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World's Finest by Chris Egiziano on Grooveshark



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 « une histoire d'oiseaux »

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MessageSujet: « une histoire d'oiseaux »   Dim 15 Mar - 1:44




« colombe & rouge-gorge »




Gotham éteint ses lumières et pourtant s'éveille. Dans cette ville où votre ombre peut se retrouver être votre ennemie en plein jour, la nuit se retrouve être votre meilleure amie si vous savez la conquérir. C'est ce qu'a compris très tôt Helena à son retour de Sicile, que la ville ne serait à son service que si elle savait danser sur son pas ; la pénombre est le meilleur moyen de faire ses affaires. Quelques temps après son arrivée à Gotham, Hel trouva un job de jour dans un café aux cheesecake infectes, et un travail de nuit dans un club très fréquenté par la mafia.. Alors forcément, le deuxième boulot se retrouve être propice à ses intentions les plus justicières bien que dangereuses pour son anonymat. Elle en profite davantage pour entendre les derniers ragots, laissant trainer son oreille par-ci, par-là, entre deux clients qu'elle chevauche pour satisfaire leur fantasme de la strip-teaseuse chaudasse. Ce soir là, une appellation revenait incessamment dans la bouche des gangsters « capuche rouge ». La plupart des hommes qui se trouvaient là étaient des gars de Falcone et ce n'était pas bon signe. Son patron débarqua en trombe. « Hel, tu devrais prendre ta soirée. T'as l'air crevé.. » Un homme posa sa main sur son épaule, deux têtes de plus et un regard à vous fusiller sur l'instant. « Mais non Vargas, elle va rester avec nous ce soir, n'est-ce pas Poupée ? » Helena ne releva pas, mais l'homme se fit insistant par sa main qu'il passa sur sa joue pâle. « Oui. » Sec, distant. La jeune femme comprenait que la situation risquait de mal tournée.. Son boss était piégé.

La soirée avait débutée avec de légères tensions, mais plus le temps passait, plus les hommes de Falcone s'enivrait des plaisirs qu'offraient ce club. Rosa restait en retrait, pourtant l'oreille attentive.. Jusqu'à qu'un des hommes parlent enfin, tandis qu'elle le séduisait. « Alalalala.. Ce soir c'est un gros coup ! Ton patron est bien serviable, hahahaa..» Complètement ivre, il ne prenait plus garde à ce qu'il devait taire. C'était le bon moment pour agir et passer aux choses sérieuses. « Mon coeur, tu me plais quand tu parles.. Raconte moi.. » Elle joue de son corps, lui laisse poser ses mains sur son corps de vénus. « Oh bébé.. Ohh.. Toutes les armes qu'on avait stocké, on va les emmener au port..» Il en disait beaucoup trop mais pas assez à la fois, Helena devait se faire maline et le laisser se soumettre. « Moi les armes ça m'excite..» Il plongeait son regard dans ses yeux. Avait-il comprit son jeu ? Non, impossible. « On pourrait se marier toi et moi, j'aime les femmes torrides, avec une arme dans la main. » Plus tard les papiers, parle. « Et vous allez sortir beaucoup d'armes de là ? L'homme ne disait plus rien, il désirait trop son corps, trop fixé sur les beaux atouts de la jeune femme. Le boss entra. « Hel, dehors. Le club ferme plus tôt ce soir. » Il fit des gros yeux. C'était le bon moment.

Une demi-heure était passée depuis qu'elle avait quitté le club et arborait son costume de nuit. Huntress se trouvait sur les toits d'en face, observant la scène avec des jumelles ; difficile de voir quand tout se passait dans la nuit noire. Il n'y avait plus que quatre hommes en plus de celui qui avait menacé son boss. Du bon petit personnel qui allait déplacer une caisse d'armes vers le port.. Étonnant, pourquoi Falcone ferait-il ça ? De la vente ? Échange de bons procédés ? Étrange.. Elle se mit en position assise, le plat ventre coupait sa respiration. Un sourire s'afficha sur ses lèvres. « Capuche rouge, n'est-ce pas ? » Son ouïe était sûrement sa plus grande amie, dans la pénombre de Gotham.



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MessageSujet: Re: « une histoire d'oiseaux »   Dim 15 Mar - 9:51




Une histoire d'Oiseaux



Plus vite. Encore plus vite. Je cours au-dessus des toits de Gotham, cette ville où les secrets ne deviennent réalité qu'à la nuit tombée. Mon allure est sans doute excessive, mes gestes encore plus risqués, mais je ne peux pas m'en empêcher. Le plaisir de retrouver mon terrain de jeu est beaucoup trop important. Ca fait plus d'une semaine que je ne suis plus sorti de l'orphelinat, le temps pour les choses de se tasser un peu après le fiasco du Club de Maroni.
La mafia était sur le qui-vive, un véritable massacre en plein cœur d'un de leurs locaux, tandis que la Police, elle, n'était pas en reste. Il ne faisait pas bon être Robin pendant cette période, donc je suis resté Dick Grayson, le gamin qui, peu à peu, fait son deuil. Un gamin qui, surtout, attirait l'attention bien trop souvent avec ses blessures et ses hématomes et qui, il faut bien l'avouer, avait besoin de récupérer, de faire le point. Mais ce soir... Ce soir, je le sens, c'est le moment de repasser à l'action.
Retrouver la capuche rouge me fait un bien fou, je me sens si libre, si vivant. Inarrêtable, insaisissable, à mesure que je me déplace sans la moindre contrainte.

Ma patrouille se révèle d'abord peu fructueuse, à croire que Gotham retient son souffle, ce soir. Quelque chose qui se prépare ? Peut-être bien. Sans réel but, je traverse les quartiers, Burnley et ses buildings d'abord, puis le tristement célèbre Park Row et sa Crime Alley. C'est dans les environs que je repère quelque chose d'inattendu, léger mouvement dans le paysage sombre et nocturne. Sur les toits, en toute discrétion, quelqu'un bouge. Je me rapproche instinctivement, les couleurs de la tenue me rappelant Bad Girl. Si j'ai une chance de retrouver celle qui m'a manipulé et a failli me faire tuer, je ne peux pas la laisser tomber. Pourtant, plus je me rapproche, et plus je réalise que cela ne colle pas. Elle est légèrement plus grande que l'autre, et ses cheveux d'un brun presque aussi sombre que le ciel d'encre n'ont rien à voir avec le blond pâle de ma précédente adversaire. La tenue, aussi, est... Assez différente.

- Capuche rouge, n'est-ce pas ?

Sa remarque me bloque. Elle m'a repéré. Pire encore : elle me connaît mais, moi, je ne l'ai jamais vue. J'en suis sûr, je m'en serais souvenu autrement. Je m'approche et distingue une paire de jumelles. Encore une fille habillée en mauve et qui espionne quelqu'un depuis un toit. Je n'ai plus qu'à espérer que le dénouement de cette histoire soit différent de l'autre. Suspicieux, je m'avance encore et viens me poser à ses côtés, de façon à voir ce qu'elle regarde. La rue, et plusieurs hommes qui montent dans une voiture.

- Tu peux m'appeler Robin, si tu préfères. Capuche Rouge c'est seulement pour les raclures. T'en es pas une, hein ?

D'un geste lent, sans la quitter des yeux, j'attrape la paire de jumelles. Elle ne bouge pas. Bon point, déjà, elle ne m'agresse pas comme l'autre. Ma vue à présent décuplée me permet de comprendre ce qui se passe. Je connais un des types, il s'appelle Alecto Casarelli, il m'a fait une cicatrice au couteau que je ne suis pas prêt d'oublier - et la dérouillée qu'il s'est ensuite prise ne risque pas d'être oubliée non plus. Mais le plus important c'est de savoir pour qui il travaille, plus que son identité.

- Falcone, hein ? Qu'est-ce qu'une jolie demoiselle comme toi fait dans un endroit aussi glauque, à surveiller les agents du Romain ?

La scène ressemble étrangement à celle que j'ai vécue avec Bad Girl. Mais il est hors de question que je me fasse avoir de nouveau, ou que son dénouement soit similaire. A moi de faire en sorte que ça n'arrive pas.

