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World's Finest by Chris Egiziano on Grooveshark



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 Dick Grayson - The Boy Wonder

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MessageSujet: Dick Grayson - The Boy Wonder   Sam 17 Jan - 14:02






♦ Prénom(s) & Nom(s) : Richard "Dick" John Grayson

♦ Pseudonyme : Robin

♦ Faction  : Justiciers

♦ Ville de départ : Gotham City

♦ Sexe : Masculin

♦ Âge : 17

♦ Lieu de Naissance : Gotham

♦ Orientation : Hétérosexuel

♦ Situation : Célibataire

♦ Métier : Orphelin



Résumé d'une histoire plutôt longue




Plus vite.
Plus haut.
Plus loin.

Je sens la moiteur de mes mains sur le trapèze, j'entends le tambourinement de mon cœur battre toujours plus lourdement. Boum, boum.
Muscles fins et tendus, je m'élance encore plus en avant, attrape la barre en vol puis la relâche pour en reprendre une autre. Boum, boum.
Les figures se suivent et redoublent de difficulté, aucun relâchement n'est permis, aucun aléa, aucune approximation. Chaque geste est méticuleusement choisi, chaque action est savamment réfléchie.
En-bas, j'entends les clameurs de la foule, les applaudissements, les moments d'appréhension muette, mais je n'ai pas le temps de m'en imprégner, d'en être galvanisé.
Je ne peux pas laisser un élément extérieur perturber ma concentration, pas maintenant, pas alors que je m'élance pour le Flying Grayson. Le clou du spectacle. Boum, boum.

Mains fermement appuyées sur la barre, je donne assez d'impulsion à mon corps pour m'élancer à l'instant précis où le trapèze de face se rapproche. Trois. Deux. Un. J'agrippe la barre du bout des doigts, suffisamment pour ne pas tomber tout en restant agile. Ma vitesse me permet d'enchaîner sur le dernier mouvement sans transition, mes jambes prennent de l'élan en se balançant d'avant en arrière, et je me sers de la puissance de mon geste pour lâcher prise au moment même où j'effectue ma rotation. A la manière d'une balançoire qui fait le tour de son appui, je passe au-dessus du trapèze et rattrape celui que j'ai quitté il y a quelques secondes à peine, me laissant guider par sa trajectoire pour atterrir enfin sur l'estrade.
Boum, boum.
Boum, boum.
Cette fois, mon cœur n'est plus seul à tambouriner. Ce vacarme, cet assourdissant concerto, ce sont les applaudissements qui tonnent en contrebas qui le causent. Je vois M. Haly se rapprocher de son micro tout en faisant de grands gestes des bras afin de haranguer la foule.

- Bravo, oui, bravo à Richard Grayson, qui vous a dévoilé aujourd'hui sa propre version du célèbre numéro des Flying Graysons ! Si certains pensent encore que le talent n'est pas héréditaire, je leur demande de prendre le temps de bien regarder ce qu'arrive à faire ce garçon ! Applaudissons bien fort la prochaine étoile du monde de l'acrobatie !



Je prends le temps de savourer les applaudissements, saluant le public qui se lève même par endroit, avant de retourner dans les loges, à l'arrière du chapiteau.

- Tu m'as bluffé, Dicky ! Wouah !
- Raya exagère, Grayson, je t'ai trouvé un peu lent par moment.

Mes deux meilleurs amis. Raymond et Raya. Ou plutôt...
Mon meilleur ami, Raymond et... Raya. Sa crinière flamboyante se déplace vers moi et elle sourit avant de me déposer un baiser sur la joue. Je sens le feu monter sur mon visage et la grimace moqueuse de Raymond me fait comprendre qu'il l'a remarqué, ce qui me pousse à changer de sujet au plus vite :

- Heu... Vous savez où sont mes parents ?
- Oui, je crois qu'ils sont derrière la tribune Nord, on était avec eux tout à l'heure. Ta mère avait vraiment l'air fière.
- D'accord ! Je vais les voir et je vous rejoins quand ça commence, on fait comme ça ?
- A tout de suite, Dicky !


