AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
World's Finest by Chris Egiziano on Grooveshark



Votez toutes les deux heures et gagnez des DCoins ! (n'oubliez pas d'inscrire votre pseudo pour que vos votes soient comptabilisés !)



 

Partagez | 
 

 Soirée prometteuse

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
♦ Messages : 14
♦ DCoins : 153

Feuille de personnage
Points de Puissance: 90
Liste des Aptitudes & Niveaux:
Ϟ Black Mask Ϟ
MessageSujet: Soirée prometteuse    Dim 12 Avr - 17:41

La ville abonde de coins infâmes, de caniveaux dégorgeant d'immondices qui pullulent à l'air libre, dans ces entrailles s'enlisent les germes d'un cycle perpétuelle, du fléau qui ronge jusqu'aux fondements de cette cité qui se nourrit de sa moelle comme des charognards le feraient avec une pièce de chair fraîche et nerveuse, une gangue putride à ciel ouvert qu'on cache au derrière d'une couche de peinture et d'un peu de vernis pour parfaire l'illusion que les riches du vieux Gotham et des encore plus riches des hauteurs vivent dans un environnement serein, exempt des vices qui grouillent et abondent dans les coupe-gorges de l'illustre cité. Tous ces penthouses, ces pleins-pied qui fleurissent dans les hauteurs boisés de la ville, ce cercle de petits bourgeois, notables, qui ne font qu'évoluer en circuit fermé, vivant dans leurs petites résidences surveillées, qui fréquentent les mêmes institutions, tandis que tous ces gougnafiers s'affairent à tirer un peu plus chaque jour sur la corde de tous cette force vive qu'ils harassent un peu plus chaque jour. Ils vous parlent de justice, d'équité et de d'égalité, ils se pâment de traits d'esprit, d'œuvres de charité, de fonds d'investissement, pour combattre le mal qu'ils ont eux même apporté à Gotham, de la malédiction intrinsèquement lié à l'essor de leurs empires financiers et industriels. Pour que certains s'élèvent, d'autres doivent tomber et lorsque le voile obscur des ténèbres naissantes s'empare chaque soir de Gotham, elle révèle sa véritable identité, l'ADN même de sa réussite et de son expansion économique, le poumon qui fait battre son cœur malade: la criminalité sous toutes ses formes.

Les nuits se suivent mais ne se ressemblent pas et qu'importe ce que ses citoyens vous en diront, Gotham se complait dans les ténèbres, Gotham se délecte de sa faune nocturne et de tout ce qu'elle revêt, des crimes perpétrés en son sein comme de la peur qui transit ses concitoyens jusqu'à les contraindre à s'enfermer à double-tour. Le monde d'au-dehors est sale, putride, mais nous autres criminels, n'en avons pas été les architectes, nous ne faisons que l'exploiter à nos propres fins comme vous l'avez exploité aux votre pour ériger cette gangue à ciel ouvert, ce cloaque qui pousse tout être saint d'esprit à faire ses bagages et s'assurer que l'herbe est plus verte ailleurs.

L'air chargé de ce soir avait une saveur particulière, Otisburg regroupait dans sa périphérie toutes les infrastructures industrielles, de toutes les sociétés d'exploitation, de technologie, qui avaient fait la prospérité de Gotham City tout comme Janus Cosmetics avait fait la nôtre. Vingt-trois heures au cadran, je me tiens là au derrière des clôtures grillagées de cet établissement,  le regard vitreux sur ce qui était mon ancien bien, l'héritage qu'il m'avait été légué par plusieurs générations, le poing crispé, les phalanges écrasant l'hémoglobine qui point au travers de mes phalanges, je contemple Janus Cosmetics et ce qui en est advenu, ce que ce fond d'investissement véreux en a fait. Ils ont dénaturé mon œuvre jusqu'à son essence, Janus n'est plus, Radius est né, rien ne ressemble désormais plus à ce qu'elle était. Un coup de poignard de plus dans le palpitant, j'en suis plus à un près.

J'ai pas rappliqué dans le patelin parce que j'avais la vague à l'âme ou que j'aimais inhaler le carbone qui s'exhalent des hautes cheminées du bled non, j'ai rincé quelques indic de qualité avant de recouper les informations et les couleuvres qui leur sortaient de la trachée pour me figurer qu'un gonze avait besoin de gars qui tenaient leur bille pour exécuter un boulot. Paraîtrait même qu'on allait être payé rubis sur l'ongle en à en croire ce qu'ils disaient et que la solde équivalait à un sacrée paquet d'oseille. J'avais guère payé des milles et des cents pour me faire refourgué la dite info et j'étais pas encore assez con pour pas sentir l'anguille sous roche. Un deal doré sur tranche de la sorte se monnaye un beau petit pactole et pas cinq ou six ronds de cuir dans la sciure, ca puait le sapin à plein nez cette histoire. Soit ces argus avaient été payés par le GCPD pour nous aiguiller droit sur une embuscade façon coup de filet général, soit la dite réunion risquait de se solder foutreusement mal. Toujours eu du pif pour desceller ce genre de guêpier idiot qu'il convient d'éviter, toujours eu un peu de matière grise pour anticiper et réfléchir avant de foutre le pied à l'étrier.

J'avais presque plus de tunes, juste de quoi voir venir pour les deux semaines à venir, je connaissais l'enjeu de me faire passer les bracelets ou de me faire refroidir dans le bar où devait avoir lieu le recrutement, l'enjeu en valait la chandelle. Le rendez-vous était fixé dans une heure au Fifty Sixth Tavern, un repaire bidon et malfamé comme Otisburg en compte un bon paquet, pas de grosses pointures est censé y poser ses miches, les gros poissons préfèrent les clubs privés ou les hôtels particuliers pour causer. Rien de très cocasse sur le papier, pourtant la donne me chagrine et me filerait presque des aigreurs tant je l'ai au travers de la gorge. Un peu trop indigeste pour que j'avale sans broncher. Toujours se méfier de l'eau qui dort, mes flingues me quittent pas d'une semelle ici bas, sur le qui-vive, prêt à dégommer le gars un peu trop couillu qu'essaiera de me détrousser. J'arpente les ruelles désaffectées, je scrute les façades décrépies, les baraques délabrés et la douce odeur de mort qui suinte des presque ruines que j'entrevois jusqu'à ce que je finisse par trouver le Fifty Sixth et ses néons criards qui illuminent la chaussée et tranchent avec les masures branlantes qui m'entoure.


Fifty Sixth Tavern


Logé à l'angle d'une allée exiguë et d'une impasse, le coin idéal pour se faire suriner sans pouvoir même ciller. Le temps de laisser parcourir mon œil sur le gourbi, de jauger l'établissement que j'opte pour la fameuse seconde option du scénario que j'ai évoqué au dessus. Les flics auraient pas su rendre le truc aussi vrai de toute façon, ils sont déjà pas foutus d'arrêter des abrutis en collants alors leur demander de pondre quelque chose de plus élaboré équivaudrait à l'énigme psychologique insoluble. Je m'avance vers la devanture et fait face au molosse de sept pieds de haut, une carrure de culturiste recyclé en videur de bar, un classique s'il en est mais salement efficace pour évincer les petits gêneurs et faire passer l'envie de venir faire un esclandre au Fifty Sixth. Sa moue se cambre lorsqu'elle se pose sur mon masque, il cogite à la vitesse d'une larve avant de se fendre d'une réplique:

"T'es pas un habitué toi, des sales gueules j'en ai côtoyé un sérieux nombre mais comme la tienne jamais. Alors princesse, on cache son joli minois ?"

" T'en as côtoyé un sacré nombre pour sûr mais t'as jamais appris à fermer ta grande gueule, toi et ta langue bien pendue."

Le voir craquer ses phalanges d'une traite m'intime de faire retomber la vapeur.

" Je me doute bien que des plastiques singulières, t'en as pas vu à la pelle et tu connais la meilleure ?"

Lui faisant signe de s'incliner vers moi pour susurrer dans son oreille  

"je viens pour le la-li-lu-le-lo "

Le sésame pour accéder à la fameuse réunion, la moue de la montagne de muscles se cambre tandis qu'un rictus lui apparaît aux commissures des lèvres et me fait signe de passer par la porte de derrière. Je frappe la lourde porte d'acier qui dégueule un son rauque tandis qu'un oeil scrute à travers le judas et me fait pénétrer dans le bâtiment. Trois lascars, flingues à la ceinture me toise sous tous les coutures et me fouille promptement et me retire mes petits bijoux.