- Je peux savoir qui tu es ? Tu as l'air de savoir qui je suis, mais je n'ai aucune idée de qui tu es. Par pure courtoisie, bien sûr. Ah, oui, si tu pouvais me dire tout de suite si tu bosses pour la mafia ou non, ça me ferait gagner beaucoup de temps avant que j'aille leur mettre une raclée, à eux.



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MessageSujet: Re: « une histoire d'oiseaux »   Dim 15 Mar - 15:28




« colombe & rouge-gorge »



« Tu peux m'appeler Robin, si tu préfères. Capuche Rouge c'est seulement pour les raclures. T'en es pas une, hein ? » Cette innocence naïve et si touchante à la fois. C'est un enfant, un gamin qui veut jouer dans la cour des grands et qui semble déterminer à atteindre son objectif. Les hommes de Falcone avaient entendu dire que ce gamin causait beaucoup de soucis depuis un moment, et que la dernière fois il avait été jusqu'à tuer avec une coéquipière. Impossible. Le jeune homme ne semble pas agressif ni dangereux, juste fougueux et téméraire. Mais rien dans sa voix ne t'indique qu'il est capable de tuer. Joue t-il avec moi ?. « C'est en tuant des gens qu'on devient une raclure ? » Ferait-il le lien avec son expérience passée ? Question à double sens pourtant, tu prends le risque de te confronter à la vérité enfantine « tuer c'est mal » Oui, tu es une raclure Helena.

Robin prit possession de tes jumelles et tu relevas pas, ton attention est fixée sur ce qui se déroule plus pas. Les gars prennent leur temps et ça t'agace. Instinctivement, toujours quand une chose te dérange, tu passes tu caresses tes lèvres. Cela n’accélèrerait pas les choses, t'en es consciente, mais c'est pour marquer ton impatience. « Falcone, hein ? Qu'est-ce qu'une jolie demoiselle comme toi fait dans un endroit aussi glauque, à surveiller les agents du Romain ? » Tes doigts cessèrent leur jeu et tes yeux se braquèrent sur lui lorsqu'il prononça le nom du Romain. Ce jeune homme en savait trop et il pouvait s'avérer intéressant d'en apprendre plus. Le fait de ne pas pouvoir plonger ton regard dans le sien te gêne, c'est ta meilleure façon de t'exprimer, tout passe dans les yeux. Mais lui les cache, peut-être qu'il ne veut pas qu'on lise l'innocence et la tristesse de son âme, parce qu'il n'est peut-être pas prêt à s'imposer de cette façon là. Et tu n'as pas le temps de répondre, il enchaîne.  « Je peux savoir qui tu es ? Tu as l'air de savoir qui je suis, mais je n'ai aucune idée de qui tu es. Par pure courtoisie, bien sûr. Ah, oui, si tu pouvais me dire tout de suite si tu bosses pour la mafia ou non, ça me ferait gagner beaucoup de temps avant que j'aille leur mettre une raclée, à eux. » Beaucoup trop de questions, mais les derniers mots eurent l'effet contraire -peut-être- attendu et un petit rire s'échappa d'entre tes lèvres.« Tu es bavard. » C'était ton genre ça, dire une phrase, laisser un long suspens et puis reprendre quelques minutes après. « Je suis une chasseuse de raclures, je m'occupe de leur faire apprécier leurs derniers instants de liberté. » Ça bouge en bas.

Dans un mouvement vif, tu sautes sur Robin et le plaques au sol. Une lumière vint illuminer votre direction. Il nous ont repéré ? « Les gars, montez voir là-haut, j'ai entendu du bruit !! Et merde.. Alors que son visage semblait s'être logé contre ta poitrine, tu prends une légère distance mais toujours placée au dessus de lui à quelques centimètres de son visage. « Huntress, enchantée. Pour l'échange de numéro de téléphone ce sera plus tard, les gars de Falcone montent et j'aimerai éviter de crever là, alors que cette enflure cache quelque chose de plus gros qu'un simple déplacement d'armes vers le port. Tu me suis où tu poses encore tes questions?

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MessageSujet: Re: « une histoire d'oiseaux »   Dim 15 Mar - 19:51




Une histoire d'Oiseaux





Mon cœur s'accélère. Pas pour la dangerosité de la scène, non, ni à cause de la vitesse avec laquelle elle m'a balancé au sol ou des cris que j'entends venir d'en bas. Ca, encore, c'est la routine. Ce que j'ai devant moi, en revanche, la vue dégagée sur le Grand Canyon de Gotham, me fait déglutir difficilement.

- Comment tu veux que je sois pas bavard si tu me mets un truc pareil sous le nez, Chasseuse ?

Je finis quand même par me reconcentrer et me dégage de son "étreinte" - ça ne m'aurait pas dérangé de rester dans cette position, soyons honnêtes. C'est quand même vachement plus confortable que fuir une bande de mafieux armés jusqu'aux dents et qui ont sans doute reçu la permission de buter à peu près tous les mecs qui portent une capuche rouge et qui se baladent la nuit à Gotham.

- Je te suis. Ou... Plutôt, non, suis-moi.

Accroupi pour éviter aux lumières braquées sur le toit de me repérer, je lui fais signe. Si on affronte maintenant les mecs qui montent, c'en est terminé de l'espionnage. Boobyboobs a parlé d'un transport d'armes, apparemment l'arbre qui cacherait la forêt, et l'idée de contrecarrer un peu les plans de Falcone, pour être tout à fait honnête, me plaît bien. Pas de jalousie dans la Mafia : après ce qui s'est passé chez Maroni, c'est au tour du Romain de profiter un peu de mes services.

- Je connais ce coin comme ma poche.

En effet, Park Row a toujours représenté un de mes lieux préférés, avec ses vieux bâtiments, ses ruelles sombres et mal accueillantes et ses immeubles désaffectés qui servent de repères aux dealers et petits gangs du coin. A pas de loups, j'avance vers le rebord du toit. En face de moi, à une distance importante se trouve le balcon d'une maison aux vitres cassées et sans lumière. Encore une famille qui a fui Gotham, à moins que ce ne soit quelque chose de pire, encore, qui cause l'absence de vie à l'intérieur. Je prends deux pas d'élan et m'élance. L'espace d'un instant, le vent sur mon visage me rappelle les trapèzes, la sensation du vol au-dessus du vide, avec pour seuls compagnons l'air et la barre d'en face. Une seconde plus tard et me voilà ramené à la réalité. Mon allonge est insuffisante pour attraper la terrasse, l'analyse de la situation est immédiate, je me rattrape de la main droite au petit rebord d'une fenêtre, grimpe dessus et m'élance de nouveau. L'opération est délicate mais maîtrisée. Un salto plus tard, et me voilà parfaitement suspendu sur la main courante du balcon.

Qu'est-ce qui faut pas faire pour impressionner ces dames, n'empêche.

- Impossible qu'ils nous trouvent ici, on aura qu'à attendre qu'ils s'en aillent pour les suivre.

Je marque une pause, souris en voyant sa mine qui semble légèrement surprise, puis reprends.

- Saute, attrape ma main. Promis, j'mords pas. Moins que ceux qui arrivent vers toi, en tout cas.




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MessageSujet: Re: « une histoire d'oiseaux »   Dim 15 Mar - 23:43




« colombe & rouge-gorge »



Un souffle langoureux suivit ton recul afin de le laisser respirer. La situation devait être gênante pour lui qui ne devait pas fréquenter beaucoup de femme en vue de sa remarque. « Pardon. » C'était ton métier, à toi, de séduire les hommes et abuser de leur goujaterie pour obtenir tes volontés. Forcément, montrer ta poitrine ne te semblait pas impoli et c'était en ça que tu t'excusais, parce que tu n'avais pas de principe avec la pudeur. C'était pas ton genre de faire la mijaurée.