Je connais l'ordre du spectacle par cœur, les spectateurs sont d'abord intéressés par 'l'Enfant Prodige", puis la tension retombe un peu avec le tour des Animaux et leurs Maîtres, avant que les Flying Graysons, les parents, ne viennent dévoiler le numéro qui leur a valu le titre de meilleurs trapézistes nord-américains. Ce qui me laisse donc plus ou moins une dizaine de minutes pour les trouver et discuter un peu avec eux.
Je me dirige vers la Tribune Nord après être sorti des loges mais une voix étrange, dure et menaçante, attire mon attention, un peu à l'écart du chapiteau.



- ...que j'veux dire, Haly, c'est que t'es pas au-dessus des autres. A un moment donné, faut payer.

Devant moi, un homme aux épaules larges et au visage à moitié dissimulé par une casquette tient le vieux M. Haly par le col, et quelque chose me dit que ce n'est pas par amitié que son visage est si près du sien.

- Est-ce que je peux vous aider, m'sieur ?
- Non, non, petit. Héhé. J'm'en allais, justement.


L'homme à la casquette me lance un regard noir avant de s'éloigner.

- Tout va bien, monsieur Haly ?
- Oui, ne t'inquiète pas, Dicky, c'est juste une... Vieille connaissance... Et que fais-tu ici, d'abord, mon garçon ?
- J'allais voir mes parents, c'est l'anniversaire de Maman et...
- Ah, oui, le cadeau ! Apporte-le-lui vite, je suis sûr qu'elle voudra le porter pour le numéro.
- Mais... Et vous ?
- Puisque je te dis que tout va bien ? Allez, Dicky, va voir tes parents, ça leur fera plaisir.


Je quitte M. Haly un peu à contrecœur et contourne le chapiteau jusqu'à arriver devant une entrée dérobée, connue uniquement des membres du Cirque. L'arrière de la tribune Nord est une petite pièce circulaire faiblement éclairée dans laquelle mes parents ont l'habitude de venir avant un show. Papa l'appelle "l'évacuateur de stress" parce que, même malgré ses années d'expérience, il a toujours besoin de baigner dans le noir absolu pour se calmer. Il dit que ce vide là n'est pas dangereux, que de sauter dedans l'apaise mieux que toute autre chose. Comme je m'y attendais, je les y retrouve, Papa buvant sa bouteille d'eau et Maman écoutant de la musique sur son iPod.

- Est-ce que j'vous dérange ?
- Dick ! Non, bien sûr que non, entre.
- Comment est-ce que vous vous sentez ?
- Voilà que c'est le fils qui s'inquiète pour ses parents, on aura tout vu !


Papa sourit, j'aurai au moins réussi à calmer un peu son appréhension. Tout le monde connaît les risques de ce numéro, lui le premier. "L'envolée de la Mort", la figure la plus dangereuse mais aussi la plus prodigieuse des Grayson Volants, la partie la plus fabuleuse du Cirque Haly, celle qui lui a valu sa renommée mondiale.

- Maman, je voulais te dire... Joyeux anniversaire ! Tiens, c'est pour toi !



Depuis que je suis petit, Maman m'appelle son Rouge-Gorge, son Robin ; parce que, comme cet oiseau coloré et vif, je passe plus de temps dans les airs, à rêver et à continuer de vivre, que sur terre, attaché à des liens qui me retiendraient et m'empêcheraient de continuer.

- Je le porterai à chaque numéro, en espérant que mes Robins me permettent de m'envoler encore plus haut, Dick. Merci !