"Tu comprendras, j'en suis certain "  qu'ils lancent à l'unisson tandis que je les dévisage et que j'entre dans l'arrière salle du Fifty Sixth...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
♦ Messages : 253
♦ DCoins : 573

Feuille de personnage
Points de Puissance: 240
Liste des Aptitudes & Niveaux:
Ϟ White Widow Ϟ
MessageSujet: Re: Soirée prometteuse    Lun 13 Avr - 0:32




Soirée prometteuse



Au lieu de rendez-vous, une vilaine sensation me donne l'impression d'être dans un mauvais film de seconde zone. Il est crade et collant par endroits. Des tables en bois s'éparpillent ci et là dans la périphérie. Au centre, un grand vide autant d'un point de vue matériel que de la clientèle. Faut croire que l'organisateur a eu quelques conflits avec la bouteille. De nombreux groupes sirotent des verres bien chargés tandis que, assise à une table, j'observe les hommes et femmes, minoritaires comme d'habitude, présents.

En compagnie de deux autres malfaiteurs, ces derniers ont bien vite compris que la causette n'était pas de la partie même si nous avions trinqué. L'un baraqué -marcel blanc et tatouages- un peu dans les vapes, il n'en est pas à son premier verre. L'autre -costume sur demi-mesure et frêle- zozotte légèrement. Entre nous, ils ont loupé leur vocation. Duo comique, le nouveau Laurel et Hardy.
Sur ma droite, j'aperçois l'entrée des artistes. Sur ma gauche, le comptoir de l'autre côté du cercle. J'crois bien qu'on est... P'tain, la porte m'étripe encore les tympans. Des nouveaux... Intéressant, mais par pitié ! Mettez de l'huile, d'la graisse, peu importe ! Mais faites la taire ! Même les flics pourraient nous trouver avec un tel boucan.

L'arrivant est seul -on se rapproche petit à petit de la quarantaine- bien habillé, droit et mystérieux. Pour cause : son visage est dissimulé par ce qui semble être un masque. Mais de là où je suis, avec la foule qui s'amoncelle, je ne vois principalement que des silhouettes. Il disparaît dans la masse. Boah, un mec un peu plus flippé sans doute.

À ne pas parler, mon verre s'est fini tout seul. Après quelques secondes à le fixer, je le pose sur la table et recule ma chaise avant de prendre la direction des petits coins puis du bar. Comme tout le monde, j'évite de marcher dans le cercle. La véritable raison ? Parce que je suis un mouton. Nan vraiment, y rien d'autre. Mais le fait est là, personne n'entre. Peut-être une superstition ?


-Hey jolie, tu veux faire un tour avant que ça commence ?
-Rembale ton dentier le vieux.
-Pouuuuu, tu l'as pas vu venir celle-là.
-Oh c'bon ! T'gueule hein !

Arrivée à destination, j'attends le serveur. L'inconnu s'est rapproché et c'est bien un masque, mais des plus inhabituels. Travaillé de A à Z, il représente un crâne totalement noir, on pourrait presque croire à de l'obsidienne. Après tout, c'est un style comme un autre. J'peux pas dire grand chose avec mon ensemble façon combinaison-moulante. Pendant ce court laps de temps, d'autres personnes rentrent. Combien en ai-je loupé et combien sommes-nous maintenant ?

L'employé est là, mais je n'ai pas assez pour ce que j'espérai. Pour quelques centimes, il veut rien savoir. L'autre a disparu. Je repars déçue et frustrée jusqu'à ma place. La tête courbée, la capuche baissée, je me dirige en ligne droite. Erreur. Je traverse l'infranchissable, la zone interdite. Perdue dans mes pensées, je n'ai réalisé que trop tard. Un spot lumineux se fixe sur moi et m'oblige à lever la main. Les conversations s'arrêtent, le bruit des verres disparaît, seules les respirations se font entendre jusqu'à un grésillement. D'abord inexistant, puis de plus en plus fort pour finalement se métamorphoser en une voix.


-Bonsoir ! Je suis le régisseur. Inutile de me chercher, je viendrais en temps voulu.
Voilà le topo, vous n'êtes pas les seuls. Dans d'autres quartiers, et mêmes villes se déroule la même chose. Mais pour accéder au véritablement recrutement, il ne me faut que 20 concurrents maximums. À vous de jouer...


Le système audio est coupé, la lumière aussi. Tout le monde se regarde et je regarde tout le monde. L'incompréhension dégouline de nos visages. A vrai dire, je ne crois pas que quelqu'un est réellement compris ce qu'il vient de se passer. Tout le monde reste sur place avant qu'un mec, l'arriéré de tout à l'heure, s'avance dans le cercle.

-C'est simple ! Les 20 dernières personnes encore debouts ici pourront poursuivre. Les autres, je prie déjà pour eux bwéhé. Tous ceux qui n'comptent pas se battre faut déguerpir. Plusieurs personnes se lèvent et se dirigent vers la sortie. -Ma jolie, on va entamer les hostilités toi et moi.

Gauche, droite, gauche, il s'arme pour un droit en avançant la jambe. Pas de difficulté dans cette attaque, j'anticipe et décale mon épaule en arrière. Tout en laissant passer son coup, je m'aide du plat de ma main droite contre son poignet. Dans son élan, sa garde s'est brisé et dans sa précipitation, son flan est maintenant à ma merci. Ma main gauche, inactive depuis trop longtemps, se noue sur elle-même et profite de cet avantage pour percuter les côtes de mon adversaire. Ses pieds décollent à peine du sol, mais ça craque monstrueusement, et même plus d'une. Sans lui laisser un souffle de répit, ma main droite remonte en glissant le long de son bras et le gifle de tout son saoûl. Projeté dans l'autre sens, une de ses dents se fait la malle et il retombe mollement sur le sol en deux petites roulades.

-Abruti.

En l'espace d'une poignée de secondes, la foule s'enflamme, les verres se brisent, ça se bouscule, ça crie, hurle, médit, rampe pour échapper aux coups de pied. Le serveur a été pris dans l'ouragan. Personne n'y échappe. Pas étonnant que le régisseur ne soit pas parmi nous. Un coup m'atteint dans le dos. Bordel ça picote ! J'attrape le mec par sa veste et le projette, en tournant sur moi-même, contre le comptoir. Quelle idée de merde quand même.


______________________


Melanie Brown
La Veuve Blanche de Gotham
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
♦ Messages : 515
♦ DCoins : 371
♦ Localisation RP : Gotham City

Feuille de personnage
Points de Puissance: 273
Liste des Aptitudes & Niveaux:
MessageSujet: Re: Soirée prometteuse    Lun 13 Avr - 10:10




Soirée Prometteuse



- Mais enfin, Alfred, soyez raisonnable !
- Pardonnez-moi, monsieur Richard, mais c'est non. Vous n'êtes pas en état de sortir. Regardez ça, je dois encore changer vos bandages, en plus.

Je soupire, feins une mine résignée, et laisse le majordome du manoir Wayne s'occuper de remplacer mes pansements. Les blessures infligées par Tango Down ne sont toujours pas guéries, loin de là, et je sais que je n'ai toujours pas retrouvé mon niveau optimal, mais rester enfermé dans cette immense maison et tourner en rond me rend fou.
Je suis un oiseau dans une cage dorée.
Mais, ce soir, il se peut que l'oiseau s'ouvre la porte lui-même.

- Quand est-ce que Bruce rentre ?
- Il est à un gala de charité et il est fort probable qu'il se fasse raccompagner chez une... Amie, ensuite.
- Je vois.

La déception s'affiche sur mon visage mais, intérieurement, je jubile. Il n'est pas là jusqu'à au moins demain, ce qui me laisse une magnifique fenêtre pour agir. Alfred part quelques minutes plus tard, décidé à nettoyer de fond en comble l'aile Est du manoir et, moi, je prépare mon échappée. J'ouvre mon placard, soulève quelques vêtements et trouve enfin ce que je cherche : mon nouveau costume.
Je n'ai toujours pas eu l'occasion de le mettre et, si j'ai d'abord cru que je l'inaugurerais lors de ma première patrouille avec Bruce, l'envie de retrouver mon terrain de jeu s'est révélée trop importante pour que j'attende plus longtemps.
Un instant plus tard, je suis changé et opérationnel. L’élasthanne de la combinaison me colle à la peau et compresse un peu trop mes bandages mais, du reste, c'est parfait. Ma liberté de mouvement est optimale, et, avec ce masque, je n'ai plus à me soucier de ma capuche. Je jette un dernier coup d’œil vers la porte pour m'assurer qu'Alfred ne vient pas, ouvre la fenêtre, et me jette en-dehors.
La fraîcheur de la nuit me rappelle mes premières escapades, quand je ne savais ni où aller ni quoi faire. J'escalade le portail en fer forgé du manoir et me précipite vers les petites sources de lumière, au loin. Gotham, ma grande, tu m'as manqué.