Robin prit les devants, c'était pas quelque chose qui te chagrinait, au fond tu sais très bien qu'il est pas mauvais, mais reste sur tes gardes en ce qui concerne le bonhomme, sait-on jamais. Vous avancez à pas de velours vers le rebord du toit et lui s'élance. Les mouvements, l'agilité, la beauté du spectacle te laissa muette, conquise par tant de grâce et de maîtrise. Un sourire s'affiche sur ton minois.. Puis s'efface quand tu te rends compte que c'est à toi de sauter avec un vide horrifiant à traverser. « Saute, attrape ma main. Promis... Le vide te fit perdre le fil.
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Les deux gamins couraient à vive allure sur les toits de la ville et les commerçants hurlaient, jetaient des pierres pour les faire tomber. Tous deux s'amusaient à leur répondre avec insolence, leur regard emplis de vices.  Mais cette fois c'était bien plus qu'un chat habituel : Sal testait sa cousine, ses réflexes et la manière dont elle réagirait face à l'extrême. Plusieurs fois il l'a poussa pour la faire tomber dans le vide, mais l'agilité de la gamine la sauvait à chaque fois. La fin de la course fut épuisante pour la jeune fille qui se laissa presque tomber de fatigue. Sal comprit que ce n'était plus utile de la pousser aujourd'hui ; elle était exténuée et lui aussi. Alors ils rentrèrent. Tout ne ce pas comme prévue et les ennemis de leur oncle croisa la route des deux gamins.. Les toit furent le meilleur moyen de les semer. Jusqu'à qu'un bâtiment pose problème : la distant avec le suivant était trop importante et seul Sal y arriva. « Rosa, saute, promis je te rattraperai !!! » Confiante et sûre des capacités de son cousin, elle fit le grand saut.. La main tendue vers son cousin, il manqua quelques centimètres, à peine.. Le vide la happa et son corps se fracassa sur le sol..
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« ...que ceux qui arrivent vers toi, en tout cas. Arrivent ? Tu avais loupé une partie de la phrase, trop souffrante d'un mal d'antan revenant à ta mémoire, la douleur parcourant ton être, insoutenable. Comme à ton habitude, tu analyses la situation, les risques, les dangers, à une vitesse folle. Et te viens la solution : une échelle de secours. Ni une, ni deux, tu te précipites vers elle et descend. Les hommes approchent, tu discernes leur parole, voit la lumière de leur lampe. Ils sont arrivés presque au bord et tu es visible.. Lorsqu'ils cesseront de marcher ils entendront le grincement du métal.. Les battements de ton cœur son si fort qu'ils risquent de le faire rompre. Aucune solution ne te vient, rien.. « Les gars, regardez vers le bas, moi je regarde de l'autre côté. » Et avec toute la puissance qui se trouve dans tes bras, tu te jettes dans la vitre brisée à ta droite.

L'arrivée fracassante, ta joue saigne et tes mains aussi. C'est léger mais ça t'agace. « Putain..» Ça s'échappe en un souffle, tout en scrutant autour de toi. Des locaux abandonnés, une odeur de méthamphétamine à vomir.. Ça sentait le squat à plein nez ici. « Les gars y a rien, faisons... demi-tour. Fausse... alerte..» Les hommes faisaient demi-tour. « Des cadavres en moins sur les bras.. C'est pas un soir pour tuer. » Tu regardes ta blessure dans un semblant de bout de miroir et grimaces. Par la fenêtre, tu scrutes le bâtiment. Robin va bien ?


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MessageSujet: Re: « une histoire d'oiseaux »   Lun 16 Mar - 16:13




Une histoire d'Oiseaux



Son choix me surprend. Je ne sais pas si c'est la peur du vide ou l'absence totale de confiance en moi, mais toujours est-il qu'elle prend une alternative risquée. Je saute et me cache derrière la barrière du balcon, invisible mais attentif. Elle est piégée, ils risquent de la repérer. Je ne sais rien d'elle et, pourtant, je me sens prêt à me relever et à agir s'ils la repèrent. Fichu altruisme. J'attends les décisives secondes jusqu'à ce que, enfin, elle choisisse une dernière solution : son saut à travers une des fenêtres brisées est discret et elle échappe de très peu aux projecteurs lumineux des lampes braquées vers le bas. Je respire mieux, peux reprendre mon souffle normalement, et attends que les hommes rebroussent chemin pour enfin bouger.
D'un bond, je me retrouve de nouveau sur la main courante, et un autre saut plus tard, me voilà sur le rebord de la fenêtre par laquelle est rentrée la Chasseuse. Je m'engouffre dedans en souplesse et la retrouve rapidement.

- J'aurais pu te rattraper, tu sais ? Je doute pas de tes capacités à te débrouiller seule, mais bon.

Je marque une pause. En la regardant, je remarque un détail important sur sa joue et ses mains. Elle saigne. Sans vraiment réfléchir, je porte une main à la poche de mon sweat et en sors un paquet de mouchoirs.

- Tu peux les prendre, hein, heu... ils sont à la menthe, ça sent bon.

Qu'est-ce que je raconte encore ? Je marque une pause et me frappe le front mentalement avant de reprendre.

- Heu... Vaut mieux qu'on réserve le sang qui coule aux mecs qu'on va emplâtrer, non ?

La comparaison avec Bad Girl, finalement, ne dépasse pas le stade de la couleur de leurs tenues. Quelque chose en elle est différent. J'ai presque l'impression de sentir une tristesse, une mélancolie, de la résignation. C'est bien loin de la confiance en soi de ma dernière adversaire, elle qui semblait habitée et guidée par l'ambition plutôt qu'une simple résolution. Ce n'est pas l'appât du gain qui guide la Chasseuse. Je ne suis pas le meilleur mentaliste qui soit, mais son aura, elle, ne me trompe pas. Les traits de son visage ressemblent aux miens quand je pense à ce qui m'est arrivé, la différence étant que, contrairement à moi, je ne sais pas quelle est sa limite.
Je m'écarte, préférant tourner court à l'analyse et me reconcentre sur la situation. La vue depuis cette maison n'est pas idéale, mais, au moins, elle me permet de surveiller sans être repérable. Je vois les hommes qui sont enfin redescendus, ils rentrent dans la voiture.

- Ils vont pas tarder à partir. On devrait les suivre. A Gotham, les gens ont pas encore compris qu'on va plus vite sur les toits que sur la route. Tu viens ?




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MessageSujet: Re: « une histoire d'oiseaux »   Lun 16 Mar - 18:52




« colombe & rouge-gorge »




Lorsqu'il traverse la fenêtre, ton cœur cesse de battre. Tu attends qu'il pose le pied à terre et les battements reprennent doucement, et s'animent lorsque tu remarques qu'il n'a aucunes égratignures. Bien plus agile que moi. Robin rompt le silence et installe à nouveau le dialogue, cela laissa le temps à ta poitrine de reprendre son rythme habituelle. Puis un sourire s'inscrit sur ton faciès lorsqu'il tend son mouchoir ,l’accompagnant d'une remarque inutile ; ton sourire s'agrandit. « J'adore la menthe. » Mensonge ! Tu ne supportes pas ça, l'odeur te tues les narines.. mais son geste est si amical, si attentionné, que tu oublis ce détail futile. Les plaies ne saignent plus à présent et reprend le fil de ta mission, oubliant la futilité des ambiguïtés qui parcourent ton être. D'un coup d'oeil tu aperçois la voiture qui vrombit. « Cette fois, tu me suis. » C'est fini les grand sauts dans le vide.

Après avoir repris l'escalier sur lequel tu avais trouvé la fuite, toi & Robin courez à toute vitesse sur les toits, évitant au maximum les grands sauts pour ta part, mouvant tels des oiseaux libres comme l'air. La silence vous poursuit, effaçant la moindre trace de votre passage, balayant le moindre son sous vos pas. Tandis que le monde s'offre à vous par les chemins de traverse -HP BE LIKE- , tu manques parfois de regarder la voiture et fuite ton regard vers lui, espérant qu'il soit toujours là. Cela te fais rougir, t'es pas de ce genre là et ça t'agace de redevenir une adolescente de quinze ans, timide et renfermée, qui ne peux s'empêcher de dévorer du regard un gamin qui te fais face. Tu sais pourquoi tu réagis comme ça, dans le fond ; tu n'as jamais aimé que ton père et ta mère, les histoires d'amour se résume aux histoires de cul dans un bar, dans ton cas. Et la voiture s'arrête. Tu manque de t'éclater 6 mètres plus bas, mais tes réflexes sont encore bons et tu sautes au dernier moment pour te rattraper sur le bord d'une fenêtre. Avec force, tu montes debout, caché par le rebord du muret. Position parfaite.. Hormis le vide un peu plus bas.

