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World's Finest by Chris Egiziano on Grooveshark



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 Roman Sionis

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Points de Puissance: 90
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Ϟ Black Mask Ϟ
MessageSujet: Roman Sionis   Lun 6 Avr - 1:02






♦ Prénom(s) & Nom(s) : Roman Sionis

♦ Pseudonyme : Black Mask

♦ Personnage inspiré de : Batman

♦ Faction  : Criminels

♦ Ville de départ : Gotham

♦ Sexe : Merguez réglementaire de mexicain bien portant

♦ Âge : 33

♦ Lieu de Naissance : Gotham

♦ Orientation : Hétéro

♦ Situation : Veuf

♦ Métier : Criminel en CDI




Description Physique


Roman ressemble à la fine fleur des riches de Gotham City, la gueule d'amour aux traits fins, la mâchoire un peu proéminente, de grands yeux clairs et cette foutue coupe plaquée que se partagent tous les fils de bonne famille et se repérer dans la masse grouillante de criminels qui abondent des caniveaux de Gotham. Notre gars est définitivement un mec de la haute' comme on dit chez nous et cette réalité là, tu te la prends en plein dans la mire quand tu le toises un peu plus près. Pas vraiment que la silhouette et le gabarit du gonze soient particulièrement prononcés ou dénote d'un trait particulier. Non, non, ce qui jure avec vous autres, c'est tout l'apparat et la qualité des fringues qu'il a. De la grande mesure jusqu'au bout des ongles, tu peux y aller mon gars, rien que la veste te coûterait trois mois de salaire alors t'imagines bien que niveau atomes crochus entre lui et toi, il y a comme qui dirait un os.

Je te découvre songeur, viens donc palper un peu les mailles soyeuses de sa chemise en coton triple retors 110 S, viens donc scruter le détail des fibres et leur résistance, la vivacité des couleurs, la coupe du tissu et des points et la qualité des coutures. Ça te laisse pantois, j'ai bien vu que tu te tritures l'encéphale pour savoir si t'as déjà vu ce motif, laisse tomber c'est de l'artisanal et élaboré à l'unité. Même mon nom est brodé en lettre d'ébène sur le col tout comme mes initiales au dos des poignets mais également sur les boutons de manchette, ça apporte du cachet. C'est de la très très bonne facture, le futal est sobre et est dans la même veine suffisamment ample pour pas que ça lui moule le paquet comme tous ces supers-zéros qui arpentent nos rues en gueulant au loup, ils feraient bien de former le GCPD au lieu d'escalader les buildings avec leurs fringues sorties de bals costumés. Fin connaisseur, des mocassins en cuir pleine fleur avec sabot sous le talon, elles resplendissent de milles feux hein? Je te sens envieux, c'est autre chose que tes infâmes grolles ou que tes bottes des sept lutins héhé. L'apparat c'est important, c'est le vecteur de la confiance d'autrui en premier lieu, la mienne est bien léché, ça fait ronronner les minettes, elles croient sentir le pigeon mais elles se doutent pas que celui qui les flanque sur son tableau de chasse c'est bibi.

Toujours sur mon trente-et-un, tiré à quatre épingles, j'opte parfois pour un tandem de bretelles où je peux loger mon flingue et quelques chargeurs lorsque je dois faire parler la poudre. Marrant aussi que tu regardes du coté de mes phalanges, eh oui, alliance à l'annulaire droit, marié ma fille ou presque mais l'extraconjugal, je crache pas dessus, une seule en même temps, c'est la règle.  Tu me dévores des yeux dorénavant, je sens ton regard à travers ce masque d'ébène et tout le mystère qu'il comporte. Virant tantôt sur le bleu nuit ou sur le noir profond selon son exposition au soleil, il est ma carte maîtresse, celle dessus quiconque se casse les dents pour me le faire retirer. T'auras beau essayer, tu seras pas le premier, ni le dernier remarque, certains disent même qu'il aurait fusionné avec mon épiderme, j'aime les légendes, ça jase, ça bave sur moi mais au bout du bout ça désire me rencontrer. Toi aussi, un jour, on se taillera la bavette et la bourre si affinité héhé.