Je mets presque une heure à retrouver mes quartiers favoris, Little Italy d'abord, le Cap Carmine ensuite, puis Park Row. Pourtant, les rues me semblent étrangement vides, ce soir. Je descends du toit sur lequel je me trouve et me pose silencieusement derrière un visage familier.

- Salut, Johnny.
- Qu'est-ce que... T'es qui... ?
- Tu ne me reconnais pas ? Ca fait un moment que je ne suis pas venu te voir, mais quand même.
- Capuche Rouge ?
- Je t'ai déjà dit de m'appeler Robin. J'allais pas porter une capuche toute ma vie.
- Tout le monde disait que t'étais mort.
- Je suis bien vivant, pourtant.
- Ta tête est mise à prix. Falcone, Maroni, Zucco, Cassamento, même les Chinois, maintenant. Faut pas qu'on me voie avec toi !
- Faisons vite, dans ce cas. Qu'est-ce qu'il y a ce soir ?
- De quoi tu parles ?
- Tu sais de quoi je parle.

Je bluffe, je ne suis même pas sûr qu'il y ait quelque chose. Mais, d'expérience, je sais qu'il ne faut pas grand chose pour délier la langue de cet imbécile. Et nos précédentes rencontres lui ont appris à ne pas trop me faire attendre.

- Ok, ok. Je vais te raconter ce que je sais.

Je file vers le Nord-Est au plus vite. Avec un peu de chance, j'arriverai au point de rendez-vous avant que tout ne soit terminé. Otisburg se rapproche de plus en plus, avec ses usines fumantes, ses marécages boueux, ses rivières polluées, ses minuscules taudis et, surtout, au loin, les lumières d'Amusement Mile. Je n'y suis plus retourné depuis plus de trois mois, maintenant, depuis que mes parents sont tombés. J'écarte cette pensée d'un mouvement de tête et file vers le lieu de rendez-vous, un petit bar miteux qui n'a pas l'air de connaître grand chose aux règles sanitaires. Les lumières à l'intérieur m'indiquent son activité, et, d'après Johnny, il faut une invitation particulière pour y pénétrer. Ce n'est pas bien grave, je grimpe furtivement sur son toit bétonné, écarte quelques rats et m'accroupis pour mieux scruter les alentours. Mon costume noir est beaucoup plus propice à la discrétion que mon vieux pull rouge, sur ce point, je dois admettre que Bruce a raison. De longues minutes s'écoulent avant que, finalement, du mouvement ne se fasse repérer. J'entends des voix et me retourne vers la porte de derrière. C'est là, dans une ruelle sombre et étroite, qu'une vingtaine de personnes sort. D'en haut, j'attends le moment propice avant de plonger. Ma réception est parfaite, mais mes côtes, douloureuses, me font arracher un soupir plaintif. "Vas-y, Dick, grille ta discrétion avant même de commencer, tu peux pas faire mieux."

Souple et silencieux, comme une ombre, je m'approche du dernier type de la file, un peu en retard par rapport aux autres. Une traînée de sang ruisselle de son crâne jusque sur sua nuque, et il boite beaucoup. Il vient de se battre. Tant pis pour lui. Tant mieux pour moi. La prise est instantanée, mes mains s'enroulent autour de sa bouche pour l'empêcher de crier et je l'assomme d'un coup de coude bien placé. Je jette un coup d’œil en avant, personne ne semble avoir remarqué la situation, et traîne ma victime jusqu'à un coin où l'ombre est encore plus prononcée. Je le débarrasse de sa veste en cuir que j'enfile rapidement, afin d'éviter d'éveiller les soupçons, et me rapproche rapidement des autres. C'est là que je constate qu'ils sont menés par un homme de petite taille, chapeau sur la tête et lunettes sur les yeux. Des lunettes de soleil en pleine nuit. Beau gosse.
Du doigt, il montre une plaque d’égout.

- Ok, les gars, prêts pour la suite ?




______________________






C'est qui le patron ?:
 

#FF1A1A
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
♦ Messages : 94
♦ DCoins : 475
♦ Localisation RP : Gotham City

Feuille de personnage
Points de Puissance: 121
Liste des Aptitudes & Niveaux:
MessageSujet: Re: Soirée prometteuse    Lun 13 Avr - 20:48




« soirée prometteuse »




Les rumeurs courent et filent, sans jamais être distinctes ni concrètes. Un homme dit oui, l'autre se laisse tenter par un peut-être, l'alcool les rend presque douteux, ils ânonnent et tu n'assimiles rien. La soirée commence à être longue, aucun des gars de Falcone ne veut cracher le morceau, pas-même les petits nouveaux qui sont plutôt bavards et naïfs d'habitude.. Ils mentent, ils savent mais ne veulent pas parler. Non, ils ne savent rien justement. C'est là le gros problème.. Quelque chose de plus sombre qu'eux prend possession de Gotham dans un silence macabre. Toi tu sais, toi tu as traîné dans les ruelles jusqu'à l'aurore pour entendre et comprendre. Un homme avait parler d'un recrutement, à moitié bourré. Tu es revenue la nuit d'après, la même histoire... Ainsi de suite pendant des jours. Jusqu'à ce soir où tu as fait le pas. Il t'offrit les mêmes explications, en plus d'une chose, un indice. « Ma belle, pour tes beaux violâtres je te préviens, le recrutement ne s'ra pas simple.. Demain ma belle, demain. » Sous-entendu que tu en serais plus demain si tu passais par là. Nous sommes ce "demain" et tu veux savoir, ces abrutis d'hommes de main de Falcone font semblant que ce n'est pas "important". Ces cons..

Tu fins un malaise. Ne doutons pas que tous les gars présents eurent plaisir de passer leurs mains sur ta belle poitrine, un semblant de compassion pour une jeune demoiselle qui se voit souffrante. Du respect pour ces goujats pardi ! Le boss les fit déguerpir d'un haussement de ton. « Tu rentres ce soir, tu bosseras le weekend prochain. » Tu grimaces, l'enflure arrive toujours à t'avoir, parce qu'il te fait bien comprendre -avec son sourire hypocrite et le plissement de ses yeux ronds- que tu n'as pas le choix de lui donner ton weekend. « Trop de clémence boss. Je suis touchée. » Tu te relèves, l'air blasé, un sourire provocateur. Sans plus attendre, tu te diriges vers les vestiaires pour partir, au passage tu fais tomber trois-quatre bouteille, jouant d'un déséquilibre. « Cherche moi salope, cherche moi ! » Rien à foutre. Tellement.

Costumée, prête pour ton bal de minuit, la nuit s'offre à toi. Virevoltante, plus assurée qu'auparavant, tu sautes plus loin, plus haut.. Mais la peur grouille encore dans tes entrailles. Chassez le naturel, il reviendra au grand galop... Une colombe qui a peur du vide, quel comble. Il te faut une trentaine de minutes pour rejoindre Otisburg et te poser dans l'ombre de la ruelle où se trouve le vieil homme bourré. Il n'est pas là, à ton plus grand désarrois. Tes lèvres se pincent.. Trop tard putain, tro.. Au loin, dans la rue tu vois une vingtaine de personnes entrer dans les égouts. Singulier pour une soirée dites prometteuse. « Putain mais non.. Les égouts puent.. Ils peuvent pas faire ça dans une laverie les cons. » Un murmure, minime, pas même les rats ont entendu. Pourtant un tissu imbibé d'une odeur.. Une odeur.. ode.. Qu'est-ce.. que... Tu sombres. Quelqu'un a entendu.