Un homme sort et claque la porte, comme-ci il attendait quelqu'un. Dans un souffle, tu attires l'attention de Robin et lui chuchotes quelques mots. « Tu vois quelque chose de là ? » Mais la question n'a pas de sens, ce qui te chagrine c'est de ne pas savoir pourquoi il s'arrête alors que le point d'arrivée était le port. « Je comprend p.. » Ton regard est emplis d'effroi quand tu le vois. Lui. Don Santo.. « Cassamento..» Cette fois-ci, ton cœur cesse de battre. Voilà douze ans que tu n'avais pas vu son visage d'enflure et tu devais absolum.. Qu'est-ce que tu fais, Hel ? Pourquoi tu descends ?! Hel !! HELENA !!! Je vais le tuer, je vais le.. Pourtant, une main te retient alors que tu étais à deux pas de sortir de la ruelle, une main qui te plaques contre le mur. Les larmes coulent sur tes joues, la tristesse et la colère t'emporte, tu ne vois plus que flou. Tu es emplis d'une rage horrifiante. « Je dois.. Je dois..» Il n'y a pas que lui à mettre derrière les barreaux, il n'est pas le seul que tu devras foutre en prison où à démanteler son réseau , non.. Mais c'est pourtant le seul pour qui tu prendras un plaisir fou à tuer.


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MessageSujet: Re: « une histoire d'oiseaux »   Lun 16 Mar - 20:31




Une histoire d'Oiseaux



Ses mouvements sont gracieux et souples. Elle s'est entraînée, clairement, mais n'aime pas le vide. C'est intéressant. Je me contente de la suivre sans chercher les raccourcis, préférant apprécier l'agilité de ses mouvements en restant derrière. Au Cirque Haly, elle n'aurait sans doute pas eu à rougir en voyant les autres. Elle est douée. Vraiment.
Au bout d'un long moment, la voiture se range sur le bas-côté. On s'arrête aussi, cachés par le rebord d'un toit. Tout comme elle, je ne comprends pas ce qu'ils font.

- Cassamento...

Lui ? Ici ? Alors la mafia espagnole y met aussi du sien ?

- Falcone traite avec les mangeurs de paella, maintenant ?

Je me tourne vers la Chasseuse, en attente d'une réponse, mais constate qu'elle n'est plus là. Elle descend... Qu'est-ce qu'elle nous fait, là ? Elle a encore toute la route à traverser, elle va se faire tuer à coup sûr.
D'en haut, je l'aperçois : elle se dirige vers la fin de la ruelle sombre dans laquelle elle s'est engagée, les lampadaires vont l'éclairer et elle sera à découvert. Si Cassamento est ici, la sécurité ne sera pas lésinée, et il est plus que probable qu'ils tirent à vue.

- Chasseuse, tu fais quoi ?

Je tente de l'avertir d'en haut mais elle ne m'entend pas. Pourquoi ça arrive toujours qu'à moi, ces machins ? Pas le temps de descendre correctement, je me laisse tomber jusqu'en bas et amortis ma chute d'une roulade étouffée. Je la rattrape in extremis, juste avant qu'elle ne sorte, et suis obligé de la bloquer contre le mur pour l'empêcher de partir. C'est à ce moment-là, avec la rare lumière qui parvient à s'infiltrer, que je les distingue. Les larmes.
Fines et translucides, les gouttes perlent sur ses joues et tombent au sol dans un clapotis irrégulier. Tristesse et rage. Je le vois dans ses yeux. C'est la première fois que je la regarde d'aussi près, que je parviens à discerner, dans ses magnifiques iris clairs, la même émotion que celle que je distingue tous les matins, dans le miroir de l'orphelinat.

- C'est lui, hein ? Cassamento, il t'a fait quelque chose.

Je pense à Zucco, à ma réaction quand je l'ai revu. Cette haine destructrice, cette violence insoupçonnée qui s'est emparée de moi jusqu'à me pousser à le rouer de coups. Je n'ai pas besoin d'être devin pour comprendre ce qui s'est passé. Un parent, un ami, un proche... Combien de vies la mafia de Gotham a-t-elle détruit, exactement ? Je ne suis pas le premier et je ne serai pas le dernier. Mais je peux faire en sorte que ça s'arrête.

- Je comprends ce que tu ressens. Je suis comme toi. Ils m'ont aussi fait quelque chose. Mais si tu y vas maintenant, tu vas te faire tuer. C'est pas la solution. Je sais de quoi je parle...

Un peu que je le sais... J'aurais tué Zucco à mains nues si l'inspecteur Arson ne s'en était pas mêlé. Bon, ça, elle n'a peut-être pas besoin de le savoir, et je suis pas sûr que ça arrange les choses dans ce cas précis.

- T'auras ta revanche, je te l'assure. Tôt ou tard, tu l'auras.

J'entends le bruit d'une portière qui claque. Et moi, je suis encore trop bavard. Je devrais vraiment envisager de consulter.

- Ils vont s'en aller. Il faut qu'on les suive, d'accord ? Sinon on va les perdre, et tu n'auras peut-être plus une chance pareille. Allez, viens.

Sans trop savoir ce que je fais, je prends sa main et lui intime de me suivre. Il faut retourner sur les toits et se remettre en route.

- Ah oui... Heu... Si tu veux encore un mouchoir, j'en ai, hein ?

Qu'est-ce que je raconte encore ? Richard Grayson, tu es vraiment le mec le plus débile qui existe au monde.



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MessageSujet: Re: « une histoire d'oiseaux »   Mer 18 Mar - 17:28




« colombe & rouge-gorge »



FLASHBACK

Danse divine portée par une aura meurtrie, délabrée.. Chaque pas dévoile une nouvelle sensation pénible à porter, à contempler. Les hommes tentent de la fuir du regard mais sont retenus par une force sibylline qui leur impose de pâtir avec la jeune enfant. Des murmures insufflent la rumeur que la colombe n'est autre que la progéniture d'une sainte avec un démon et qu'elle est condamnée à percevoir distinctement la douleur des humains mais aussi à leur faire apprécier la sienne. La colombe ne cesse de tenter de déployer ses ailes, mais le mal qui la porte est insoutenable et celles semblent briser. L'oiseau blanc désir plus que tout de prendre son envol, pourtant quelque chose d'indistinct la maintient. Un hurlement jaillit d'entre ses lèvres, des larmes lèchent ses joues pâle.. Elle était lugubrement merveilleuse et tous se sentaient monstrueux d'éprouver tant de sentiments joyeux à son égard alors qu'ils distinguaient avec horreur sa géhenne. Le vengeance maintenait son être sur le sol et tant qu'elle n'aura pas accompli son devoir, reprendre son envol lui sera interdit.. Sal l'a prit dans ses bras alors qu'elle s’effondrait sur la scène. « T'auras ta revanche, je t..»
FIN FLASHBACK


« ..te l'assure. Tôt ou tard, tu l'auras. » Le regard qui s'abaisse pour ne plus montrer une haine grandissante, une faiblesse tuante, tu mets tes mains sur ton visage pour que les larmes cessent de dévorer ton visage d'amertume. Cela n'arrange rien, tu veux céder à la tentation du diable, éructer le fond vertueux qui te porte et danser avec la miséricorde. Un souffle accompagne ta prise de conscience et tu relèves le visage ; ton regard change du tout au tout, il devient macabre, sinistre. Et dans un élan de conscience, tu abandonnes sa main tendue pour remonter à toute vitesse sur les toits. « Nous ne sommes pas pareil. » Il n'est rien, après tout. Tu es la fille d'un démon, celle d'une sainte.. Et l'enfant prodige d'une famille d'assassin. Et toi ?

