom. [Libre]   Jeu 19 Mar - 23:46

Parfois, les miracles ont un nom et aujourd'hui il s’appelle Melanie. Un joli prénom pour une demoiselle tout aussi ravissante. D'ailleurs, je dois avouer qu'en pauvre mâle inférieur face à une demoiselle, l'alcool aidant, je me laisse très pour ne pas dire trop facilement à des pensées qui n'ont pas lieu d'être. Un instant plus tard, le visage rouge, j'essaye de reprendre mes esprits et je pense y être arrivé.

"A..."

Je n'ai pas le temps de finir, où même de réellement commencer qu'un homme essaye de lui dérober le cristal. En même temps vu la forme et la couleur, j'imagine que ça lui donne un air précieux. Pendant que j'y pense, je me dis que ça a peut-être réellement de la valeur ? Je n'ai jamais vu cette substance et la logique veut que ce qui est rare soit précieux ? En tout cas, l'action est rapide, bien trop pour que mon pauvre cerveau embrumé par l'alcool ne puisse réagir. Je ne me sens même pas en danger à cause de cette attaque trop soudaine pour que j'en comprenne quoi que ce soit dans cet action frénétique. Si bien qu'au moment où on part, j'ai à peine senti les premières douleurs annonçant une poussée cristalline. Quand je passe, j'en profite pour faire une rapide courbette au barman et lance un rapide :

"Désolé pour le dérangement."

Je crois que ça l'amuse, je suis à peu près sûr que j'ai grillé toute crédibilité à son égard si ce n'était pas déjà fait. Finalement dehors, on retourne à la lumière. Je ne suis pas réellement sûr que je l'ai réellement quitté, dans un sens, je me demande si je ne devrai pas le faire ? Je ne suis pas en état de prendre ce genre de décisions. Un endroit tranquille ? Vu où on est, je n'en connais qu'une poignée, surtout que mon haut déchiré et en sang ne passera pas indéfiniment inaperçu.

"Si tu n'as pas peur des maisons en ordres et des collections de chat en céramique, il y a chez-moi. Sinon, on peut toujours avoir le chantier à l'angle de Liberty et de Greenwood. Sinon il doit y avoir moyen d'atteindre le parc"

Je la laisse choisir la solution qu'elle préfère. Je reste près d'elle, d'un pour réussir à lui parler au milieu du vacarme de la ville et aussi pour cacher au mieux la partie en lambeau et ensanglanté au niveau de mon épaule.

"Ces cristaux sont bien plus dangereux qu'ils en ont l'air, feu mon géniteur à pousser trop loin le vice et il en a payé le prix fort."

Je souffle un bon coup, ça me rappelle ma discussion avec mon père. J'espère que je ne donne pas trop l'impression de renier Joseph... Bon sinon je continue.

"Ah ! Et moi c'est Alexander, mais je préfère Alex."

Un petit sourire qui doit certainement avoir l'air nié, pourtant je reste attentif à ce qui se passe autour, surement trop pour être naturel et heureusement que tout le monde est trop affairé pour remarquer une simple blessure. En même temps, il y a des dizaines d'explications possibles à celle-ci et je ne pense pas qu'un fusil à pompe où des cristaux étranges soient les premiers auxquels ils puissent penser.

"Pour en revenir à ces minéraux, ils ne ressemblent à rien qui existe, en tout cas que je connais. Je ne sais pas d'où ça vient et je ne pense pas que je le saurais un jour... Mais ces choses sont impressionnantes. Bon, outre le fait de me transformer en porc-épic sanguinolent je veux dire... Dans certaines solutions chimiques, ils produisent beaucoup d'énergie, j'ai déjà réussi à alimenter une machine à lavée pendant plusieurs heures avec un cristal de la taille d'une phalange... Par contre, j'ai dû repayer une machine à laver à ma mère après et le moteur n'a pas trop aimé."

Pendant que j'y pense, j'ai bien cru que j'allais y passer ce jour-là, pas à cause de la machine à lavée, mais les colères de ma chère maman sont des plus impressionnantes. C'est avec un petit rire nerveux que je me gratte l'arrière du crâne alors que l'on approche de notre destination.