Le bracelet brille d'un doré éclatant sur le poignet de Maman, jurant magnifiquement avec le bleu de sa tenue de scène. Pendant ce temps, Papa s'approche de moi, sourire toujours aux lèvres :

- Sacré saut que tu leur as fait, Dick. Ton Grayson Volant était presque parfait.
- Merci, papa !
- Qui sait, peut-être qu'en continuant comme ça, tu ne seras plus uniquement l'apéritif mais servira de plat principal aux spectateurs. Ca nous permettra de renouveler le show et de réfléchir à de nouvelles figures, si tu vois ce que je veux dire.
- Est-ce que c'est ce à quoi je pense ?
- Haly est d'accord. Après Gotham, on commence une nouvelle tournée du côté de Seattle, et un troisième Grayson permettrait de vraiment rafraîchir et moderniser le numéro.
- Trop cool ! Depuis le temps que j'attends ça !
- C'est l'heure d'y aller. Après le spectacle, on commence à réfléchir aux nouvelles figures, d'accord ?


Mon sourire ne veut pas partir pendant que je les regarde s'éloigner. Un show dans la cour des grands, enfin. Je prends le temps de réaliser la situation, finis la bouteille d'eau de Papa et file rejoindre Raya et Raymond, sur l'estrade réservée aux Performers.

- Alors ? Elle a aimé le bracelet ?
- Ouais ! Elle a adoré !
- Je te l'avais bien dit, Dicky, mes goûts sont IN-FA-ILLIBLES.


Devant nous, M. Haly est de retour, faisant tournoyer son micro dans sa main avant de s'exprimer :

- Mesdames, mesdemoiselles, messieurs. Après tant d'attente, voici venir le show que vous attendez tous depuis si longtemps ! Le spectacle qui a impressionné toute la Côte Est des Etats-Unis, fait frémir toute la Côte Ouest et marqué les esprits du Nord au Sud ! L'Envolée de la Mort, exécutée par les Seuls, les Uniques... GRAYSON VOLANTS !

Ce sont eux les Stars, il n'y a qu'à voir les acclamations de la foule pour s'en rendre compte. Tout le monde a entendu parler de ces figures mortelles, impossibles à réaliser, de ce show, mené par deux des plus grands acrobates de tous les temps. Et dire que, bientôt, je serai parmi eux. Vraiment parmi eux, sous ce tonnerre d'applaudissement, bercé par les cris des spectateurs.
Le rideau s'ouvre et révèle Papa et Maman, face à face, sur leur grand piédestal, le plus haut et le plus étroit du cirque. La moindre erreur de jugement et c'est la chute, mais je sais qu'ils n'en font jamais. Leur numéro est millimétré, paramétré dans ses moindres instants, comme ce saut vertigineux qu'ils lancent simultanément avant de se réceptionner et de repartir de plus belle. Je connais leurs figures par cœur, sachant exactement à quel endroit Papa atterrit et à quel moment Maman doit repartir. Une perfection que je devrai moi aussi atteindre si je veux me produire avec eux et avec un tel niveau.
Au bout d'un moment, mes parents se mettent dos à dos, chacun sur un piédestal opposé, avec seul le vide entre eux. La voilà, enfin, la fameuse Envolée de la Mort, le clou du spectacle.

Papa saute d'abord, salto arrière qui lui permet d'attraper son trapèze. Il ne lui suffit que d'un seul mouvement pour avoir les bras libres et garder ses jambes comme lien avec la barre.
Maman saute à son tour, nouveau salto arrière. Il lui suffit d'envoyer ses bras pour saisir ceux que Papa lui tend, avant qu'il ne doive la relancer et conclure le numéro. Je connais le moment précis où il doit l'envoyer, pour les avoir vus s’entraîner et le jouer des milliers de fois. Je ferme les yeux, comme d'habitude, et me mets à compter : Trois.
Deux.

Un.

Quand j'ouvre les yeux, préparé à les voir, chacun sur son estrade,  mes yeux sont, pour la première fois dans un spectacle d'Haly, surpris.

Choc.

Je les vois au ralenti. Ils chutent. Ils tombent. Autour de moi, un grincement sourd m'empêche d'entendre les cris d'effroi du public. La seule chose que je perçois, que mes sens décident de me laisser assimiler, ce sont mes parents. Ils descendent, inexorablement.




