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World's Finest by Chris Egiziano on Grooveshark



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 Le son à fond

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MessageSujet: Le son à fond   Jeu 30 Avr - 1:44


Orphelinat près des docks, bureau du directeur :

- Bonjour canard noir, comment vas-tu ?

- Salut le vieux. Mais ça va merveilleusement bien, tu m'as dit de te rejoindre au plus vite, pourquoi cet empressement ? T'as fini de rédiger ton testament ?

- Arrêtes cet humour, j'en ai horreur. Merveilleusement hein ? Depuis quand ce mot sort de ta bouche ?

- Haa, je change au grès des turbulences venteuses que sont les chemins de la vie...

-... Et mon cul c'est du téflon ? Je connais la musique. Viens, suis-moi petite peste.

- Volontiers vieux pachyderme.

Le vieux, M. Fognini, m'entraîne hors de son bureau. Le hall est vaste et terne, seule une gouvernante y passe portant une pile de linge propre. Nous nous dirigeons vers le grand escalier qui mène aux nombreux étages de l'orphelinat. Je me remémore au premier étage les immenses salles et fenêtres tant opposées aux minuscules pièces et lucarnes des chambres de nonnes. Le manoir est ancien, de style néogothique ces installations sont aujourd'hui vétustes. En effet, les fuites de chaleurs se multiplient, les radiateurs consomment tant de gaz pour si peu d'efficacité, et à chaque passage des plombiers, ceux-ci déplorent l'état spartiate de la tuyauterie. Bref, un établissement en ruine hébergeant des gamins obligés de se débrouiller seuls dès leurs sept ans environ. Comme je l'ai fait. De toute façon, c'est ça ou crever.

Des petites têtes apparaissent entre les barreaux des escaliers du haut.

- Hé ! C'est Kess ! crie l'enfant le plus téméraire.

- Chut pas si fort y'a le vieux aussi ! chuchote la petite fille à côté de lui.

- Kess !

De plus en plus d'enfants s'agglutinent dans les escaliers pour tenter de m'apercevoir. En voyant leurs têtes émerger des barreaux, ma bouche se fend en un large sourire et j'agite ma main, signe d'affection silencieux. Alors, leurs yeux s'illuminent et s'empressent de me rendre vigoureusement mon signe, fiers de pouvoir imiter l'ainée. Voir toutes ces bouilles me réchauffent le cœur et je comprends avec plus de clarté pourquoi je gambade encore dans ce lieu sinistre, car c'est pour eux que je vole et tue. Soudain, le directeur s'agace. Au début, il a fait mine de ne rien entendre et de ne rien voir, mais là, sa limite est atteinte.

-Déguerpissez de cet escalier bandes de troufions vertébrés avant que j'vous jette dans la mer du port pour y rejoindre les autres qui m'ont désobéi !

Sa phrase à peine finie, tous les gamins ont disparu. Le directeur se félicite :

-Eh eh, toujours aussi efficace celle-là.

-J'ai horreur de cet humour. Tu les terrorises, et tu ne t'imagines même pas à quel point.

-Rien à carrer. Savoir que j'ai pu te terroriser me convient amplement. Aller, trêve de plaisanterie.

Au lieu de monter par l'escalier, le vieux sort son légendaire trousseau de clefs et s'adonne à l'ouverture des nombreux verrous de la porte menant à la cave. Il y a une dizaine d'années, je réussissais à voler le fameux trousseau, mais le vieux me chopa avant que je puisse mettre le pied sur la première marche des escaliers, la punition qui suivit fut mémorable. La cave... Un endroit qui est interdit à tout le monde à cause d'un soi-disant risque d'inondation, c'est pourquoi je m'étonne :

-La cave ?

-Oui.

La porte grince.

-Vas-y, je te rejoins le temps que je referme cette foutue porte.

Avec la prudence du lièvre et la lenteur d'une tortue, je descends dans la pénombre en tâtonnant de mes mains au hasard les murs en béton. Tandis que le vieux referme la porte à clefs, je m'enfonce dans le sous-sol, alors je crois sentir un interrupteur sous mes doigts. J'appuie. La pièce s'illumine, délivrant ses secrets jalousement dissimulés par le propriétaire des lieux. Là, devant moi, une seule salle, immense, agrémentée de caisses en métal empilées et rangées dans les coins, des boîtes en carton éparses, un champ d'une centaine de plants bien alignés en cinq colonnes, et une table de poker assez large pour accueillir la douzaine de chaises en cuir présente. À la vue de cette découverte, ma mâchoire tombe de surprise et je marmonne pour moi-même :

-Risque d'inondation hein ? Comment j'ai pu passer à côté de ça... Putain...