A toute vitesse tu parcours les toits, et sûrement que la colère t'enivres et tes peurs fuient le mal qui t'enchaîne car tu sautes des vides un peu plus grands, un peu plus risqués.. Pourtant tu ne faillis pas, ton regard reste posté sur cette voiture qui avance à vive allure vers le port. Et lorsque celle-ci arrive à son point d'arrivée, tu restes intact, immobile sur se rebord d'un grand hangar, qui te confonds parfaitement dans la pénombre. Ils parlent et un visage se distingue. « Alecto, amigo ! Comó està ? Un lieutenant de Cassamento, Benedict Bosniavosk, un russe rôti jusqu'à la moelle par son chef. [color:4119=FFA1A1]« Je ne suis pas ton ami, ni celui de ton chef. On a conclu un accord et je dois récupérer cette petite bombe que tu nous as promis en échange de tes lance-rocket. Les lieux ne sont pas sûrs, même à cette heure, dépêchons nous. Il s'avance et les hommes de Casarelli braquèrent ses armes sur lui, les hommes de Benedict firent de même. « Calma calma.. Allons sur le bateau, ce sera plus sûr. » Ce fut l'effroi pour Helena.. « Une bombe.. » Et les hommes montent dans le bateau.


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MessageSujet: Re: « une histoire d'oiseaux »   Jeu 19 Mar - 6:21




Une histoire d'Oiseaux



Tiens, cette fois, mes mouchoirs ne lui plaisent plus. Déçu, je range le paquet que j'avais commencé à sortir avant qu'elle se dégage et reparte en avant, puis me mets à la suivre. T'espérais quoi, Dick, qu'elle te tombe dans les bras juste parce que t'es le seul mec du coin assez stupide pour risquer de te faire tuer en combattant la mafia ? Peut-être bien.
Pas besoin d'être le plus grand sorcier de Gotham pour deviner qu'elle est en colère, et quelque chose me dit que mes mots n'ont rien arrangé à la situation. Stupide, Richard Grayson. Tu es stupide. Elle court sans s'arrêter, plus vite que tout à l'heure, et j'accélère l'allure pour na pas la perdre. Ce n'est plus vraiment la voiture que je prends en filature, je m'en rends bien compte. C'est elle, Huntress. Elle m'intrigue.

On arrive bientôt aux docks, je m'arrête à côté d'elle sans rien dire. Contrairement à tout à l'heure, la situation exige toute mon attention. Guéguerres entre les grandes familles mafieuses ou transaction beaucoup plus délicate ? La réponse arrive d'elle-même : Cassamento échange une bombe contre des lance-roquettes de Falcone. Après l'éternelle scène où tout le monde se braque une arme dessus, chacun des agents se dirige vers un petit yacht où une hôtesse en robe noire les attend.

- Eh ben... On ne se refuse rien, on dirait.

Je romps le silence sans même m'en rendre compte, trop habitué à parler. Garder la bouche fermée très longtemps n'a jamais été mon point fort, ça, je suis bien forcé de l'admettre.

- Bon, une virée en mer, ça t'intéresse ? Cette fois, je prends les devants, si ça ne t'ennuie pas.

J'attends le moment propice, c'est à dire quand chaque homme présent est entré dans le bateau, puis m'élance dans la nuit. Petite luciole virevoltante brillant d'un faible éclat rouge, j'atterris sans un bruit et me dirige vers l'embarcadère. L'entrée est là, toute faite, mais un colosse armé monte la garde. Il ne fait pas dans la dentelle, ça, c'est certain, avec son fusil à pompe en main et la longue cicatrice qui lui parcourt le visage. Il n'est pas seul à faire la surveillance, apparemment, puisque je repère deux autres types postés autour du yacht.
J'entends le moteur qui commence à vrombir, si je ne monte pas maintenant, je n'aurai plus la moindre chance d'y parvenir. Accroupi, je me rapproche encore un peu et analyse ma cible. Le bateau commence à avancer. Je n'ai plus le temps. Tant pis pour lui. Je prends appui sur mes genoux et m'élance dans un saut légèrement de côté.

- Qu'est-ce...

Le mouvement est instantané, j'atterris sur ses épaules, plaque ma main sur sa bouche avant de lui asséner un coup sec sur la nuque. Il s'écroule mais je parviens - difficilement - à le rattraper avant qu'il ne touche le sol de tout son poids et alerte les autres.
Me voilà entré. Devant moi, une porte fermée mène au lieu où l'échange est certainement en train de se réaliser. Derrière... Les docks s'éloignent lentement, et une seule question me vient à l'esprit : où est passée Huntress ?



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Dernière édition par Dick Grayson le Ven 20 Mar - 20:00, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « une histoire d'oiseaux »   Ven 20 Mar - 19:57




« colombe & rouge-gorge »



Bruits de pas vers la gauche, pas vers la droite et Dick se trouve à quelques mètres des hommes qui accouraient droit vers lui. Alors qu'à la seconde près les deux baraqués tombent sur lui, une main sur sa bouche puis une autre sur son torse, virent se poser dans un silence de mort. Son corps entier fut entraîner dans la pénombre, appuyé contre un corps chaud.. A l'odeur de vanille. « Ne te débat pas, c'est moi. » La voix plus délicate que sur le port, tu semblais déjà légèrement apaisé : l'air de la mer te fais du bien ? Le corps de Dick cesse sa résistance et tu le libère de ton entrave chaleureuse. « On attend qu'ils passent, tu pars vers la gauche et moi vers la droite. On se retrouve au bout. J'ai compté quatre hommes à l'extérieur et trois à l’intérieur sans compter le russe et l'homme de Falcone. » C'était un ordre, dans un murmure sec mais décisif. Les hommes passent.. Et tu t'élances.

Sans laisser le temps à ta victime de se retourner, tu attrapes une corde sur ton passage, l'enroules autour de son cou et l'étrangle dans le dos.  Un coup de talons dans le creux de son genou vient affaisser son corps lourd. De toute tes forces, tu le pousses contre le bord et arrive à faire passer par dessus alors qu'il est déséquilibré. Un de moins. Il ne t'en reste plus qu'un. Celui te vois venir au loin et il sort son arme. Plus qu'une solution : courir en zigzag, jusqu'à l'atteindre. Pourtant une balle te frôle et te blesse au bras.  Rien de bien méchant, mais c'est douloureux. Tu es sur tes débuts, c'est normal après tout.. Avec un élan fulgurant, tu poses ton pied sur le mur et prend en hauteur : ton point s'éclate sur sa gueule et il lâche son arme. Il se baisse pour tenter de la rattraper, ton talon se plante dans dos. Un coup de pied dans l'arme, elle tombe à l'eau. L'homme se relève, des échanges de coups.. Puis le coup de la glotte, il hoquette, tu passes dans son dos et l'étrangle avec ton bras. Pareil, il passe par dessus le bord. Arrivé au bout, tu attends ton compagnon de pied ferme, un bandage de fortune fais avec ta manche.


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MessageSujet: Re: « une histoire d'oiseaux »   Mar 24 Mar - 6:27




Une histoire d'Oiseaux



Ok, j'ai bien aimé quand elle m'a attrapé et je ne dirais très probablement pas non à ce qu'elle recommence. Concentre-toi, Dick. Oui, je me concentre.

- On attend qu'ils passent, tu pars vers la gauche et moi vers la droite. On se retrouve au bout. J'ai compté quatre hommes à l'extérieur et trois à l’intérieur sans compter le russe et l'homme de Falcone.

Elle me donne un ordre ? Décidément, il lui manque juste un fouet et heu... Qu'est-ce que je raconte, encore. J'attends qu'elle agisse et me lance à mon tour. L'effet de surprise est définitivement abandonné au moment où j'entends une balle partir. Les deux hommes se tournent vers moi.

- Capuche Rouge.
- Loubard Numéro 1. Loubard Numéro 2. Enchanté, depuis le temps que j'entends parler de vous.