Mes mains sont couvertes de sang mais je n'y fais pas attention, je perçois un brouhaha intense mais n'entends rien de précis, j'aperçois les gyrophares et les bandes jaunes mais ne distingue pas les agents de police qui encerclent la scène.
Tout est flou, images saccadées, lumières aveuglantes.
La seule chose que je ressens, ce sont ces larmes, salées et lourdes, qui ruissellent le long de mes joues et tombent au sol dans un clapotis qui semble résonner indéfiniment. Par terre, à plusieurs mètres du bras inerte de Maman, je retrouve un objet luisant et brillant, dont la couleur dorée contraste avec le rouge écarlate qui le parsème. Pendant longtemps, je reste là, à le regarder, incrédule, ce bracelet qui aurait dû lui porter bonheur, qui aurait dû être l'apothéose d'une journée d'anniversaire. Rien d'autre ne compte, ni ce manteau qu'un policier dépose sur mes épaules, ni les pleurs de Raya et Raymond. Rien.

Boum, boum.

Tout ce que j'entends, c'est ma solitude, là, maintenant, caractérisée par mon battement de coeur.

Boum, boum.
Boum, boum.
Boum, boum.




Un Souvenir Marquant



Changement de décor. Terminées les lumières aveuglantes, finis les cris et les flashs. Juste ce mur gris, vide, terne.
L'orphelinat.



Mes doigts pianotent le clavier de l'ordinateur et je trouve enfin ce que je cherche. Un nom, une identité. Tony Zucco. Le type à la casquette.
Mafia, contrebande, pègre, un casier rempli. Tout y est. Ma main se serre autour de la souris et je la relâche avant de la casser.
Boum, boum.
Je vais dans ma petite chambre vide, ouvre ma valise et en sors mon pull à capuche rouge. Un mouvement plus tard, et je suis dehors, à trente mètres d'altitude, sur le rebord de ma fenêtre.
Boum, boum.
Cette fois, ce n'est que mon cœur qui bat. Pas d'applaudissement après une figure difficile, pas de standing ovation pour l'enfant prodige. Juste une colère noire, dévorante, dévastatrice.
Boum, boum.
Je saute. Ma réception est parfaite, que ce soit l'estrade du cirque ou le toit d'un building de Gotham City en pleine nuit, mon corps ne me fait pas défaut. Et je sais que j'en aurai besoin pour ce que j'entreprends, qu'il sera clairement ma meilleure arme pour ce que je m'apprête à faire.
Courir sur les toits me fait du bien, la sensation du vent dans mes cheveux me revigore, mais je n'en oublie pas pour autant ma situation. Ma mission.
Je connais Gotham, j'y suis né, j'y ai grandi, j'y ai vécu. Même si j'ai passé plus de temps à voyager avec le cirque, je sais comment ma ville fonctionne. Ici, certains hommes sont intouchables, malgré des preuves accablantes et une culpabilité connue publiquement. La Police n'agit pas, les forces de l'Ordre sont cloîtrées, attendant les ordres de personne qui travaillent sans même s'en cacher pour les pontes de la mafia. Et si par miracle un suspect est traîné en justice, un inexplicable non-lieu est prononcé, ou une nouvelle preuve absurde est retrouvée.

Non, je ne crois pas en Gotham City et son système.
Non, je ne laisserai pas le meurtrier de mes parents courir en liberté, sans crainte d'éventuelles représailles. Papa le mérite. Maman le mérite.
Je saute par dessus le vide, atterris sur un nouveau toit, et continue mon escapade nocturne. Devant moi, la nuit, les étoiles brillant par intermittence, dissimulées derrière la brume, la fumée ou les nuages. Devant moi, le futur. Devant moi...
La Justice.



Au bout d'une vingtaine de minutes de course et d'acrobaties, je tombe enfin sur ce que je cherche. Juste en bas de l'immeuble où je me trouve, dans une des innombrables allées sombres de Gotham, je repère un petit groupe d'hommes qui suivent de près une jeune femme. Peut-être que ce n'est pas Tony Zucco, peut-être que ce ne sont rien d'autre que sept voyous indépendants, mais ça ne m'intéresse pas. Pas maintenant.
Ma rage me parle, elle m'inonde de force, m'abreuve d'énergie et d'adrénaline, me pousse à sauter puis atterrir avec souplesse juste derrière eux.