... qu'est-ce que..« WOH WOH. Réveilles-toi, débout » Les pupilles dilatées, qui peinent à voir autrement que flou, tes paupières papillonnent longuement. L'homme tapote ta joue, presque avec plaisir. Plus fort encore. Pourtant le choc ne suffit pas, ton esprit se débat avec l'envie de dormir, l'envie de fuir, celle de comprendre. Brouillard. Brume. Lumière distincte... Comme un grand hangar sous terre, des effluves d'eau puante. Toi tu es dans un anti-salle, comme une salle de contrôle où tu as la vue pleine, au-dessus de tous, seulement une grande vitre te séparant d'eux. Une vingtaine de personnes, toutes alignées pour entendre un discours, celui d'un homme posté sur un semblant de scène, voilé d'une longue toge. Visage inatteignable, peau impénétrable. « Hey connasse, tu m'entends ?! » Encore un gifle, tu le regardes. Long, grand, fin.. Maigre même. Derrière lui un petit gros, costaud. Il semble timide. « C'est quoi à ton délire, le sado-masochisme, les coups de martinet ? Ou les talons les aiguilles qui plantent ta peau ? » Il reste con, muet, un fou rire te prend, incontrôlable. « Putain mais t'es qui toi ?! » Tu rigoles encore plus fort. « Mec tu m'enlèves et tu me demandes qui je suis ? Y a pas un problème ? HAHAHAHAHAHAHA. » Il t'assène un coup plus violent, ton rire cesse et tu craches du sang.. L'enflure. « Le régisseur a demandé à tous les veilleurs d'enfermer tous les petits fouineurs-euses de ton genre pour s'en occuper après. » Dans quelle merde tu t'es encore foutu...



______________________






✘ HUNTRESS  
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
♦ Messages : 14
♦ DCoins : 153

Feuille de personnage
Points de Puissance: 90
Liste des Aptitudes & Niveaux:
Ϟ Black Mask Ϟ
MessageSujet: Re: Soirée prometteuse    Mar 14 Avr - 22:34



Soirée prometteuse


Belle tripotée de gueules ravagées que voilà, je me figure même être plus beau qu'un paquet d'entre eux en dépit de la façade obscure que je me trimbale. Le temps de cerner le brin d'ego dans l'assemblée que je comprenne que les lascars aux canines toutes dehors sont loin d'être des saints, ca se lorgne dans le blanc des yeux injectés et ca se jauge comme pas permis avant que le régisseur donne le ton sur lequel va s'opérer la petite sauterie privée. Il comble les attentes latentes d'une bonne partie de ces zigs haineux qui trépidaient intérieurement de recevoir la bénédiction de pouvoir se mettre sur la gueule. Vingt âmes qui en ressortiront, vingt dans chaque coin où le fameux régisseur tient le même genre de soirée privée, qu'importe ce qu'il planifie, c'est quelque chose d'assez massif pour qu'il y ait vraiment de la maille à se faire bien que je déplore la manière de faire qui risque de faire rameuter les flics si une fiotte va cafter auprès d'eux. Le temps de boire un verre que la rixe débute sur les chapeaux de roues et que certains dérouillent déjà copieusement.

Le mobilier vole et les gnons tout autant, j'agrippe une canne de billard dans le capharnaüm qu'est devenu le Fifty Sixth avant de l'écraser en deux sur la nuque d'un loubard qui faisait au bas mot deux fois mon épaisseur. Ca gueule, ca piaille, certains récurent le comptoir de leurs dents tandis qu'une blondasse tire son épingle du jeu et rembarre une bonne partie des types qui assaillent la belle plante. la silhouette féline, le pas tout autant, elle étale un bon paquet de mecs et fait prendre une douche froide à leur ego. Une belle rose qui a su affermir ses épines au fil du temps. Une ribambelle de mecs me tombent sur le râble, je discerne grossièrement trois ou quatre silhouettes qui jouent des coudes et profitent de ma chute au sol pour me latter le buffet de leurs semelles ferrés. Ils lésinent pas sur les coups qu'ils assènent tandis que je lutte pour me relever comme la loque de mon état. L'un voit l'opportunité de me finir crûment et s'empare d'une chaise qu'il abat sans sourciller sur ma gueule. Le fracas du bois sur le parquet n'est qu'une sonorité parmi tant d'autres dans le concert dissonant dont se fait l'écho les muscles qui craquent, les éclats de bois qui rencontrent les organes et le verre qui explose.  J'évite in extremis la frappe en roulant sur les lattes du parquet avant de saisir une bouteille que j'abat aussitôt en me relevant sur la première tête venu. Le tesson de bouteille me reste dans les mains, j'agrippe un des gars par le col et lui fixe le tesson sous la gorge, mise en garde fumeuse pour signifier aux trois autres de pas trop me chauffer. La donne se corse dés lors que l'un des types dégote surins et schlass pour me faire la peau. Je manœuvre la petite enflure que je tiens en joug et tandis que l'un d'eux se jette lame la première, je balance mon bouclier humain dessus tandis que je claque le tesson de bouteille dans la gueule du second dont la lame m'écorche sérieusement le masque.

Une rage froide et sourde me monte au coin du crâne comme une artère bouillonnante de rancœur et d'amertume, ébrécher le masque, c'est écorner le symbole qu'il représente, c'est entailler l'honneur de celui qui le porte. Qu'il me plante son surin dans la cuisse, passe encore, qu'il balafre le masque n'est pas une option viable pour qu'il reste en vie. Jamais aimé avoir à me salir les mains mais je remercie la providence de m'avoir fait prendre une paire de gants ce soir, je risque de les user jusqu'à la corde. Sonné au sol, il tente de recouvrer ses esprits mais ma pogne vient lui cogner en plein à la verticale dans la cafetière tandis qu'il s'effondre raide. Regard trente trois bis au dernier gus muni de son arme blanche, il feinte à gauche, à droite et il attaque du même côté, je pivote sur le talon et plaque mon coude en exposition sur son avant bras, le canif tombe tandis que mon second coude vient lui heurter violemment les gencives sans crier gare. Il encaisse suffisamment sans broncher pour que je puisse enchaîner d'un coup de tête  dévastateur qui l'étale sur une table.  

Ca calme le jeu net d'un coup, on me zieute quelques instants tandis que j'exulte de rage que cette tafiole se soit fait étendre si aisément. L'échauffourée se poursuit et tandis que la belle blonde poursuit son travail de sape, n'hésitant guère à frapper sous la ceinture dés qu'elle en l'occasion, je me fais la main sur les lambdas dans mon périmètre dont cet espèce de lourdaud bossu qui me lorgne comme du menu fretin.

Viens donc goûter à mes phalanges que je te ravale le portrait. Mère nature t'a franchement pas gâté, tu verrais ta gueule mon pauvre.

La réplique livrée, l'autre m'attrape les extrémités et m'immobilise d'une audacieuse clef de bras avant de caler sa jambe comme un levier entre mon épaule et mon avant-bras. Il tente la soumission en tirant comme une brute épaisse sur le muscle.  Douleur atroce,  insondable qui m'enflamme le triceps comme s'il était pris dans un étau incandescent, ma tête se cambre tandis que j'essaye de m'en dépêtrer avec mon bras valide mais il est indéboulonnable. Je l'entends presque jubiler intérieurement, presque gamberger de plaisir chaque fois qu'il fait craqueler une phalange avec avidité. Mon bras gonfle à vue d'oeil et si je ne mise pas cartes sur table, il va véritablement me mettre hors d'état pour la suite des opérations. Mon poing se crispe, j'y concentre cette volonté noire, cette aigreur latente que j'ai sur le cœur depuis que j'ai aperçu ce qu'ils avaient fait de Janus Cosmetics, ce type n'est que le cadet de mes soucis et pourtant il en constitue aussi le point d'orgue présentement. L'avant bras de contracte d'une traite et tandis que l'hémoglobine pulse dans les artères, je le soulève toute sa jambe dans un mouvement avant de lui latter les bijoux avec ma pompe tout en lui tenant la guibole en l'air.  Il grogne comme un bulldog d'abord puis geint comme une merde de caniche ensuite au fur et à mesure que ma semelle ne lui laisse aucun répit. J'en profite pour lui imprimer mon quarante quatre droit sur le museau avant de le finir une bonne fois pour toutes en lui écrasant la tête dans le plancher lustré.

Plus qu'une petite vingtaine, comme le régisseur l'avait stipulé, je reprends mon souffle, aspire à plein poumons bruyamment et les gars cessent les hostilités. Les lumières révèlent le carnage et la désolation dans laquelle on a laissé l'endroit, un bordel sans nom dont l'instigateur de l'affaire paiera sans doute pas un iota au proprio. Pour sûr qu'il verra pas un iota, quant à savoir si nous on en verra la couleur j'imagine qu'il risque encore de nous faire miroiter les ronds encore un bon moment.