Description Psychologique


Bas les masques comme on dit au GCPD, à ce qu'il paraît héhé. Aisé de dresser le portrait psychologique d'un lascar comme votre serviteur tant je suis mû par une kyrielle de ressentiments et de motifs enchevêtrés. J'ai comme qui dirait le globe droit assez développé et j'en suis pas peu fier, t'as bien cerné j'en suis tout à fait certain. Toutefois, je suis loin d'être complètement timbré comme le ramassis d'écervelés et de costumés que compte Gotham. J'ai le souci de la mise en scène, de la trivialité, je suis un homme de spectacle, la peur c'est avant tout un sentiment qui se savoure avec subtilité dont il ne faut pas perdre une seule miette et le spectacle t'aide à garder en haleine tout ce petit auditoire, ce pan de fans qui ne peut s'empêcher de regarder dans une autre direction lorsque tu brûles la peau d'un zig au chalumeau. Ca les captive plus qu'autre chose et même lorsqu'ils se forcent à pas scruter la scène, leur nerf optique s'en est imprégné et l'image rémanente du sévisse vient se greffer dans leur cerveau. Les voir gamberger sur leur chaise, à refréner leurs pulsions, à contenir cette peur démentielle qui les cloue sur place et qui leur fait perler cette sueur froide le long de la tempe, c'est quelque chose de jouissif.

Je suis à la préméditation ce que Dick Grayson est à l'acrobatie, un petit virtuose aux manettes ou sur l'échiquier si ca te parle davantage. J'anticipe et je planifie avec brio et je te connais sans doute mieux que tu te connais toi-même, la nature humaine est tellement prévisible, on oscille autour de quelques cadrans organiques et d'une petite mécanique biologique et on fait mine d'être tous différents les uns des autres. Tu peux être sûr que la gueule dans un étau, ta singularité tu la mettras moins en exergue, elle te servira autant que le lave vitre à moins 15 dehors.  Le pouvoir, l'influence, c'est ce qui me fascine, tu le tiens entre tes mains et tous sont là à te miroiter avec des prunelles comme des soucoupes pour essayer de te le prendre, on chante tes louanges, on te traîne dans la boue, c'est stimulant et particulièrement exaltant d'avoir tout un banc de sales types qui jurent de te suriner chaque minute que dieu fait et de les voir chuter lamentablement.  

La violence est une exutoire, elle transmet l'expression du moi profond, elle met à nu ce qui s'agite dans les tripes, l'hémoglobine une récompense qui doit s'obtenir, précieusement, minutieusement. L'effroi n'est qu'un vecteur pour asseoir son aura auprès des faibles, ce n'est qu'un moyen, pas une finalité en soi.L'inflexibilité, la vraie, est une vertu que peu d'hommes possèdent, ils l'envient tous autant qu'ils sont mais n'ont pas le cran de faire ce qu'il incombe pour l'atteindre.

On m'affuble de tant de qualificatifs que je considère élogieux, de toute cette verve grouillante et baveuse dont je fais les gros titres, les premières de couvertures. Ils me disent instable, fou à lier, génie démoniaque, me dépeignent comme tortionnaire invétérée, certains voient même en moi une réincarnation de l'antéchrist mais ils ne comprennent pas, ne saisissent pas qu'ils ne sont pas si loin de la réalité qu'ils brossent. Ils ne sont tous que des masques de bois peint, animés d'émotions, ils remplissent le rôle qui incombe aux masques qu'ils portent, ce ne sont que des pions qui ont l'illusion d'avoir une volonté propre alors qu'ils ne font qu'obéir aux masques qu'ils revêtent et à cette grande force invisible qui permet leur communion et leur interaction. Je suis un collectionneur de masques, de personnalités, j'enraye cette mécanique bien huilée puisque le masque d'ébène que je porte n'a ni couleur, ni traits distincts et pourtant je captive l'attention, je suscite l'intérêt, le tien, le leur et cette idée même va à l'encontre de leur idéologie.