- Sept types contre une fille. Classe.

Ils se retournent, me toisent. L'un d'entre eux, le plus grand, se permet même un sourire moqueur. Ils me sous-estiment, tant mieux pour moi. Tant pis pour eux.

- Qu'est-ce que tu fous ici, gamin ?
- Ta maman t'a pas appris à pas te promener tard, le soir ?
- Ch'uis pas sûr que sa maman le reconnaisse, après ça.

Je les regarde à mon tour, le visage à moitié dissimulé par ma capuche, et commence à analyser la situation. Le décor est idéal, les adversaires peu imposants, mais nombreux. Et moi... Moi, je bous. Je brûle.
Boum, boum.
Mon cœur bat à tout rompre. Il le cherche ce combat, le désire tant cet exutoire, ce défouloir. Et je le veux aussi.
Trois. Le premier type s'approche et sort un canife de sa poche. Deux. Il avance encore, sourire toujours aux lèvres. Je repère la dent que je vais faire sauter avec plaisir. Un.
Je plonge.

Je sais comment fonctionne un corps, j'ai appris à analyser les mouvements et le langage corporel pour deviner les gestes à venir. Leur vitesse est inexistante, leur agilité, nulle. Je suis seul mais vif, faible mais insaisissable. Je roule, saute, évite et recommence.
Un coup d’œil m'informe du poing qui se rapproche dangereusement par la droite et j'aperçois également un autre assaillant qui tente de me prendre à revers. J'esquive, encore et toujours. J'esquive et esquive, jusqu'à ce qu'ils se lassent et acceptent enfin de me regarder d'un air différent.

- C'est quoi cette...

Je ne lui accorde pas de réponse, du moins, pas comme il l'espère. Cette fois, c'est mon tour d'attaquer.
Je prends appui sur le mur, rebondis et leur fonds dessus. Le premier est mis à terre d'une balayette, le deuxième est projeté en arrière d'un coup de pied. Souplesse et précision, l'allonge de mes jambes me permet de les tenir à distance sans problème. Ma vitesse m'assure tandis que mon pied d'appui, lui, ne flanche pas. Il ne le fait jamais. Je m'accorde un peu de répit en reculant légèrement avant de foncer de nouveau. Feu follet rouge dans la nuit noire, je saute et frappe sans relâche, enchaînant les gestes que j'avais l'habitude d'exécuter pour amuser la galerie dans un tout autre but.
Boum, boum.



Mon cœur et les coups que je porte tonnent de concert.
Boum, boum.
Ils sont à terre. Tous. Et moi, je suis accroupi, à bout de souffle, mais vivant. Si vivant. Mon cœur est là pour me le rappeler, rugissant comme un lion dans sa cage thoracique. Il en veut plus, il en demande tellement plus. Répondre à la violence de mon cœur par de la violence à l'encontre de ceux qui font le mal.

- Argh... Bordel... T'es qui, toi ?

Boum, boum.
Je regarde l'homme qui vient de parler, le seul qui soit encore en l'état de formuler quelque chose, apparemment. Machinalement, je me dirige vers lui, la respiration lourde et saccadée.

- Moi ? Je suis...

Alors je repense à tout ce que je viens de vivre. A Papa, à Maman, à Haly, Raya, Raymond, le cirque, tout le monde. Je pense à moi, à ce que je viens de faire, à la sensation provoquée par ces coups, à mon envie de voir Zucco derrière les barreaux et jugé pour ses crimes. Océan flou et indistinct d'images et souvenirs qui se mélangent et forment un fouillis indescriptible, tourbillon d'attentes et pensées, réflexions incompréhensibles. Et dans tout ça, dans ce que mon cerveau décide de me faire parvenir, je distingue une lueur, une petite étoile, étincelle dorée dans une mer déchaînée.
Un petit objet jaune, lumineux. Des oiseaux qui s'entrecroisent.
Un oiseau censé symboliser l'espoir, le futur, l'annonciateur de la lumière et de la chaleur, de la beauté et de l'avenir. Aller de l'avant, sans chaîne ni lien, s'envoler.
Un surnom, un symbole.