Un bruit métallique sourd retentit dans l'écho au loin, le régisseur nous fait entendre son intonation sirupeuse:

"Héhéhé comme convenu, vous avez écrémé vos rangs. Vous avez respecté les termes du contrat et je n'ai qu'une parole. Regardez "

Le barman agrippe son trousseau de clefs d'une traite et s'empare de sa pétoire sous le comptoir et tient en joug les gars restants avant de se déplacer très lentement vers la porte de l'arrière salle, celle-là même par laquelle on s'est frayé un chemin jusqu'ici. le cure dent qui se ballade entre ses chicots dégarnis d'un côté et une clope de l'autre, il fait signe du bout du canon à nos chères petites têtes blondes de se pointer au-dehors. Il ouvre la marche d'un pas ferme et en profite pour tirer quelques lattes dans le corridor.

"Eh bien ?! Qu'est ce que ca signifie ? " balance l'un des gars désabusé

" Tu verras bien Einstein, d'ailleurs tant qu'on y est, déplace cette plaque, tu veux ? "

Le type s’exécute sans broncher et vient se faire porter assistance par un comparse. La plaque retiré, le barman nous refile une lanterne tandis qu'on descend dans les égouts poisseux dont l'odeur chargé vient nous titiller les sinus. La puanteur est à l'aune du patelin, ca vous retournerait presque les tripes si vous les aviez pas bien accrochés. On serpente le long d'un dédale de canalisations en tous genre, on s'enfonce plus profondément encore dans ce labyrinthe d'acier rouillé et tout le microcosme qu'il comporte. L'odeur se fait encore plus putrescente au fil de notre incursion dans toute cette taule qui est bien loin de ressembler aux égouts de granit bien chiadés de Gotham city. On finit par déboucher sur une une grille visqueuse, une impasse dont on entrevoit au travers des épais barreaux une lumière diaphane provenant d'un puits de lumière creusé en surplomb.  

Le barman se faufile en tête de cortège, bougonne et marmonne quelque sermon dans sa barbe avant d'ouvrir dans un cliquetis sourd la paroi ferré dans un grincement abominable.

* Nom de dieu, serait-ce ? *

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
♦ Messages : 15
♦ DCoins : 41
MessageSujet: Re: Soirée prometteuse    Mer 15 Avr - 11:40

XX XX




Alignement : Inconnu
Pouvoirs : Inconnu
PP : Inconnu



Soirée Prometteuse



L'odeur des égoûts vous monte aux narines. En temps normal, ça dégoûterait n'importe qui, mais, à Otisburg, au milieu de tous les déchets toxiques qui s'y déversent, la puanteur vient vous piquer les yeux. Voilà pourquoi le chef de file portait des lunettes de soleil, malgré la nuit. L'épaisse grille ouverte, il vous laisse passer un à un en vous jaugeant du regard, satisfait et curieux du résultat de sa "sélection naturelle".

- Bienvenue chez votre nouvel employeur.

L'endroit dans lequel vous débouchez n'est rien de moins qu'une grande pièce circulaire qui jure complètement avec les égouts dans lesquels elle se trouve. Ici, plus d'odeur nauséabonde. Les lieux ont été travaillés. Vous comprenez que, peu importe ce que c'est, le truc dans lequel vous avez mis les pieds est un plan de longue date. En face de vous, éclairée par d'immenses spots lumineux, une estrade s'élève, sur laquelle un homme se tient debout. De grande taille, il porte une mystérieuse toge d'un rouge sombre sur laquelle est brodée, en son centre, le symbole d'un poing noir. De là où vous êtes, vous ne distinguez que très peu son visage. De toute façon, ce n'est pas ça qui compte. Ce qui compte, c'est ce qu'il a à vous dire.

- Je vois que mes invités sont enfin là. Bienvenue à vous.

Sa voix est claire, résonnant dans son micro et entre les parois de la pièce. Tout a été calculé pour produire son petit effet.

- Si vous êtes ici aujourd'hui, pour la plupart, c'est parce que ce système dans lequel vous vivez ne vous convient pas. Vous êtes en marge de la société, condamnés à commettre des menus larcins pour assouvir vos besoins primaires de survie.

Il marque une pause avant de reprendre. La confiance marque chacun de ses mots.

- Mais le moment est aujourd'hui venu de prendre votre revanche. Mon patron a certains... Projets, pour cette ville, et pour sa sœur, Metropolis. Ses ambitions sont grandes, et ses idées pourraient bien révolutionner le système actuel. Mais, pour les mener à bien, il a besoin de mains, de gens qui, comme vous, connaissent Gotham, y ont grandi, ont souffert de ses malheurs et ont tenté de les retourner à leur avantage.

Sa main se porte sur le poing noir, brodé sur sa toge.

- Comme vous l'avez sans doute entendu, aujourd'hui, en plein milieu de l'après-midi, une bombe a explosé en plein cœur du Centre Commercial de Metropolis. Cet événement, nous n'y sommes pas étrangers. Chaos et destruction, voilà notre leitmotiv, semer la désolation afin de faire comprendre au système actuel que, non, il ne se reposera plus sur notre dos et que, oui, à présent, le pouvoir a changé de camp. Si vous acceptez de nous rejoindre - et je ne doute pas que vous le ferez - vous serez grassement payé, en plus d'être aux premières loges pour assister à la révolution qui est en marche.

Il s'arrête quelques instants, savourant les mines surprises de certains de ses "invités" en apprenant qu'ils ont devant eux l'instigateur de plusieurs centaines de mort. Avant de reprendre :

- Qu'en dites-vous ? Avez-vous la moindre question ?

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
♦ Messages : 253
♦ DCoins : 573

Feuille de personnage
Points de Puissance: 240
Liste des Aptitudes & Niveaux:
Ϟ White Widow Ϟ
MessageSujet: Re: Soirée prometteuse    Mer 15 Avr - 13:20




Les égouts, une odeur pestilentielle s'en dégage. Un mélange d'usé, de détritus en putréfaction, d'excréments humains et animaux ainsi que de produits chimiques. L'atmosphère qui s'en dégage me donne mal aux poumons et aux yeux. Guidée par le résonnement des pas sur le béton humide, j'ai du mal à rester concentrée. Les pupilles inondées de larmes, je peine à discerner notre chemin parmi ces dalles et dédales. Un long moment s'écoule où nous marchons en silence. Les effluves, toujours présentes, se font plus discrètes. Une aération ? Peu importe, ma respiration est désormais plus aisée, toujours douloureuse, mais amoindrie

Bientôt, une grille est ouverte pour nous laisser entrer. Après l'obscurité, la lumière de la salle est comme une gifle et je lève mon bras au visage le temps de m'y habituer. Fini les rats, les vapeurs toxiques et tout le marécage des canalisations. Ici, on peut respirer tranquillement. Pièce ronde, une deuxième sortie se trouve derrière un homme habillé de rouge. Le gourou s'approche et nous prêche sa bonne parole... Sur les cons peut-être, pas avec moi :


-Ouai ! Au milieu de notre groupe de joyeux lurons, je joue des coudes pour passer en première ligne et même me dégager du lot. Légèrement avancée, je précède les autres malfrats de quelques pas. -Moi j'ai des questions. Je pose les mains sur mes hanches et m'éclaircis la voix. -Grassement payé, c'est bien beau mais ça correspond à quoi ? Pas que je n'ai pas confiance, mais je me méfie toujours des termes employés. Première question.
La seconde, à quel niveau de la hiérarchie sera-t-on ? Si c'est pour jouer les larbines, merci, mais j'ai déjà donné. Alors autant être totalement honnête avec nous sur vos attentes. Sinon je prends mes clics et mes clacs, je retourne chez moi pour m'affaler devant une série à la con. Si j'suis ici, c'est que j'n'avais rien de mieux à faire.
La troisième, remodeler le système actuel. Okay, why not. Mais pour en faire quoi ? C'est bien beau le mal et le chaos, mais sans ordre, on n'existerait pas donc si vous le détruisez, qu'est-ce qu'on deviendra ?
Et ce n'est pas fini ! Dernier point... Est-ce qu'on sera obligé de se coltiner des crétins, comme certains derrière, qui ne savent qu'utiliser leurs muscles ?