Je saute pour éviter la première salve de balles et me réfugie derrière une caisse. Ils sont tous les deux armés, et je n'ai probablement aucune chance de m'en sortir si je ne ruse pas. Je lance un objet dans leur direction et m'écrie :

- Huntress ! A terre !

Les deux colosses, instinctivement, plongent vers le sol dès qu'ils comprennent - ou pensent comprendre - la situation ; sans réaliser que, ce qu'ils ont pris pour une grenade, n'est rien de plus que mon petit paquet de mouchoirs. Je m'élance. Appui sur la paroi de la cabine, un rebond me permet d'écraser mon pied dans le visage du premier type qui essaye de se relever. L'autre tente de m'asséner un coup de crosse, mais mon esquive de dernière seconde protège mon visage et ne lui permet que de me toucher l'épaule. Si vous vous demandez si ça fait mal, je peux vous le confirmer : ça fait mal, oui. Un peu plus d'un mètre nous sépare, lui et moi, il tente de retourner son fusil et de me mettre en joug mais je me remets en mouvement et ne lui laisse pas le temps de viser une cible précise. Mes mouvements sont aléatoires, je roule, saute, recule et cours de façon à ce qu'il ne puisse pas prévoir ma prochaine destination. Il s'agace, c'est le moment ou jamais. Brusquement, je m'élance avant de glisser à genoux. Je bénis ma minceur en constatant que je suis capable de passer entre ses jambes trop écartées. Arrivé dans son dos, je me retourne avant lui, bondis de nouveau et m'accorde le luxe d'un Randy Orton KO dans les règles de l'art.

- J'ai toujours rêvé de faire ça.

Je rejoins Huntress quelques instants plus tard. Apparemment, elle s'est débarrassée plus facilement de ses adversaires que moi. Sauf que, moi, au moins, j'ai fait un RKO.

- Ca va ton bras ?

Non, je propose pas de mouchoir, cette fois. De toute façon, le paquet est resté de l'autre côté. A l'intérieur, les hommes restant nous attendent probablement de pied ferme. Il va falloir qu'on soit rapides et efficaces si on veut éviter de se faire tuer en entrant.

- Tu as une idée de comment rejoindre les derniers types sans se faire canarder ?

J'hésite avant de reprendre.

- Et heu... Non, j'ai pas envie d'entrer en premier et d'aller éteindre les lumières ou quoique ce soit du genre.

Sa mine incrédule me rappelle qu'elle n'était pas là, elle, au club de Maroni. N'empêche que je me comprends.



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MessageSujet: Re: « une histoire d'oiseaux »   Ven 27 Mar - 18:10




« colombe & rouge-gorge »



« Un RKO, la claaaaaaaaaasse. Quand j'étais en Sicile je regardais le catch avec..» Le catch, tous les jours à 17h30 avec ton cousin Sal, vous adoriez ça. C'était votre petit truc, seulement à vous, un moment rare de détente qui vous unissait et -souvent- menait à une baston débile de celui qui ferait la meilleure prise à l'autre. Tu perdais toujours. Mais là, c'est la vie privée et sous ton masque de chasseuse pas un mot sur le passé. « Euhm... On va pas rentrer. » Un sourire -enfin !- se marqua sur ton visage. La colère de tout à l'heure a laissé place à une envie de te battre et d'aller de l'avant. Bien consciente que tu le tuerais pas maintenant -c'était certain- il te faut être patiente et aujourd'hui est une bonne leçon par la suite : tu aurais pu le mettre en danger et peut-être le faire tuer.. Ce n'était absolument pas digne d'une justicière. « Ils vont sortir. » Sans plus attendre, tu te diriges vers une arme laissée là par les loubards et reviens vers lui en lui faisant signe de monter au dessus de la sortie. Toi tu restes postée face à la porte. Un long soupir, très long... Un, le premier doigt se soulève, deux, un deuxième et ton regard est un peu plus certain, trois et tu fais un signe de la tête.

BANG. BANG. BANG. BANG. BANG... !!!!

Une valve affolante vers la porte, les contours pour être sure de ne tuer personne. Et une réponse immédiate et tu te jettes vers la droite, en te fracassant contre les barrières. Le regard dirigé vers Robin, il est indicatif de ne pas agir, pas tout de suite. Reste en silence, attends.. Trois hommes sortent en trombe, accompagnés par le Russe et Casarelli. Ne tirez pas bougres !!! Je veux savoir qui est-ce ! Benedict fait une mine dérangée. Alec surenchérit. « Qui es-tu ? Maroni & sa bande ? Une espionne ? Parle où la balle de mon..» Bene' le coupe. « Mon bateau mes règles. Dit moi ma belle, que fais-tu à attaquer mon bateau. »  Et toi, tu restais là en silence. Tu espérais que Robin entre et trouve des informations, des papiers importants.. Et cette bombe. « A première vue tu tires mal, mais t'es assez doué pour mettre KO quatre de mes gars. Je vais devoir te frapper si tu ne parles pas..» Un sourire se marqua sur ton minois. « Tu es comme Cassamento, aucun mal à frapper une femme. » L'homme marqua un air pensif.. « Tu connais ton sujet. Tu connais mon patron. » Gagner du temps, c'était l'essentiel.. Et un premier coup de pied s'écrasa sur ton visage. Puis un deuxième. « Enculé, c'est quoi ton soucis ? Tu es son chien, ça fait dix-neuf ans que tu es sa raclure... Haha..» Benedict doutait doucement, et s'étonnait que tu en saches autant, toi, venue de nulle-part. « Bon, je vais lui en tirer une. » Son arme braquée sur ton front, tes yeux se fermèrent et tu espérais.. Tu ne savais plus quoi faire. Destin scellé.


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MessageSujet: Re: « une histoire d'oiseaux »   Sam 28 Mar - 17:26




Une histoire d'Oiseaux



Je suis son plan sans trop comprendre. De toute façon, élaborer des stratégies et moi, ça fait huit : l'improvisation c'est mieux. Mais dans le cas présent, me conformer à ce qu'elle prévoit est sans aucun doute plus judicieux. Quand la porte s'ouvre, je me faufile à l'intérieur. L'exercice est périlleux, mais je parviens à le réaliser sans me faire repérer. Pas le temps de m'occuper de Huntress, j'entends des bruits et des voix, mais si j'y prête attention maintenant, tout ça n'aura servi à rien. Non, Dick, ne te retourne pas maintenant, malgré les coups que tu viens d'entendre. Facile à dire, ça, fichue voix dans ma conscience, je voudrais bien t'y voir.

- Bon, je vais lui en tirer une.

De dehors, les bribes de conversation me font comprendre que la situation n'est pas aussi bonne que je l'espérais. Ma respiration s'accélère encore quand je trouve enfin ce que je cherche : la bombe dans sa valise grise entrouverte face aux caisses remplies d'armes. Aussi loin que je me souvienne, la manipulation d'engins explosifs ne fait pas partie de mon CV. En revanche, la manipulation de mallette...
J'écrase la valise sur l'arrière du crâne du type le plus proche qui s'écroule directement et, toujours dans mon élan, retourne sur le toit de la cabine. Alecto Cassarelli se tourne et pointe son arme vers moi :

- J'aurais dû m'douter que tu t'point'rais, Capuche Rouge.
- Alecto, je te l'ai répété combien de fois ? C'est Robin. Je t'ai quand même pas rendu amnésique en t'envoyant à l'hôpital, si ?
- Tu fermeras pas ta gueule avant de crever, hein ?

Je me précipite vers l'arrière juste avant qu'une salve de balles ne se loge là où je me trouvais l'instant d'avant.

- Ramène ce que t'as pris tout de suite, Capuche, ou on bute ta copine.
- Ma copine ? C'est pas ma copine, t'es fou.

J'aimerais bien. Peut-être. Mais non.
Mallette toujours en main, je redescends vite et me pose à l'autre extrémité du pont, adossé contre une paroi qui, je l'espère, est bulletproof.