Histoire


T'as de ces gars qui naissent avec pas de veine, c'est pas de leur faute, ni de la tienne ou de celle du bon dieu, ça fait partie des aléas du destin qui a voulu que t'écopes du trèfle sans feuilles tandis que d'autres tirent le gros lot, le jackpot triple 7 et sont vernis jusqu'à leur dernier souffle.  Lorsque je suis sorti par les voies naturelles de ma chère et tendre mère, le toubib a pas trouvé mieux que de me faire tomber au sol comme pour augurer ce qu'une bonne partie allait se figurer être, une sale guigne qui allait me poursuivre pendant bien des lunes.  Le côté clinquant de la médaille, c'est que par chez moi ou du tout moins dans la fratrie dans laquelle j'avais eu presque le loisir d'atterrir, on était tous plein aux as, plein les fouilles à plus savoir quoi foutre de tous nos biftons.

Les grands galas, les réunions avec la jet set et le gotha mondain, tout ce gratin c'était tout autant l'apanage des Wayne que des Sionis avec le sou en moins, l'étiquette et tout ce qu'elle revêtait, le pouvoir qu'elle procurait, le respect d'autrui qu'elle impliquait et les relations qu'elle garantissait, c'était ce qui faisait osciller le cœur de mes parents et vibrer leur âme enorgueillis de prétendus riches. Pas étonnant qu'ils se soient empressés de faire des pieds et des mains pour cacher à quiconque ce qui était advenu à leur chère progéniture au sortir du ventre de la maman esseulée, ca aurait lamentablement gâché le beau Curriculum Vitae doré sur tranche que le couple Sionis s'était concocté d'année en année, ce passe-droit pour s'élever parmi les hautes sphères de Gotham de tous ces mondains richissimes dont ils rêvaient de faire partie, cet eldorado qu'ils touchaient presque du doigt avant que leur bambin ne mette à mal ce doux idylle qui se profilait à l'horizon.

L'ascension sociale en leitmotiv de leurs existences, l'égocentrisme de mes paternels qui plafonnait plus haut encore que la tour Wayne, ils ont eu tôt fait de me foutre en garde de garder ma langue quant à l'incident de la maternité et d'encore moins évoquer l'épisode fâcheux où un raton laveur enragé m'est tombé sur le râble tandis que je rentrais au petit nid douillet. Toute cette espèce de fausseté, de facétie systématique s'était institutionnalisé dans leurs rapports avec toute cette tripotée de friqués vaniteux, rubis sur l'ongle, tous cette kyrielle de nantis à la panse opulente et au verbe cinglant et les Sionis marchaient dans la combine, que dis-je ils couraient dedans pour se jeter en pâture à tous ces empaffés nantis à la mord-moi le nœud et le pire dans l'histoire c'est qu'ils en redemandaient. Le fin mot de leur nombrilisme invétéré fut de me faire côtoyer Bruce Wayne, l'un des petits si ce n'est le plus petit protégé le plus riche de tout Gotham et ses environs, ce ne pouvait que " contribuer à renforcer nos liens avec l'une des familles fondatrices et les plus influents de Gotham " qu'ils disaient alors qu'ils ne cessaient de baver sur eux derrière leur dos et de leur tailler des croupières en petit comité. Me contraindre à nouer une amitié factice avec le petit rejeton de Wayne, j'ai jamais pu avalé la couleuvre, elle m'est restée longtemps à travers la gorge sans doute parce que je m'apercevais qu'à mon tour, je devais me dissimuler derrière des masques, derrière des simulacres d'amitié, de mettre aussi un pied dans cette hypocrisie latente qui caractérisait si bien mes parents. Le vernis, c'est souvent du meilleur effet jusqu'à ce qu'il s'émaille et que l'on y scrute se qui s'y cache au derrière.  L'intérêt, c'était tout ce qui leur gonflait les ventricules du palpitant, j'étais qu'une pièce rapporté dans un grand ensemble, un fifils modèle qui devait incarner leurs ambitions et concrétiser les desseins pour lesquelles ils se saignaient aux quatre veines.