J'entends des grognements dans l'assemblée. Je titille et ça s'émoustille, pas par envie soyez-en sûr, mais par professionnalisme. S'ils ne réussissent pas à rester tranquilles après une simple brimade, ils ne sauront se contrôler sur le terrain. S'ils ne savent pas se contrôler... Pas la peine de vous faire un dessin. Je ne travaille pas avec n'importe qui. Quitte à participer à un recrutement, autant y mettre du sien pour se faire bien voir et obtenir le meilleur poste possible.
D'ailleurs, ça gesticule dans le tas. Ça marmonne dans l'assemblée, trépigne même et s'échauffe le sang.


-Qu'est-ce qui se passe, la vérité a blessé certains d'entre vous ? Retournez dans vos bacs à sable les marmots, c'pas pour le menu-fretin ici. Un mec s'avance. Il est grand, pas immense, mais il me dépasse d'une tête. Ses yeux sont rouges, surement un excès de crack ou de meth. Pauvre type. Pas très costaud, un couteau luit entre ses doigts. -Un couteau ? Quelle arme de fourbe. J'suis sur que tu t'es planqué sous une table dans le bar, ça t'a rappelé les jupons de ta mère...

-Ta gueule salope, j'vais t'crever !

Son arme tombe comme un couperet dans ma direction. Pourquoi attaquent-ils toujours de front sans subterfuge ? C'est nul, il n'y a aucun challenge là-dedans. À quelques centimètres de mon visage, j'attrape son poignet droit avec ma gauche, tourne sur moi et rentre dans son périmètre. Dans mon dos, le poignet solidement serré, je le fais basculer au-dessus de mon épaule droite. Sa chute, franche et brutale, lui arrache un cri.
Je contracte ma main de plus en plus, il lâche son arme et je la balaye d'un coup de pied désinvolte. La pression augmente toujours, sa mâchoire est fermement serrée, ses pommettes deviennent rouges. Il tente de se retourner, mais j'accueille sa tentative avec mes pompes, il retombe mollement. CRACK -le poignet prend un angle non-conventionnel- il crie, je le soulève, trop facilement pour ma taille, toujours par la même prise et abats un poing vengeur dans l'angle de sa mâchoire, le même son. Au sol, inconscient, il a plusieurs os en piteux étâts et les yeux révulsées.


-Quelqu'un d'autre veut jouer ? Oui ... Non ? J'me retourne vers le chef rouge, enlève ma capuche. -La Veuve Blanche pour vous servir. Et affiche un large sourire malsain.


______________________


Melanie Brown
La Veuve Blanche de Gotham
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
♦ Messages : 515
♦ DCoins : 371
♦ Localisation RP : Gotham City

Feuille de personnage
Points de Puissance: 273
Liste des Aptitudes & Niveaux:
MessageSujet: Re: Soirée prometteuse    Jeu 16 Avr - 8:31




Soirée Prometteuse



Les mots du type en toge me font froid dans le dos. Il fait partie des responsables du massacre au Centre Commercial de Metropolis et il en parle d'un air détaché. Tuer des innocents ne lui fait pas peur. Silencieux, je reste spectateur tout en prenant le temps d'analyser le décor. Je repère deux sorties, mais aucune possibilité de savoir où elles mènent, et le dédale de couloirs qu'on a suivi pour venir ici m'empêche d'envisager sereinement de revenir sur mes pas.
Ca s'échauffe, une fille en blanc maîtrise sans problème un mec au couteau. "Sans problème" ? Non, mieux que ça. Elle l'a détruit. Et la facilité avec laquelle elle l'a soulevé dans les airs, malgré ses bras minuscules, n'annonce rien de bon.

- La Veuve Blanche pour vous servir.

Je ne la connais pas, pourtant quelque chose, chez elle, me semble familier. Une façon de s'exprimer ou de se déplacer, je ne sais pas trop. Sur l'estrade, le mec en toge affiche un grand sourire avant d'applaudir lentement

- Belle démonstration, mademoiselle Veuve Blanche. Pour le salaire, tout dépendra de la réussite de la mission. Voyez-vous, quand tout sera terminé, vous n'aurez plus qu'à prendre un sac à main et aller vous servir autant que vous voudrez à la Banque de Gotham. La Sécurité ne sera plus... Un problème, si vous voyez ce que je veux dire. En attendant, une fois que vous aurez signé, 20 000$ vous attendront tous.

Ca fait environ 400 000$ vu le nombre de personnes présentes ici. Et, d'après ce que j'ai cru comprendre, ce genre de réunion se déroule simultanément dans d'autres coins de la ville et même du côté de Metropolis. Au moins 4 Millions de Dollar uniquement en titre "d'avance". Qui que ce soit, il n'a pas lésiné sur les moyens et semble posséder des fonds illimités pour réussir sa mission. Quelque chose de grand se prépare. De très grand, même.

- Concernant la hiérarchie, cela dépendra de vos aptitudes, bien évidemment. Mais vous semblez être intelligente et douée. Si vous faites preuve d'un dévouement sans faille et que vous plaisez à notre... Chef, cela ne fait aucun doute qu'il vous accordera plus de responsabilité. Malheureusement, je ne suis pas du genre à posséder ce genre de prérogative.

Son chef. Ca fait plusieurs fois qu'il en parle, et il appuie toujours autant sur ce mot, de façon mielleuse. Il lui est loyal et semble même le vénérer. Mélange de peur et d'admiration.

- Nous ne sommes pas des anarchistes, si c'est ce que vous pensez. Toutefois, entrer dans les détails du plan ne m'est pas permis, vous en saurez plus si vous êtes intéressée. Les plans précis ne sont connus que de notre chef et il ne les dévoile qu'au dernier moment. Mais, si cela ne vous intéresse pas, ou si votre série télévisée vous paraît plus charmante, vous pouvez toujours y aller, personne ne vous retient. Cependant je crains que vous ne puissiez plus l'apprécier très longtemps, au regard de ce qui est aux portes de cette ville.
- Et vous faites quoi des innocents ? Vous voulez réagencer la société mais vous n'hésitez pas à tuer des personnes qui n'ont rien demandé. Ca ne vous fait rien ?

C'était plus fort que moi.

- Ces personnes-là ne sont pas innocentes. Elles ont accepté d'offrir leur liberté à ce système. Elles sont aussi corrompues que lui, et les tuer n'est qu'un mal nécessaire.

Je serre les poings.

- C'est complètement stupide comme réaction. Il aurait pu y avoir votre mère ou votre frère, là-dedans.
- Ma seule famille est ici, maintenant. C'est celle qui sera construire à partir de l'ordre nouveau.

Il montre le poing sur sa toge. Ce type est taré.

- Et il est où ce fameux chef, hein ? J'aimerais bien voir la gueule du type assez con pour habiller ses potes comme si c'étaient des Grecs.
- Prenez garde à qui vous insultez. Mettons ça sur le coup de la colère naïve.

Un mouvement du bras lui suffit pour que les hommes postés autour de lui baissent les armes qu'ils pointaient sur moi. Calme-toi, Dick. Allez.

- Bien. D'autres questions ?



______________________






C'est qui le patron ?:
 

#FF1A1A
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
♦ Messages : 94
♦ DCoins : 475
♦ Localisation RP : Gotham City

Feuille de personnage
Points de Puissance: 121
Liste des Aptitudes & Niveaux:
MessageSujet: Re: Soirée prometteuse    Mar 21 Avr - 16:54




« soirée prometteuse »




Les coups l'empêchaient de réfléchir. La situation était hors de maîtrise, rien ne lui permettait de reprendre le dessus avec ce cinglé qui prenait plaisir à lui taper dessus dès qu'un foutu son filait d'entre ses lèvres. Alors forcément, quitte à s'en prendre, autant en avoir pour de bonnes raisons. « Si tu me lâches je couche avec toi. » Réplique basse.. BIM. Un coup de poing dans les côtes. « Je te propose mon corps gratuitement et tu ronchonnes. Fdp. » Même avec les joues enflées, un fou rire s'étire longuement de la colombe, amusée de la situation qui lui file entre les mains. Bon sang, quel personnage étrange. BI.. Le bonhomme posté derrière lui se lève enfin et retient le coup de son collègue. « George arrête. Elle est jolie, tu l'abîmes. » C'est qui ce con ? Il sort d'où le grand gentil qui lui fait face ? « Lenny, te mêle pas de ça. Ce sera vite fini et on rentrera chez nous. Mais cette connasse fait obstacle pour l'instant. » Non, si il arrive à le convaincre, Helena est perdue. Lenny est sa dernière chance. « Lenny, si tu me libères je serai plus un obstacle. Je m'en vais, j'existe plus. » George braillait, il hurlait même, tentant de convaincre un autiste subjugué par la douceur et la beauté féminine, bien qu'abusée par son ami. Il n'entend rien, il ne veut qu'elle.. . « Je peux toucher tes cheveux ? » Ce gars est complètement fou. D'un signe de la tête, elle accepte et lui s'approche. George hurle "non", trois, quatre fois. Lenny le bouscule "trop fort" et celui-ci se fait assommer par l’armoire qu'il prend en pleine figure. « Pardon Lenny. » Alors qu'il tend la main pour toucher sa belle chevelure, le jeune femme s'élance les mains déliées, la corde en main, pour en fair ele tour de son cou et l'étrangler.