Le vieux, grave, me dépasse et commence à faire le tour de la pièce.

-Oui, j'ai menti. Un mal nécessaire. Voici l'un des entrepôts de la mafia le plus insoupçonné de Gotham, Maroni et Falcone se l'arrachent pour y stocker momentanément leurs cargaisons les plus précieuses qui viennent des docks. Bon, c'est souvent des armes...

Cette révélation m'abasourdit plus que je ne l'étais déjà.

-Mais... Je croyais que tu ne bossais plus pour la mafia ?! Tu te fous de moi !

-Je n'ai pas eu le choix, il fallait que je reprenne du service. Il y a quinze ans, je croulais sous les dettes de l'établissement, à un tel point que le détruire était la seule solution. Alors, le sous-sol et la proximité avec les docks sont devenus une évidence. Usant les contacts de la famille, j'ai proposé à des gros poissons ce local contre du cash. Cela a si bien marché que l'orphelinat n'a plus de dettes, sauf quand les plombiers passent, là ça fait toujours très mal. Mais j'ai mal joué mon coup, j'ai attiré de trop gros poissons. Ils me connaissent et savent que je ne peux rien contre eux, alors ils me paient de moins en moins bien...

Malgré ses explications, je suis folle de rage contre lui :

-Putain ! Pendant tout ce temps, l'orphelinat a servi d'entrepôt pour la mafia !? Merde... et la sécurité des gosses, t'y a pensé ?! S'il y avait eu des fusillades...

-Y en a-t-il eu ?

-Ou des cambriolages...

-Y en a-t-il eu ?

-Des... Des...

Je cherche absolument quelque chose à lui reprocher. Son secret et ses mensonges sont si gros que je ne m'en remets pas, je n'y crois pas. Pourtant, tout est sous mes yeux. Fognini me saisit le bras et fixe son regard d'acier dans le mien.

- Écoute-moi Kestrel, il va falloir que tu apprennes à me faire confiance. Vraiment confiance. Oui, je suis un directeur qui n'a pas une once de pitié pour ses pensionnaires, mais meurent-ils de froid ou de faim pour autant ? Non. Ma fonction est de tenir cet établissement ouvert, et je le fais, point. Si tu veux cracher sur quelqu'un ou quelque chose, crache sur Gotham, une cité si corrompue que des gens aux métiers honnêtes sont obligés de trafiquer avec les ténèbres pour simplement survivre ! Oui, je mets la vie de ces enfants... De mes enfants en danger, mais où seraient-ils aujourd'hui si je n'avais pas cédé aux tentations du diable il y a quinze ans ?

Cet homme, que j'ai toujours senti cruel et coupable de mon enfance, soulève des failles justes. Des problèmes inhérents dont le vieux subit les conséquences.

-C'est... c'est quand même révoltant.

-Je préfère. Viens, faut qu'on parle de choses plus inquiétantes.

Il s'assoit à la table, je m'assois à mon tour en face de lui. Alors, il prend un air encore plus grave et commence son histoire :

-On m'a apporté deux caisses y' a deux jours, les gars qui l'ont trimballé jusqu'ici étaient anormalement trop armés et trop prudents, ça se lisait dans leurs yeux. J'ai réussi à les détendre un peu avec un whisky et du poker et ils m'ont dit des choses...

Le vieux touche son menton pensivement.

-... Mais j'ai du mal à y croire et j'ai hésité à t'en parler.

-Aller, accouche maintenant que j'ai l'eau à la bouche.

-Ils m'ont dit que le monde de l'armement allait être révolutionné avec ce qu'il y a dans ces deux caisses...

La nouvelle est lourde et je me perds vite dans des supputations futuristes à base de sniper laser, etc. Nos regards se penchent vers les conteneurs métalliques, le vieux lève un doigt pour ramener mon attention à la conversation.

-... Et le cerveau qui les crée.

-Un scientifique ?

-Qui vient de Metropolis apparemment.

-Pour qui il travaille?

-Falcone.

-La vache...

Dans mon esprit, toutes ces données fraîches se croisent et se télescopent avec des informations plus anciennes, différents scénarios apparaissent et les plus probables se répètent avec plus de force.

-Et c'est quoi cette révolution ?

-Ils n'ont rien voulu lâcher là-dessus.

-Peut-être parce qu'ils ne sont pas au courant.