Une belle tranche d'éducation dans les meilleurs instituts privés et ronflants de Gotham, ce qui est beau, chic et outrageusement excellent, j'ai d'abord fait mes classes au Major Gotham College avant de me distinguer parmi mes pairs à l'université centrale de Gotham et d'obtenir mon aller simple pour l'autoroute de la gloire, de la richesse et d'une vie de liesse. Fraîchement diplômé, 21 ans et toutes mes belles canines blanchies, le sésame en poche, j'étais le type fameux qu'on lorgnait du coin de l'œil, bénéficiant d'appuis conséquents dans la sphère des affaires, j'étais l'un de ces gars promis à un avenir brillant. J'entrais comme cadre directeur dans l'entreprise de mon paternel: Janus Cosmetics, un beau poste avec une solde plus gratifiante encore, de celle qui tombent avec 4 ou 5 zéros sur le chèque en fin de mois. Ce fut le pied pendant une époque, un idylle mielleux, un long fleuve tranquille berçant mes journées au boulot à épauler mon père, Charles Sionis,  je coulais des jours heureux et j'en profitais même pour m'enticher d'une très belle plante. Le charme de Circe m'a pas laissé indifférent, elle m'a tapé dans l'œil comme personne, singulière et distinguée et j'étais bien décidé à l'épouser en dépit de sa position de secrétaire dans l'entreprise et du verdict, que dis-je de la sentence inopposable qu'allaient m'imposer mes parents.

J'avais grandi tant d'années dans la haine et le ressentiment, dans leur dégoût et leur incompréhension, à devoir me fondre dans les masques, les personnalités et les tempéraments qu'ils m'adressaient, je leur vouais une haine froide derrière le masque frigide que je leur laissais entrevoir, ce masque dont ils avaient façonné jusqu'aux moindres stries qui le composaient, eux ces grands architectes de la facétie. Leur refus escompté me fut l'effet d'une dernière balle qui enterrerait le sort à tout jamais, ils n'avaient que des mots virulents à son égard, je leur parlais d'amour véritable, ils me parlaient d'usances et de conventions, je leur parlais de sentiment, ils me parlaient de codifications et de catégories sociales, ils n'avaient que faire de Circe et l'insultaient à demi-mots comme ils le faisaient si bien avec les Wayne. Je ne pouvais résolument le supporter, ne pouvais pas même tolérer qu'ils la dénigrent, la discréditent avec ce dédain, cette mine hautaine dans laquelle ils adoraient tant s'entremêler si bien que je planifiais leur exécution prochaine.

Ce jour-là, les voir brûler vivant dans l'une des annexes de la propriété, entendre leurs hurlements plaintifs tandis que les flammes de la culpabilité leur rongeaient la moelle revêtait quelque chose de salvateur, de symbolique. Le brasier purifiait l'immondice d'ego, élevée au rang de sacro-saint graal qu'ils chérissaient. Après toutes ces années, je prenais cette revanche sublime contre tout ce qu'ils représentaient, j'ouvrais une nouvelle page de mon histoire et tirait un trait sur tout ce qui avait été ma vie jusqu'à présent. La tragédie fut vite enterrée, quelques éloges funéraires, des hommages rendus à titre posthume et des funérailles en grande pompe où leurs cercueils furent déposés dans la crypte familiale dont désormais moi seul avait les clefs. Fils unique, j'héritais de la fortune et des biens de mes défunts parents tout comme de leur entreprise.  Bientôt, je prenais les fonctions qu'exerçaient mon paternel avant de passer l'arme à gauche, Roman Sionis, président directeur général de Janus Cosmetics que l'on devait d'ores et déjà m'appeler.  Aussitôt fait, je réquisitionnais des quartiers privés pour mon idylle avec Circe tandis que je déléguais une partie de la gouvernance à des managers soi-disant expérimentés.