- Je suis Robin.




Vos Convictions ?


La Justice. C'est tout ce que je demande. Plus d'échappatoire, plus de sortie. Ceux qui sont coupables doivent payer, et si les forces de police sont incapables de le faire, alors je m'en occuperai.
Tony Zucco doit être jugé et condamné pour ce qu'il a fait, pour ce qu'il a fait à mes parents, pour ce qu'il m'a fait, à moi.
Je le traquerai sans relâche, passerai mes nuits à le chercher pour le mettre à terre, et n'hésiterai pas à assommer toute la Mafia si elle tente de se mettre devant moi.
Je suis Dick Grayson, acrobate, l'Enfant Prodige.
Je suis l'Orphelin, Robin.




Quels genres de pratiques ?


Répondre à la violence par la violence ? Oui, du moins, jusqu'à ce qu'un meilleur système soit trouvé. Si mes premières escapades étaient animées par la haine seule, ce sentiment a changé. J'agis par devoir, pas par colère. Je n'ai rien de personnel contre ces agresseurs ou ces voleurs que je croise la nuit, mais quelqu'un doit s'élever pour leur faire comprendre, à tous, que c'est terminé. Les crimes ne resteront pas impunis.
Je les combats et les neutralise, rien de plus, rien de moins. Pas de torture, pas de violence disproportionnée, pas de peur ou d'impact psychologique. Juste une réponse à ce qu'ils font.




Vos Craintes et rejets


Me perdre. Moi, Robin, l'enfant, je sens ce qui m'arrive, je la vois cette colère traverser mes veines et affluer dans mes muscles. Elle me rend plus fort, neutralise mes scrupules. J'ai peur qu'elle me change.
Je refuse qu'elle le fasse.
Je suis Dick Grayson le jour, le garçon qui n'hésite pas à sourire et à parler, le garçon qui, petit à petit, finis par accepter et aller de l'avant. J'avance, je m'envole, comme un oiseau.
Je suis Robin la nuit. L'enfant à la capuche, animé par une obsession : traquer Zucco et le faire payer. Je ne serai pas un vengeur, je ne serai pas son bourreau. Pas de mort, pas de  violence sans raison. Je ne suis pas un de ces fous qui fait subir aux autres la même chose qu'il a subie.
Je suis un garçon, un garçon qui veut simplement que justice soit faite. Qui veut simplement éviter que la tragédie qu'il a vécue ne se reproduise.




Des capacités hors du Commun


Les Arts Martiaux et les Gadgets semblent être un bon choix d'avenir.


Pour l'instant, je vais me concentrer sur les Arts Martiaux.

Niveau 1 : Une grande agilité, mais un manque de force et de rigueur. C'est plus de l'acrobatie qu'un véritable art martial.




Des Points Forts & des Points Faibles


Je vais vite, suis insaisissable et agile. Mes heures d'entrainement au cirque m'ont permis de perfectionner mon corps et ma souplesse. Je peux lire le langage corporel, savoir d'où viendra le prochain mouvement. Cette habileté me permet d'avoir l'avantage en combat rapproché, du moins, tant que ceux que j'affronte ne sont pas non plus des maîtres en arts martiaux.
Néanmoins, je manque de force. Mon corps est axé sur la vitesse, pas sur la puissance de mes coups. Je ne peux pas espérer bloquer ou blesser, juste éviter et contre-attaquer.

Mes connaissances sont limitées dans tous les autres domaines. Quand on passe sa vie à parfaire son corps pour une activité précise, le reste est forcément délaissé.




Et votre costume ?


En journée, je reste simple et sobre. Jean et T-shirt, la plupart du temps, avec une paire de chaussures peu voyantes. Mes couleurs préférées sont le noir et le rouge, et il est fréquent que je reste dans cette teinte.
La nuit tombée, je me contente d'enfiler un pull rouge et de rabattre la capuche. Je ne laisse pas le temps à mes adversaires de s'habituer à mon visage puisque je suis constamment en mouvement. Pantalon de survêtement et baskets de sport viennent compléter ma panoplie du justicier "pauvre".