- Je fais pas ami-ami avec les agents de Cassamento, Alecto, pour moi vous êtes tous des merdes.
- Quoi ?
- Qu'est-ce qu'il raconte ce con ?

Un échange aussi tendu entre Falcone et Cassamento ne se fait pas sans des suspicions immenses. Tout le monde sait que, si la mafia italienne ne s'entend pas entre elle, les relations avec les hispaniques sont loin d'être meilleures.

- Ruskov, tu voulais nous doubler ?
- J'ai jamais vu cette gonzesse, putain !
- J'aurais dû m'douter que c'était trop louche de venir sur ton bateau ! Connard de communiste !

J'entends un coup de poing qui part, c'est le moment. Je sors à découvert et fais la première chose qui me passe par la tête : lancer la mallette.

- Putain !

L'idée de voir une bombe, même dans une valise, s'écraser par terre ne semble pas plaire aux deux premiers types qui se précipitent pour la récupérer en vol. Trop tard, je suis déjà sur eux et les mets à terre en entrechoquant leurs crânes.

- Donne ça tout de suite, Capuche Rouge.

Alecto est par terre, le Russe et son autre homme s'en sont débarrassés. Tous les deux ont les yeux - et le flingue - rivés vers moi, et la mallette que je tiens en main, surtout.

- Pas digne de confiance cet Alecto, hein ?
- Donne, et je te tue en une balle. Sinon, je ferai en sorte de te tuer... Lentement.
- Vous faites toujours des propositions aussi sympas chez les Russes ou c'est juste ce qui arrive à force de lécher des pompes pleines de paella ?

Joli. Sauve ta vie avec des mots, maintenant, Dick.



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MessageSujet: Re: « une histoire d'oiseaux »   Dim 29 Mar - 14:19




« colombe & rouge-gorge »



Les choses se sont précipitées. Des bribes, les coups t'ont assommé, tu saignes au niveau de l'arcade et crache du sang.. Sûrement une dent qui a sauté. Couché sur le ventre, dans les vapes, tu tentes de comprendre l'échange.  Robin est en danger et ça te rend dingue, tu pètes un plomb intérieurement, tu perds le contrôle.. Je vais les tuer, tous les tuer. Pourtant la force n'est pas là, t'es complètement ailleurs, tu vois flou.. Puis tu penses, tu réfléchis. Quoi faire, comment, quand ? Un souffle, un second.. Tu analyses avec rapidité la situation et tu comprends que le seul moyen de laisser à Dick une chance de s'en sortir c'est de chopper Benedict et ainsi maitriser le garde qui voudra absolument défendre son maitre. Alors qu'ils sont tous obnubilé par cette foutue mallette, tu sautes sur l'occasion pour prendre le flingue placé à la taille du Russe et le pointer sur sa tempe en un temps record. L'adrénaline. L'adré. « Tu expliqueras à Cassamento comment tu as fais pour laisser filer sa fille dans la nature. Toi là, le garde, ton arme dans l'eau. » Ton doigt sur la gâchette, tu as envie de tirer. « NE TIRE PAS ABRUTI. Jette ton arme. » Il parlait à son garde du corps, il s'exécute. « Mais t'es qui putain ?! Le boss n'a pas eu d'en..» Il comprit alors, il assimila la discussion précédente et celle actuelle. « Oh putai..»

Quelques secondes d'inattention et Alec se releva pour tirer vers Robin. Tu t'en doutais, c'était le but de cette conversation au final. Le flingue se pointe sur le genoux d'Alec, en vitesse et tu tires. BANG. Un hurlement de douleur, horrible. De son flingue, quelques coups de feu se détachent c'est la pagaille. Le garde te saute dessus et Benedict en profite pour bloquer ton bras. « Envie d'une baignade ? » De toute tes forces, tu les emmènes contre la rebord, tandis que Bene -ayant réussi à passer derrière toi- est écrasé par ton poids et le garde, dans son élan pour te sauter dessus, accentue la pression. Tes cuisses autour de ses hanches, tu fais davantage pression sur Bene qui te maintient et fais une galipette arrière. Il vole par dessus la rembarre et fait un magnifique plongeons dans l'eau. Contente de toi, tu es prise de surprise lorsque le russe lâche l'étreinte qu'il a sur toi pour que tu finisses aussi dans l'eau.

Coup de chance, au dernier moment ta main attrape un barreau, mais le contact contre la paroi du bateau te sonne. Dans l'autre main, le flingue que tu pointes sur Benedict. « Il te cherche depuis onze ans ! Onze ans ! J'ai juste à te buter et les choses sont réglées sale peste ! » Il va pour écraser ta main avec son pied. Et tu tires dans son épaule, encore pourtant sonnée, à deux doigts de lâcher ta prise sur la barre, tremblante. « Tu mériteras que je te crève fils de chien ! » Tu glisses, tu transpires.. Lâche pas, lâche pas !. Mais ton bras blessé te fais mal, tu as envie de hurler de douleurs.. Si tu lâches le flingue tu es à sa merci et tu ne veux pas, tu ne peux pas le tuer.. Pourtant. Il revient à la charge. « Tuer est encore trop difficile pour toi, salope ? » Cette fois dans son genou. Il est dur pour toi de bien viser, ta vue se trouble, ta main risque de lâcher à tout moment... Et puis.. Robin, je suis... Quelques secondes encore, tu n'entends plus rien, hormis la douleur lancinante de ton bras, le boum boum incessant dans tes tympans. Tu lâches.

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MessageSujet: Re: « une histoire d'oiseaux »   Dim 29 Mar - 20:12




Une histoire d'Oiseaux





Bam. Bam. Des coups de feu. La lèvre ensanglantée et la joue meurtrie après le coup de poing que je viens d'encaisser, je tourne instinctivement la tête vers la source du bruit. Je ne vois plus Huntress. Des phalanges s'écrasent de nouveau sur mon visage. Je ne suis plus concentré, il en profite et enchaîne jusqu'à me balancer en arrière. Je dois agir vite. Je me jette par terre et évite le genou qu'il m'envoie. Il est déséquilibré. C'est le moment. Roulade sur le côté, j'attrape sa cheville que je tire avec force. Il vacille, tombe et se mange mon pied. Ca y est.
Pas le temps de me réjouir, je m'élance aussi vite que je peux vers le dernier type debout. Enfin, debout, c'est un bien grand mot, vu la quantité de sang qui s'écoule. Le Russe. Je plonge quand je comprends enfin que ce qu'il écrase avec son pied, c'est la main de Huntress, tentant du mieux qu'elle peut de s'accrocher au rebord du bateau. Mon coude vise sa mâchoire, il est propulsé et s'écroule de tout son long, mais je ne m'en occupe pas. Mes mains se précipitent et effleurent celles de Huntress. Elles l'effleurent mais ne la rattrapent pas. Nuée d'encre, ses cheveux s'enfoncent dans l'eau. Je ne réfléchis pas et saute à mon tour.

C'est froid. Glacial. La mer est aussi acérée que des milliers de petites aiguilles qui transpercent ma peau. Yeux grands ouverts malgré le sel douloureux, vision trouble, je tente de suivre Huntress. Sa chute est inexorable, lente mais implacable. Mes bras et mes jambes s'activent, les efforts sont redoublés, ma respiration devient plus difficile, ma poitrine s'alourdit mais je ne renonce pas. Ma main effleure la sienne, de nouveau. Mais, cette fois, mes doigts s'enroulent enfin autour des siens. Sa chute est ralentie, oui, mais pas arrêtée. La douleur est insoutenable. Je plonge plus profondément encore, jusqu'à pouvoir l'attraper autour de la taille. Allez, Dick. Il faut remonter, maintenant. C'est ce que tu sais faire de mieux, non ? Oui, c'est vrai. Mes jambes s'agitent et donnent des impulsions suffisantes pour combattre la gravité. Je distingue les lumières du yacht qui se rapprochent, étincelle blanche dans un univers flou. Ma bouche s'ouvre, incapable de résister à la tentation d'amasser de l'air, mais elle ne fait que se remplir d'eau. Ça brûle. Pas maintenant, Dick. Tu y es presque. Yeux fermés par la douleur, poumons qui se remplissent peu à peu d'eau, je pousse du mieux que je peux tout en tenant Huntress le plus fermement possible. La torture semble infinie, à l'aveuglette je continue, jusqu'à ce que, enfin, j'émerge. Je crache ce qui me paraît être des litres d'eau en mettant enfin la tête au-dehors et nage péniblement vers le yacht. Huntress ne réagit toujours pas. Non, non. Tu vas y arriver.