L'argent à profusion coulait à flot, je dilapidais cette fortune en cadeaux et présents pour Circe, voulant lui plaire davantage, tout comme je me découvrais une obscure passion pour ces masques dont j'avais été l'empreinte jusqu'alors tout ma vie durant. Ces masques, ces traits, ces expressions, ce n'est peut être que du bois peint pour vous, pourtant vous manquez l'essentiel. A travers le masque, sont captés des individus, l'histoire de celui qu'il représente transpire au travers du masque, de cette plastique naît notre admiration officieuse pour ceux que l'on a toujours voulu incarner, le masque est l'allégorie du spectre de l'identité qui nous tiraille tous. Par son travers, nous nous réalisons, nous renaissons dans une nouvelle forme originelle et vierge.

En dépit de tout les biens et les richesses que m'avaient laissé mes parents, ils m'avaient légué ce fléau, cette marque obscure indélébile, un sceau de l'infamie comme une cicatrice pérenne,  c'était cela leur véritable héritage, le stigmate que j'aurais à porter ma vie entière et moi,  moi j'avais épousé cet idéal. Je me suis procuré une gigantesque collection de masques en tous genres, des répliques, des originaux, de toutes formes, de toutes matières et de toutes tailles, une étrange addiction dont je devais étancher la soif irrépressible au point de développer une ligne de produits cosmétiques qui en réalité s'apparentait davantage à de la peinture sur visage qu'à des solutions cosmétiques.

Le produit a fait un véritable tollé auprès du grand public tandis que j'avais injecté une bonne partie de nos ressources financières dans son développement, menant de fait l'entreprise sur le fil du rasoir à la banqueroute.  Les critiques émergeaient de toutes parts, me reprochant mon extravagance, l'emploi inadéquat des ressources, les grèves se multipliaient et la faillite nous guettait. Des voix s'élevaient en filigrane pour que la gestion soit confié à un tiers de confiance, d'autres regrettaient l'ère Charles Sionis, tous ces espèces de culs-terreux, ces prolétaires nuisibles n'avaient pas compris que mes préoccupations étaient tout autres que leurs misérables soldes de fin de mois. Je ne pouvais décemment pas leur laisser penser que mon père était un meilleur chef d'entreprise que moi même.

Je décidais derechef d'investir jusqu'à mon dernier pécule dans une nouvelle solution de maquillage imperméable, un produit innovant et pionnier en la matière qui prendrait de cours tous nos concurrents, un quitte ou double, une partie de poker sans filet. Le Mask 104 fut littéralement un fiasco, il défigura des centaines de femmes avant d'être retiré du marché, l'opinion publique y vit un attentat contre la plastique des femmes et tandis que ma société était sur la sellette, des procès en chaînes me fument assignés.

Ces rats demandaient des compensations, des indemnisations, je les avais toutes rendues uniques, j'avais fait de leur plastique une oeuvre d'art à part entière, elles ne seraient plus jamais les êtres lambdas qu'elles se savaient être le matin dans le miroir. Je les avais sublimé, j'avais révélé la véritable personnalité qui se cachait aux confins de leurs tripes et elles, elles osaient intenter des actions en justice contre l'architecte de leur singularité. Elles n'étaient toutes que des charognes, des assoiffées, le métal sonnant et trébuchant, c'était ca tout la gratitude qu'elles exprimaient, toute la reconnaissance qu'elle me vouaient. Cerise sur le gâteau, Circe, ma chère et tendre me plaquait crûment devant un parterre d'employés, MOI, ROMAN SIONIS ! Maudite petite secrétaire qui n'avait d'yeux que pour l'oseille et le pouvoir. L'argent n'a pas d'odeur mais la femme a du flair, m'a t'on appris, l'amour m'a flanqué une raclée monumentale ce jour-là.