Helena ne fait pas le poids, ce Lenny est un titan. Sa force est sur-humaine, il l'a fait valser de droite à gauche pour qu'elle lâche. De toute ses forces, elle tire, elle serre la corde autour de son cou de marbre. Mais rien, il ne lâche pas. « Lenny, lâche ! Lâche !!!!! » Vivement il se penche en avant, la chasseuse s'éclate contre la porte. Il respire difficilement, tombe à la renverse. La jeune femme, branlante, essoufflée, perdue arrive à sortir avec précipitation dehors et à courir. Deux trois coups d’œil ; il ne la suit pas. Une pause entre deux couloirs, reprise du souffle. Adossée contre le mur, Hel contemple son visage et son corps dans une vitre qui lui fait face. « L'enculé quoi... » Pas le temps de finir sa phrase qu'un homme passer par-là, habillé de la même manière que les gars dans la salle d'en bas ; casquette basse, uniforme gris.. C'est ma chance.Une pirouette, deux jeux de jambes et un coup de coude placé à la nuque, l'homme tombe raid sans avoir eut le temps de contacter ses confrères. Une aubaine. Elle enfile ses fringues, prend son arme, le fou dans un coin sombre et décide de trouver le chemin vers la "grande salle".

Arrivée en bas, elle constate. « La Veuve Blanche pour vous servir. Mélanie petite peste... Un sourire s'affiche sur ses lèvres tandis qu'un homme vient la bousculer. « Hey, bouge toi ! Cesse de te balader et surveille les gens. On est pas là pour rêver. » La couverture est bonne, quel plaisir. La jeune femme s'avance vers la foule, scrutant tout le monde et davantage Mel qui semble avoir prit en assurance depuis leur dernière rencontre. Et puis.. Cette voix. « Et vous faites quoi des innocents ? Vous voulez réagencer la société mais vous n'hésitez pas à tuer des personnes qui n'ont rien demandé. Ca ne vous fait rien ? » Cette âme de justicier, d'oiseau libre et fougueux... Dick. Son amant d'un soir est donc là ? Pourquoi.. Pour la même raison que moi ; comprendre ce qui se prépare dans l'ombre. A la nuance de la dernière fois, il a prit en musculature mais semble plus pâle, moins dans son assiette. Un grésillement attire ton attention..*hdejk.. chef, chef, une fugitive a prit possession d'une combinaison de garde. Les gars disent qu'elle est blessée au visage...* Heureusement que le gars tout à l'heure n'a pas fixé son visage.. Mais ça semblait se compliquer très vite. Helena se rapproche de Dick, discrètement, comme si elle faisait une ronde rapprochée. Un chuchotement. « Bébé, c'était pas prudent ça. » Elle sourit, bien que blessée de partout et d'un coup d’œil lui montre le chef des "soldats", qui tourne vivement, stressé. « Dans pas longtemps je suis à découvert. On se retrouve dehors ? » Un dernier chuchotement et la jeune demoiselle s'écarte.

La prochaine qu'elle irait voir, c'est Mélanie, la Veuve blanche.


______________________






✘ HUNTRESS  
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
♦ Messages : 253
♦ DCoins : 573

Feuille de personnage
Points de Puissance: 240
Liste des Aptitudes & Niveaux:
Ϟ White Widow Ϟ
MessageSujet: Re: Soirée prometteuse    Dim 26 Avr - 19:31




*hdejk.. chef, chef, une fugitive a prit possession d'une combinaison de garde. Les gars disent qu'elle est blessée au visage... *

Le chef s'agite, donne des ordres abracadabrant, tourne sur lui-même et semble quelque peu perdu. Putain, première réunion et c'est déjà le bordel. Quel incapable pas foutu de garder une prisonnière tranquille. C'est simple pourtant ! Des bons liens, une bonne claque au coin de la bouche et une surveillance sans contact, point final, c'est réglé. Bien entendu, il fallait que les choses se compliquent. Rajouter du piquant, c'est plus marrant ! Mon cul oui. J'avais pas besoin de ça actuellement. Déjà que je suis moi-même en infiltration, voilà qu'une autre souris entre dans la danse pour déloger le chat. J'me ferais pas doubler quitte à...

*hdejk.. chef, chef, un corps a été retrouvé près de la bouche d'égoût, il y a un intru en plus*

-C'est cette pute !
-Ouais ! Obligé, c'est cette sous-race !
-Elle tabasse un des nôtres comme ça ! Faut la lyncher.
-Abusons d'elle !
-Tu vas payer sale truie ! J'vais te faire grogner, tu vas voir.

Ils commencent à s'approcher. Les uns après les autres, une rage envers moi s'empare d'eux. Seuls certains restent en retrait tandis que les autres montrent les dents avec une perversion au fond des yeux. Merde, ils veulent vraiment ma peau. Je me retourne rapidement et regarde le chef.

-Je suis des vôtres ne m'obligez pas à...

Il sourit et attend le résultat. Quel salaud lui aussi. Plus notre nombre diminue mieux c'est pour lui. De son point de vue, il ne doit s'agir que d'un tri-sélectif. Un recrutement naturel et barbare, rien de plus. Un retour aux sources animales, une renaissance de la nature face au monde moderne. Il voit ses objectifs se réaliser sous ses yeux, les objectifs de son maître reprendre le contrôle. J'suis certaine que ça le fait bander comme un sale porc. Et pendant que je médite là-dessus, mon esprit n'est plus focalisé sur les autres. Une droite m'arrive droit dans les gencives, j'encaisse et titube, ça fait mal. Le porteur du coup à un sourire libineux, un frisson me parcourt le corps. Rapide coup d'œil au groupe belliqueux, au total, cinq abrutis... J'vais me les faire... Je n'ai pas d'autres solutions en même temps. Il le faut ! Je ne veux pas finir ici, abusée par ces énergumènes. Je dois prouver ma motivation, je veux rentrer dans leurs rangs sans éveiller le moindre soupçon sur moi. Je me dois d'être parfaite... Non... Je Suis Parfaite !

-Tiens, bouffe !

L'un d'eux me jette son pied. Je l'attrape avec la main et le tire vers moi. N°1, ne pouvant supporter un grand écart, tombe au sol. N°2 prend le relai, j'esquive un, deux, sa troisième attaque est bloquée, je tourne sur moi-même, son coude craque. N°4 arrive à ma portée, je bloque, mais N°5 heurte mes côtes. Je recule en étouffant un juron. N°1 se relève et retente un coup de pied. N°3 essaye de me bloquer les bras, je le repousse violemment mais N°1 me frappe au visage. Je crache un peu de sang.

-STOOOOP !