Je parviens à nous hisser après plusieurs difficiles essais. L'adrénaline ne fait plus effet, mes muscles sont épuisés et ma respiration me fait souffrir. Pourtant, je ne peux pas encore m'apitoyer sur mon sort. La situation est critique. Le visage de Huntress est nappé de meurtrissures, ses paupières sont closes et elle ne réagit pas aux massages cardiaques puérils que je tente de lui administrer. Merde, merde, merde. Je tente maladroitement tout ce que mes maigres connaissances en secourisme me confèrent. Une fois. Deux fois. Trois fois. Non. Non. Non ! Rageur et désespéré mon poing s'enfonce au niveau de sa poitrine.
Elle crache. L'eau s'échappe de sa bouche. Son corps s'agite et elle remue ses membres frénétiquement. Et moi... Moi, je m'écroule à côté d'elle, épuisé. Et soulagé. La capuche ne recouvre même plus mon visage mais je ne m'y intéresse pas, trop absorbé par les étoiles qui parsèment cette nuit noire. Aussi noire que les longs cheveux de Huntress, juste à ma droite.

- Bordel de soirée.

C'est tout ce que je trouve à dire. Je ne sais même pas si elle peut m'entendre, vu son état, mais je continue. Parler après un moment de stress est aussi naturel que sauter, pour moi. Je reprends mon souffle péniblement, cordes vocales presque brûlées puis continue :

- Si tu voulais que je vienne te sauver, t'aurais pu choisir autre chose que la mer...

Difficilement, je tourne la tête. Autour de nous, les corps inanimés de tous les hommes jonchent le pont du paquebot. Oui, bordel de soirée.

- N'empêche... Je crois que c'était du beau boulot.



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MessageSujet: Re: « une histoire d'oiseaux »   Mer 8 Avr - 19:30




« colombe & rouge-gorge »



« Je me suis longtemps persuadé que ma mort serait douloureuse et vive. J'imaginais des coups de lames transperçant mon corps, brûlée à vif, battu jusqu'à rupture..  Et là, alors qu'elle me tend les bras chaleureusement, je me sens juste sombrer doucement, lentement, comparable à la venue du sommeil. La mort est douce, presque appréciable.. Mon dernier souffle signe la fin. Sans avoir pu réaliser mes dessins, ma vengeance.. Je me meurs.. »

BOUM. Un coup net, précis, puissant, placé au cœur de ta poitrine. La douleur est monstrueuse et tous tes sens reviennent à une vitesse folle. Le froid, les blessures, le flou.. Tu te redresses hurlant toutes tes tripes. Les larmes coulent sur tes joues et ta bouche rend l'eau qu'elle t'a laissé avaler. Plusieurs quintes de toux, qui t'arrachent la gorge par l'eau salée brûlante et à la fois si glaciale. Un souffle plus apaisé, puis un deuxième. J'ai cru mourir. Effondrée sur le sol, rien ne semble te donner la force de te relever. Robin... Robin ! « La prochaine fois saute pas surtout.. T'aurais pu crever. » Puis ton regard se pose sur lui.. Il est trempé, la peau presque bleu et le visage à découvert. Homme charmant, un visage des plus séduisants.. Rougeur sur tes pâles joues. Tu fuis son regard et laisse tes yeux voguer sur les corps inertes des hommes.. Ils resteront pas une éternité ainsi, faut rentrer.

Quelques minutes plus tard, tu te trouvais au gouvernail du bateau pour le diriger à nouveau vers le port. Entre temps, tu as fait le choix de jeter les armes et la bombe par dessus le bord, avec précaution de tous les ligotés -très fermement- pour qu'ils ne puissent pas interrompre l'acte. Pendant tout ce temps, tu avais laissé Dick reprendre ses esprits.. Un besoin de solitude se fait ressentir. Pourtant le désespoir de rentrer chez toi, dans cet infecte appartement troué de partout, rongé par les mites et infesté de cafards...

Une heure et enfin arrivé au port sans mésaventures. Sans attendre plus longtemps tu t'avances vers lui et l'aide à se relever. Un sourire s'affiche sur ton visage. « Les masques, ça cache mieux le visage. Et puis.. Les gens arrêterons avec ce "capuche rouge" bien dégueulasse. » Tu marques une pause et enlève ton masque, agitant ta chevelure au passage. Une grande bouffée d'air. « Enchantée, Helena. » Main tendue vers lui, une étreinte brève entre la sienne et la tienne. Un pas en avant, un pas de trop.. La proximité te permet de sentir son souffle sur tes lèvres. « Ce fut court mais intense.. » Aguicheuse..



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MessageSujet: Re: « une histoire d'oiseaux »   Jeu 9 Avr - 19:30




Une histoire d'Oiseaux



Des fois, rester allongé, c'est bien. En fait, même si je le voulais, je ne pourrais sans doute pas me relever, je crois. Donc je la laisse faire et me contente de regarder les étoiles. Le trajet est long, ou court, peut-être. J'ai l'impression de m'être endormi et, quand elle vient me relever, c'est le corps tout endolori qui vient m'indiquer que, ça y est, le contre-coup est là.

- Enchantée, Helena.

Mon souffle est coupé, et pas uniquement à cause de la douleur qui me prend toujours la poitrine. Elle enlève son masque et s'avance. C'est près. Personne ne s'était rapprochée comme ça depuis... Raya. J'hésite à m'écarter mais, finalement, parviens à rester debout. Je la regarde dans les yeux.

- Moi c'est Dick. Ravi de te rencontrer, Helena.

La tension dans l'atmosphère me pèse, et, inconsciemment, je sors une vanne comme celles que j'ai l'habitude de lâcher dans n'importe quelle circonstance.

- Les casques c'est carrément mieux que les masques, non ? Regarde ça...

Mon doigt effleure timidement les hématomes et les coupures qui parsèment son visage. Si moi je suis dans un sale état, alors elle...

- Ils t'ont vraiment pas ratée. Ils mériteraient quelques coups de plus pour ce qu'ils t'ont fait. C'est du gâchis.

Clairement. Elle a quoi, un an, deux ans de plus que moi ? Des garçons, elle a dû en voir des dizaines passer, vu sa façon de me regarder sans ciller et d'aussi près. Enfin, Dick, écraser des mafieux qui ont une bombe te fait pas peur, et tu te fais dessus parce que t'as juste à te pencher pour lui toucher les lèvres ?

- J'espère qu'on aura l'occasion de retravailler ensemble, c'était vraiment... Cool.

Cool. Cool ? Vraiment. Je tente un mouvement de recul, complètement déçu par ma répartie minable, avant de me reprendre. Non. Je vais pas me défiler. Non, bordel.
Je me repenche en avant, la regarde pour vérifier qu'elle ne prépare pas sa main pour une gifle, et dépose mes lèvres délicatement sur les siennes. C'est froid, déchiré, et le goût de sel et de sang que j'y trouve - et qui est certainement aussi sur ma bouche - me surprend. Mais j'aime ça. Oh, oui, j'aime ça. Et ce n'est que quand j'entends les sirènes de police se rapprocher que, enfin, je recule.

- C'était vraiment intense, oui.

Ma mâchoire endolorie s'étire dans un sourire maladroit à mesure que je m'écarte. Même le visage tuméfié et du sang partout, elle est canon. Un dernier regard lancé en sa direction, et je m'élance du mieux que je peux vers un bâtiment proche, toutes dents encore dehors.
Félicitations, Dick, le grand coup de la soirée c'était pas d'arrêter ces types mais bien de bécoter ce 9/10.



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