Meurtri et désabusé, ma société perdue, j'étais désemparé mais j'étais bien loin de me douter que Wayne oserait porter le coup de grâce pour m'abattre. Cet espèce de vautour m'avait pas quitté d'une semelle et avait attendu que ma santé financière soit au plus bas pour se pointer et me lancer une offre de rachat sur fond de moral à la con et d'amitié entre sa famille et la mienne. Il savait, il savait éperdument que je ne pouvais ne pas accepter son offre, j'exultais de haine contre cet opportuniste, contre ce sale petit malandrin qui avait abusé de sa position pour me voler mon héritage. Non, non, je me maudissais encore plus, j'abhorrais ces traits, ce visage horrible que je ne pouvais laver, que je ne pouvais épurer, j'exécrais celui que j'étais devenu, ce devenu qui m'avait fait perdre la face devant Circe et désormais devant Wayne & consorts, ce devenu que je ne pouvais plus soutenir devant cette glace que j'avais fissuré de colère et de honte. Humilié, j'acceptais l'offre de Wayne et je disparaissais de la circulation pour me rendre dans la crypte familiale, dans cette atmosphère funèbre où l'humidité du caveau,  l'écho des esprits, les torchères et leurs lumières fluettes comme seuls témoins de ce que je m'apprêtais à faire en ce lieu.

La douce odeur de la mort était palpable, ce sentiment qui fait vaciller votre âme et danser votre esprit sur des charbons ardents tandis que Lucifer vous pique de ses flammes les plus malicieuses, je descends une à une les marches de la crypte et fait face à la tombe de mon père. Il est là, il me toise avec mépris, moi le seul responsable de la chute de son empire, moi l'artificier du rachat de Janus, le traître qui l'a atrocement tué pour une catin qui n'en valait la peine. Cette culpabilité est insoutenable et la vérité qui jaillit de son mutisme est un calvaire pire encore, Roman jette un énorme rocher sur celle-ci et des fragments de la pierre tombale se disloquent de la masse d'ébène.  Il se rue sur les morceaux éparpillés et se taille grossièrement un masque aux proportions de son visage. Lorsqu'il revêt cette nouvelle apparence, lorsque sa peau colle les bords poreux et charbonneux de l'objet, il devient un nouvel homme, il se sent libéré de toutes les chaînes et de tous les liens qui l'entravaient, il n'a plus aucune liaison avec son père, son nom tombe dans les limbes et il deviendra dorénavant connu sous l'alias de Black Mask. Un rire tonitruant émerge du caveau, un rire psychédélique de fou à lier qui se déforme le long des parois rocheuses qui vient briser le silence de la nuit.

"Know that the mask recreates the Wearer"





Un petit mot sur vos capacités


Il y a pas de lézard chez moi, mes ressources, je les tire de ma matière grise, de ces foutus méninges que vous autres oubliez d'user pour monter des coups fumants. Les gars de l'édito du Gotham Journal tarissent pas d'éloge sur ma dite " intelligence criminelle " comme ils aiment l'appeler, paraîtrait même que j'ai un don pour ca et certains disent même que ce genre de choses c'est inné, ça ne s'apprend pas, ce qu'on ferait pas pour vendre des torchons qui se déversent tous les jours dans nos rues franchement. Certains s'avancent même à dire que cette intelligence diabolique et criminelle m'a permis de me hisser rapidement parmi les plus notables ennemis de l'autre chauve-souris qui fait office de gardien de cette ville.