Ils s'arrêtent une poignée de secondes -abrutis- le temps pour moi de passer à l'offensive. Comme on dit, la meilleure défense, c'est l'attaque. Et aujourd'hui, ils vont en faire l'expérience. M'élançant aussi vite que possible, je saute au-dessus de la foule et frappe le visage de N°3 avec mon genou. Son nez explose dans un feu d'artifice vermeil et je retombe au-dessus de lui. Il est sur le dos, un autre coup aggrave l'état de sa dentition. Une roulade sur le côté me permet d'éviter N°5. J'ai maintenant assez d'espace autour de moi pour exprimer mon art dans sa quintessence : le Tai Chi ou comment la douceur l'emporte sur la brutalité. N°4 approche, d'un simple fouet, je le cogne au coin de la bouche. Je lève le pied comme pour frapper N°1, il se protège l'entre-jambe. Cette feinte me permet de me rapprocher et de frapper ses oreilles de toutes mes forces. Il titube, perd l'équilibre, saigne et tombe au sol. Il n'en reste que deux. N°5 s'approche, je bloque avec mon poignet gauche, tourne mon buste, pivote mes pieds et frappe N°4 en plein dan le thorax. Dans un magnifique Six Inch Punch, technique bien connue des fans de Bruce Lee (paix à son âme), ce dernier recule de plusieurs mètres. Ma nouvelle super-force lui a enfoncé le thorax, sa respiration se fait hésitante, haletante, hachée, il s'écroule au sol et s'écarte en rampant. Seul N°5 reste en liste. Il hésite, ça se voit dans ses yeux. Je m'approche doucement, il recule. Je souris, il pâlit. J'arme mon poing, il tremble et déclare forfait.

-La désertion n'est pas permise espèce d'enculé.

J'attrape son poignet et le tire vers moi. D'une simple balayette, il tombe au sol et me place au-dessus de lui. Accroupie, je frappe de toutes mes forces une fois, deux fois, trois fois, quatre fois, six fois, huit fois, onze fois, quinze fois, vingt fois, au bout d'un moment, je n'ai plus le compte. Il prend pour tous les autres qui se sont rétractés avant. Ma haine envers cette espèce de macho sanguinaire m'aveugle. Je vois rouge et tout le monde aussi. Ses râles de douleur laissent place à des gargouillis sanglant puis à des borborygmes sanguinolents et enfin... rien. La faucheuse la prit et pourtant... Et pourtant, je continue de frapper jusqu'à en être exténuée. Le poing rouge, des traînées sur le visage et les vêtements, le sol se recouvre petit à petit de son flux vital. Je tombe sur le côté haletante. Vidée de toute énergie.

-Haaa... Haaa... Haaa... Je... Haaa... Ne... Suis.. Pas... Haaa... Une... In-true... Bordel !


______________________


Melanie Brown
La Veuve Blanche de Gotham
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
♦ Messages : 515
♦ DCoins : 371
♦ Localisation RP : Gotham City

Feuille de personnage
Points de Puissance: 273
Liste des Aptitudes & Niveaux:
MessageSujet: Re: Soirée prometteuse    Jeu 30 Avr - 9:58




Soirée Prometteuse



Je regarde Helena s'éloigner, encore surpris par son arrivée. Un mois que je ne l'ai pas vue, et elle se débrouille encore pour avoir le visage plein de sang et se mettre dans des situations compliquées. Enfin, non, pour "nous" mettre dans des situations compliquées. Moi aussi, je me suis incrusté sans invitation.

- Il y a un intrus en plus.

Merde. Ca se dégrade. Je commence à réfléchir à mon billet de sortie quand la Veuve Blanche de tout à l'heure se fait attaquer. Sa façon de se déplacer, tout en souplesse, me laisse cet inexplicable sentiment de déjà vu que je suis incapable de déchiffrer. Je l'ai déjà vue, mais où ? Je reste là, à la regarder massacrer ses adversaires, me fondant un peu plus dans la masse et tentant de passer inaperçu. Si je peux garder ma couverture encore un peu et tenter d'en savoir plus...

- Haaa... Haaa... Haaa... Je... Haaa... Ne... Suis.. Pas... Haaa... Une... In-truse... Bordel !

Sa victime est méconnaissable. Il va mourir si personne n'agit, mais d'après ce que je vois, aucun des types autour n'a envie de l'aider. A la place, ils regardent la Veuve Blanche s'acharner puis s'écrouler, épuisée. Elle a gagné des points, clairement. Cette fille est complètement folle.

- Beau spectacle, encore une fois. Je suis sûr que notre chef appréciera, Veuve Blanche.

Il sourit avant de reprendre.

- Néanmoins, l'autre intrus a été repéré. Ramenez-les-moi tous les deux et je plaiderai en votre faveur auprès de notre guide.

Instinctivement, je recule, m'enfonce un peu plus dans la foule pour éviter d'être trop visible. Ça sent mauvais.

- Il s'agit de notre cher ami aux scrupules de tout à l'heure, avec la veste et le charmant masque noir. Les caméras ne trompent pas.

Sa voix résonne un instant dans l'air et retombe d'un coup, le temps pour tout le monde de bien comprendre. Des millions de dollars de financement et pas de caméra pour surveiller leurs recrues ? Tu t'es cru où, Dick ? Ils se tournent vers moi. Je recule encore un peu mais me rends bien compte de l'inutilité de mes gestes.

- C'était stupide de votre part, il n'y a aucune échappatoire, ici. Vous allez mourir, là, maintenant, qui que vous soyez.
- Désolé, c'est rien de personnel, mais j'ai du mal à croire les types qui portent une robe. Souci de crédibilité.

J'enlève la veste que j'ai piquée à l'autre, tout à l'heure. Moi, dans mon costume flambant neuf, contre des mecs prêts à me faire la peau. Ca pourrait faire un bon titre de film.

- On m'a parlé des fameux justiciers de Gotham City, qui causent tant de désordre, avec leurs masques et leurs tenues colorées.
- Vous avez de la chance, le meilleur d'entre eux est justement devant vous. Et je suis à peu près sûr que quelques-uns, ici, le connaissent sous son vrai nom. Je suis Robin.

J'enfonce mon bâton de Kali dans le visage des deux hommes les plus proches et pars à toute vitesse vers la sortie. Je n'ai pas besoin de me retourner pour comprendre qu'ils se lancent à ma poursuite. J'évite un garde de justesse et retourne vers les canalisations des égouts, au milieu de l'eau puante et polluée de Otisburg. Mes yeux se troublent, malgré le masque, et mon souffle s'alourdit. Les exercices au manoir Wayne n'ont pas réussi à me maintenir en forme, rien ne vaut un exercice grandeur nature.
Il faut que je sorte de là au plus vite et retourne à mon terrain de jeu favori. Gotham City. Les bruits de pas me suivent de près, j'entends leurs chaussures s'enfoncer dans l'eau croupie et leurs voix s'élever.

- Quand j'aurai ta peau, enfoiré, Zucco me filera un bon paquet de pognon !

Peut-être que j'aurais dû écouter Alfred et me créer un autre alter ego. Effacer l'ardoise et repartir de zéro. Et ne plus avoir l'occasion de contempler le visage de ces abrutis quand ils réalisent qu'ils ont devant eux le type que toute la mafia recherche ? C'est pas drôle, sinon.

Je saute et m'agrippe à l'échelle qui mène vers l'extérieur. Pendant que je pousse la plaque, je sens une main tirer sur ma jambe. Merde, ils m'ont rattrapé.

- Tu vas crever !
- Pas aujourd'hui.

Je lâche l'échelle et tombe de tout mon poids sur le premier type. Un coup de poing plus tard et il est étendu par terre. Les autres sont juste derrière, je ne peux pas perdre plus de temps. Je saute de nouveau et me retrouve à l'extérieur. Pas le temps de réfléchir à un plan, il faut que je mette de la distance entre eux et moi. En souplesse, je me hisse de nouveau sur le toit du bar de tout à l'heure, et la personne que j'y retrouve ne manque pas de m'arracher un sourire.

- A croire que les toits sont notre lieu de rendez-vous à nous, Huntress.

Oui, je suis content de la revoir, même si j'aurais préféré le faire dans une situation différente.

- Je pense que ça pourrait être intéressant si... Tu sais, on filait ? Ils sont pas très loin.

Non, pas loin du tout. Toute une flopée d'hommes sort des égoûts et du bar, à présent. Les recrues de tout à l'heure, oui, mais pas seulement. Des gardes, aussi, armés jusqu'aux dents et, surtout... La Veuve Blanche.

- Ouais, ce serait pas mal de filer. A moins que tu préfères qu'on ait rencard ici. Personnellement, je suis pas très fan du coin.




______________________






C'est qui le patron ?:
 

#FF1A1A
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: Soirée prometteuse    

Revenir en haut Aller en bas
 

Soirée prometteuse

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Soirée du vendredi 15 Octobre 2010
» Soirée du Vendredi 13 Aout 2010 chez Fouman
» Soirée arcade TRIBUTE TO IREM
» Soirée du Vendredi 22 Octobre 2010
» Soirée du Vendredi 29 Octobre 2010

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
World's Finest :: Gotham City :: Otisburg :: Egoûts-