Un petit mot pour la fin ? Le dernier détail sur votre personnage ?


Pudding ?




Et derrière l'écran ?


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Commentaire sur le forum ? J'aime beaucoup le fondateur !






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Dernière édition par Dick Grayson le Dim 18 Jan - 11:10, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Dick Grayson - The Boy Wonder   Dim 18 Jan - 8:47

Ca y est, c'est fini o/

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C'est qui le patron ?:
 

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MessageSujet: Re: Dick Grayson - The Boy Wonder   Dim 18 Jan - 14:16

Bonjour, bienvenue... PREMIÈRE VALIDATION MR LE FONDA.

Je t'attendais pas mal au tournant, autant parce que j'apprécie beaucoup Robin, mais aussi parce que j'étais assez curieuse de voir ce que tu allais donner avec ce type de présentation qui sort du commun. Je ne suis pas déçue et même agréablement surprise par ta façon d'exploiter cette liberté donnée. Écrits d'une très bonne qualité. Pour entrer dans le détail, je crois avoir vu une faute ou deux, et je n'ai même pas pris attention à les noter parce qu'en soit le texte est fluide, sans accrocs. On ne veut pas s'arrêter de lire, non, on en a pas envie. Tu as ce style qui met dans l'ambiance, qui concrétise le suspens, provoque la tristesse et anime la colère ; tu sais comment mettre ton lecteur dans ta poche. Tu aimes les mots, tu aimes jouer avec eux. Tout comme les figures de style, on le sent. J'apprécie davantage le fait que tu saches imposer un certain équilibre à ton vocabulaire précieux et enrichie, sans enfoncer ton lecteur dans une incompréhension certaine et ne l'oblige pas à regarder dans le dictionnaire toutes les 5s parce qu'un mot sort des sentiers battus. Tu doses tout ça très justement.

J'ai aimé l'histoire et le souvenir marquant, plus que le reste, car ce sont les parties les plus narratives, bordées par une cadence ficelées et brodées à l'aiguille. Les autres questions sont moins conséquentes, mais elles restent correctes.

Robin. Robin et son histoire, ce personnage qu'on nous donne, qu'on a envie de prendre dans ses bras parce qu'on a mal pour lui, parce qu'on a la haine pour lui.. Mais qui a tant à apprendre de la vie, de ses malheurs et surtout de ses bonheurs. Cette évolution si prometteuse qui s'offre à Dick, c'est.. Wow. Et c'est là que j'apprécie encore plus ce contexte qui te permet de faire ce que tu en veux. J'ai hâte, oui, j'ai hâte de voir comment il évolue, le changement, ses rencontres..

Pour moi c'est 90 PP ! Attendons la deuxième validation, et le RP sera à toi !
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MessageSujet: Re: Dick Grayson - The Boy Wonder   Dim 18 Jan - 21:10

Une très belle fiche, l'écriture et les phrases sont tournées pour que l'on vive avec le personnage, comme si nous étions à côté de lui et j'ai énormément apprécié ceci. On voit aussi que tu connais le personnage, j'aime beaucoup le côté téméraire et parfois un peu insouciant que tu lui as donné. Comme Pam j'ai adoré l'histoire mais aussi l’événement qui est le prolongement de l'histoire, tu as bien choisi le moment important, le moment où Dick entre dans la Justice.

Pour ma part, je t'offrirai les 100 PP (parce que Cracra il est gentil) mais surtout parce que cette fiche est géniale !

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Voici le vrai visage de Catwoman:
 
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MessageSujet: Re: Dick Grayson - The Boy Wonder   Dim 18 Jan - 21:23

C'est donc avec une moyenne de 95PP que tu es validé. Pas besoin de te montrer le chemin vers la fiche technique et tout ce qui s'en suit.. !

Bon courage sur WF, héhé.

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