Les criminologues du GCPD et toutes leurs théories fumeuses se sont cassés les dents à essayer de comprendre ce qui actionnait les rouages d'en haut et donnait cette alchimie savoureuse à s'en lécher les doigts.  Fort de mon fric et de tous les lascars avec qui j'ai été en cheville, j'ai un petit carnet de contacts bien au chaud qui me refile des indics, des infos, sur ce qui se trame dans notre belle ville, élevée au nom de capital du crime par les grosses têtes de Washington. Le vice est tellement enterré dans les racines de cette ville que tôt ou tard, t'es confronté à la question existentielle de la loi du tallion: " tué ou être tué? ", pour ma part j'ai choisi la seconde option et je dois reconnaître, sans vouloir faire d'esbroufe, que je suis plutôt une fine gâchette.  Demandez donc aux poulets qui ont eu l'audace de me lancer leur laïus pour me foutre aux fers, Bang Bang, j'essaime l'acier et je fais presque toujours mouche. J'envoie toujours un calendrier de mon crû pour les fêtes de fin d'année aux veuves, je trouve que c'est de bon ton. Dernière petite chose qui peut être susceptible de t'intéresser, c'est qu'en dépit de me balader avec des flingues, je suis pas non plus une bille pour coller des marrons lorsque la situation se présente. La chauve souris en connaît de bonnes là-dessus, je lui ai placé quelques copieux uppercuts qu'il a pas dû  oublier de sitôt alors gaffe à toi si tu veux qu'on se mette dessus, sors couvert même si ca me dérangerait le moins du monde d'envoyer un calendrier à ta grosse et aux chiards que t'as laissé derrière toi pour m'étaler une bonne fois pour toutes.
 







Et derrière l'écran ?


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MessageSujet: Re: Roman Sionis   Dim 12 Avr - 12:06

Validation Présentation ;

Bienvenue parmi nous Roman !

Que dire... Tu es né pour jouer ce personnage. Littéralement. Tu as préféré la présentation basique et c'est tout à ton honneur ; longueur acceptable, écrit impeccable, vocabulaire enrichit.. Je reste presque sans voix devant tes textes.
Sionis est comprit de A à Z, avec un style d'écriture qui appui davantage sur sa mentalité si particulière, tant dérangé pour l'amour de l'art et de la singularité. Tu sais comment t'y prendre pour capter ton lecteur, lui redonner à chaque fois le rythme pour qu'il ne lâche pas ton récit.. Même avec certains mots "recherchés" on comprend, on ne s'arrête pas.

Beaucoup d'éloges. Je vais pas tourner autour du pot et te donner ta note ; 95PP pour ma part. Courage pour la suite, en attendant le deuxième commentaire. (:


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MessageSujet: Re: Roman Sionis   Dim 12 Avr - 12:46

Validation Prez

Salut Rom, me v'là pour ton second avis !

Que dire, que dire ? Une bien belle plume qu'on a là. L'atmosphère pesante et malsaine de ton histoire me rappelle un rp que j'avais lu, entre Sharp et Red, avec une alliance de fortune pour mettre la main sur des mafieux rivaux, et qui m'avait fait me dire "woh, il gère son perso". Ouais, tu le gères. C'est glacial, troublant, lourd, mais on en redemande. Tu sais, comme la proie immobilisée devant le serpent, ça fait froid dans le dos, mais on veut pas partir pour autant. Ta plume est cool, vraiment, j'ai juste une grosse réserve pour la fin de ton histoire : tu as écrit tout le texte à la première du singulier, mais tu termines par un "IL" qui fait très "cheveu sur la soupe". Dommage.

Niveau fond, maintenant. J'ai beaucoup aimé. Tu dévoiles ton histoire par à coups, sans tomber dans l'inutile longueur, tu fais languir le lecteur qui se demande toujours ce qui a bien pu t'arriver. J'aurais aimé en savoir un peu plus sur ce qu'il y a en-dessous de ton masque, la nature de ta blessure ou la difformité qu'elle implique, mais tu gardes le mystère dessus, et c'est peut-être pas plus mal. Personnellement, j'aurais peut-être poussé Roman à tuer Circé, carrément, mais c'est ton perso, héhé, c'est toi qui vois.
Attention, par contre, petite réserve sur la fin : On est dans un year one donc, en principe, t'es pas censé avoir affronter Batou encore. Votre première rencontre se fait inrp, surtout que, lui, il commence à peine sa carrière. CF règle sur "ne pas faire intervenir d'autres persos dans la prez Razz "

M'enfin voilà, trêve de palabres mon saucisson mexicain, je vais partir sur du 85 PP, ce qui te valide à 90 ! Bon jeu à toi ! Hâte de voir ce que tu vas en faire, héhé



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Roman Sionis

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