-Mais leur boss devait être suffisamment satisfait pour leur annoncer une « révolution ». Ah oui, autre chose qui m'a mis la puce à l'oreille. Quand je leur ai demandé combien de temps la cargaison reste ici, ils n'ont pas su me répondre ! Durée indéterminée qu'ils m'ont dit après avoir appelé leur patron. D'habitude, il y a toujours une durée exacte du temps de stockage des marchandises.

-Étrange... En effet... J'imagine qu'on ne peut pas ouvrir ces caisses ? Ce serait trop facile.

-Non, sinon je me fais égorger.

-Eh bien, merci pour toutes ces infos.

-De rien canard noir. Juste une petite requête...

-Tu veux savoir s'il est vraiment dangereux de garder ces caisses ici, n'est ce pas ?

-Oui, et connaître cette nouvelle génération d'armes. Faut-il réellement s'en inquiéter ?

Sourires complices des deux côtés de la table.

-Ça marche.

Je me lève, décidée à mener mon enquête, des idées déjà plein la tête. Le vieux passe devant, sort ses clefs et entreprend l'ouverture de la porte.

-Oh, si tu peux éviter de mentionner ce lieu aux enfants, je t'en serais reconnaissant...

-Bien sûr. Par où passent-ils pour stocker les marchandises ici ?

-Haha, un autre petit secret que tu finiras par découvrir.

La porte s'ouvre, je sors d'un pas vif et, sans regarder derrière, je le salue :

-Tss, tchao le vieux !

-Au revoir Canard noir.
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MessageSujet: Re: Le son à fond   Lun 4 Mai - 19:54


Quelque part dans le centre-ville de Gotham :

Au volant de ma mustang, lunettes de soleil sur le nez et chuppa-chupps dans la bouche, j’observe l’immeuble de bureaux à ma gauche. Je ne suis pas seule puisque je suis accompagnée d’une professionnelle de l’infiltration, un atout majeur que je garde jalousement dans ma manche.
 
Il s’est écoulé un jour depuis ma conversation avec le dirlo et mes recherches m’ont amené à des conclusions peu réjouissantes. Tout d’abord, le scientifique s’appelle Dimitri Koslopoukoff et a effectivement disparu depuis deux mois. Ses recherches scientifiques sur les ondes électromagnétiques sont reconnues par l’ensemble de ses confrères comme des travaux tout à fait novateurs et brillants. Sa disparition a fait la une des journaux à Metropolis toutefois, aucune trace de lui à Gotham City. Si les infos du vieux sont bonnes c’est Don Falcone, l’un des barons de la mafia, qui le « possède » à des fins peu scrupuleuses et pour son propre intérêt mais, la vraie question reste en suspens : où le garde-t-il ? Par pure logique, capturer un scientifique n’a pas d’intérêt s’il ne peut pas continuer ses recherches, donc un laboratoire est nécessaire. Merci mon esprit logique. Grâce à quelques informateurs et des bases de données d’entreprises de BTP, j’ai pu localiser les demandes en matériels de pointe à Gotham ces deux derniers mois. Et, par chance, un lieu ressort du lot avec des commandes régulières et fréquentes dans le centre de Gotham, il est temps d’y jeter un coup d’œil.

Pour cela, j’ai fait appelle à une amie, du haut de ses dix ans elle aime se faire appeler Little Cat. Petite brunette aventureuse, elle vit dans l’orphelinat où j’habitais. C’est là où nous nous sommes rencontrées et prises d’affection l’une pour l’autre. Sa hardiesse et ses sautes d’humeur extrêmement désagréables me replongent dans mon passé. Je pense qu’elle me considère comme son modèle, c’est pourquoi elle me copie dans les moindres détails. Moi, ça m’amuse. Ainsi, partir en mission toutes les deux la ravit à un point inimaginable. Motivée comme une batterie surchargée, elle parle sans interruption durant notre trajet jusqu’au bâtiment. Moi, en train d'effectuer un créneau, je l’écoute.

-Et là, paf ! Un hélicoptère ! Eh Kess tu m’écoutes ?

-Ouais, ouais..

-Et là, paf ! Un hélicoptère !

-Ah on y est, silence maintenant.

-Oui Kess, silence maintenant.

Elle se tait et se baisse pour se cacher. Je m’empêche de rire. Une vraie comédienne la petite !

-Bon, écoutes moi bien. Tu vois l’immeuble ?

-Oui.

-Celui avec les gardes.

-Oui.

-Essayes de rentrer dedans et dis-moi tout ce que tu y verras, ok ?

-Ok !