"J'aimerai bien avant essayer d'alimenter un robot ou équivalent, avant de finir sur une table de dissection ou dans une cellule au fin fond d'une installation ultra-secrète."

Aussi peu réaliste que cela peut avoir l'air, je souhaite étudier ce matériel. Je me demande bien ce qu'il pourrait faire suivant les mains dans lesquelles il pourrait tomber ?

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MessageSujet: Re: Parfois, les miracles ont un nom. [Libre]   Mar 24 Mar - 13:38


Je m'arrête en plein milieu de la rue. Le flot incessant des citoyens honnêtes nous contourne pour se rejoindre dans un tumulte de discussions. J'ai l'impression que nous sommes un rocher au milieu d'un courant qui divise inlassablement les eaux. L'écume et les tourbillons engendrés n'ont pas d'effet sur lui, comme sur nous, il est maître de son monde... En apparence tout du moins. Tout comme lui, le temps nous effrite, nous affine.
Je me sens las de cette ville, de ces gens. Tout en regardant autour de moi, je me questionne sur ma vie et mes objectifs. Que fais-je avec Alex ? Je veux dire... Que fais-je réellement ? En d'autres circonstances, je n'aurais pas levé le petit doigt en guise d'aide. Il serait mort dans cette banque. Alors pourquoi ? Les cristaux ? Le môme qu'il tenait dans ses mains ? Ma soif d'action ? Ou bien être du mauvais côté de la loi ne me plaît plus ? Aucune des solutions ne me parait sensée. Mon envie de suprématie sur la mafia me semble loin aujourd'hui. Sans étonnement, je réalise que je me bats contre le commun des mortels. À contre-sens, j'essaye de remonter ce torrent qu'est la simplicité du "se laisser vivre". Mais le déluge est trop fort et je suis entrainée dans ses sillons sans pouvoir m'y opposer.

Oui... Je suis perdue. Dans cet univers illogique. Dans cette ville qui n'est pas la mienne. Dans mes ambitions gargantuesques.


-Je...

Je ne sais pas quoi lui dire et j'abandonne mes yeux dans le vide. Il me faudrait un point, un repère. Enfant, c'était ma mère. Elle me manque, mon cœur se serre en la sachant avec ce connard de père. Adolescente, mes envies de journalisme maintenant sur le déclin. Aujourd'hui, j'ai perdu ce phare qui aurait pu me sortir de l'obscurité. Je l'ai quitté sous un coup de tête. Pour quelles raisons déjà ? La protéger ? Ou bien était-ce moi que je voulais protéger ? Jamais je ne me suis sentie dans un climat de confiance et j'ai eu peur. La fuite... Ma Meilleure Amie. Rien qu'en pensant à elle, je sens les larmes monter.

-J'ai...

Je ne sais même pas quoi dire à ce pauvre Alex. Comment pourrais-je apporter mon aide à quelqu'un alors que je ne sais pas moi-même où je suis. Entouré d'un brouillard sans fin, il englobe mon monde et ma vision des choses. Chaque pas, chaque décision que je prends me mène vers l'inconnu et le néant. Le chemin auquel je me destinais m'est maintenant invisible, caché et je vaque, je divague dans une atmosphère qui m'est nonchalante, hostile... Rebecca... Sans m'en rendre compte, une larme coule le long de ma joue. Un sourire illumine mon visage, de là où je suis, j'aperçois ma lumière et attrape le bras d'Alexander.

-A... Alex, tu vois ce bâtiment ? Bien. Tu vas t'y rendre et monter à l'avant-dernier étage. Là, tu demandes à voir une certaine Rebecca Bannett. Dis-lui bien que c'est moi qui t'envoi... C'est la seule personne qui sera capable de vraiment t'aider. Je le vois dire oui de la tête et lui lâche le bras. -Au... Au revoir. Doucement, je recule à travers la rivière humaine jusqu'à en être immergée. Il me faut me continuer ma route, quitte à y laisser ma vie. Jamais je ne laisserai mon environnement dicter mes actes.

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Melanie Brown
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Parfois, les miracles ont un nom. [Libre]

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