Little Cat descend de la voiture et entreprend de faire le tour de l’immeuble, histoire d’arriver par l’autre côté de l’endroit où je me suis garée. Cette fille est vraiment douée et son âge est parfait pour ce qu’elle se prépare à faire. Quelques minutes s’écoulent, puis elle réapparaît au bout de la rue métamorphosée. Visage apeurée et humide, elle pleure et lâche de minces cris paniqués. Tranquillement, elle s’approche de l’entrée. Le garde le plus proche vient la voir et se baisse pour lui parler. Et voilà, il se fait embobiner par une actrice de dix ans. Je parie sur le bluff du « j’ai perdu ma moman ouin ouin ! Je connais son numéro mais que si je le compose sur un fixe ». A cet âge-là, tous les caprices sont permis. Et ça marche, elle rentre à l’intérieur du bâtiment accompagné du gardien. Il ne reste plus qu’à attendre, et espérer qu’elle ne fasse pas de bêtises. Je m’habille d’un énorme chapeau, de lunettes de soleil énormes et d’un manteau de fourrure tapageur. Le moment où je rentre en scène approche. De sorte que, comme prévu, mon téléphone vibre.

-Allo ?

-Maman !

-Ma chériiie ! Ma chérie où es-tu ?! Maman est morte d’inquiétude.

-On est où Monsieuuur ?

-46 de la 7éme avenue ma petite.

-46 de la 7éme avenue maman.

-J’arrive dans cinq minutes ma biche, surtout ne bouge pas ! Et sois gentille avec le monsieur !

-Oui Maman.

Je raccroche et sors de la voiture. Tout comme Little Cat, je contourne l’immeuble puis me présente à l’entrée en courant.

-Bonjour ! Je suis la mère de la petite ! Elle est là ? Oh ma cocotte !

Je m’extasie d’une fausse joie en voyant la gamine. Elle se précipite sur moi, j’ouvre grand les bras et la saisit. La rencontre est émouvante, mission réussie.

-Oh ça va ? Tu vas bien ?

-Oui Maman.

-Merci Messieurs, merci beaucoup ! J’ai eu tellement peur !

-De rien Madame. Nous n’avons fait que notre devoir.

Les gardes sont heureux, la mère et la fille encore plus. De retour dans la voiture, je retire mon déguisement, récupère ma chuppa, met le contact et demande à la petite :

-Alors ?

-Et ben l’hélicoptère explose bahoum ! Comme une grosse patate et…

-Eliane…

-Tu t’en fous de mon histoire en fait, hein ?

M’engageant sur la voie, je lève les yeux au ciel devant l’air boudeur d'Eliane. Bras croisées, le dos face à moi, elle est prête à une crise de larmes. Et, il faut l’admettre, ses crises sont quelque chose de réputée dans le milieu. Je me penche vers sa petite tête et lui glisse la suite de l’histoire :

-Et Rocky saute, tire une rafale qui tue deux méchants et atterrit sur le sol avec une roulade. Puis il prend son arbalète et enfonce un carreau dans la gorge du chef !

-Ouiii !

Cette mignonne bouille est une pure hypocrite, mais très maligne. Cette histoire, c’est moi qui lui ai raconté. Et depuis, elle n’arrête pas de la répéter à qui veut (ou ne veut pas) l’entendre. La bagnole serpente la ville.

-Et j’ai vu le 5 !

-Eliane… La mission.

-Rooh d’accord. Seulement deux caméras dans le hall, fixées sur l’entrée.

-C’est tout ?

-Oui, j'ai vu le pc de sécurité. A part une autre à la porte de derrière, c'est tout. Beaucoup de monde utilisait les ascenseurs que pour monter.

-Impossible de descendre ?

-Oui, même que certains se plaignaient parce qu’il n’y avait pas de parkings.

-Et en haut, que des bureaux ?

-Je sais pas, y’avait pas de panneaux mais tous ceux qui prenaient l’ascenseur étaient en costume.

Éberluée par ces informations et déconcentrée par la circulation, je reste incrédule et quelque peu obstinée dans mon questionnement. J'ai bien l'impression qu'Eliane a fait du mieux qu'elle pouvait mais cet immeuble cache bien ses secrets.

-Où est le poste de surveillance principal ?

-Ben à l’accueil.

-Et beh, à se demander si c’est le bon bâtiment.

Cette visite camouflée permet un repérage du lieu, primordiale à la réussite d’une mission risquée. Et là, ma mission est vachement risquée d’où l’utilisation de mon atout pour l’observation. D’après les dires de Little Cat, le scientifique russe se situerait au sous-sol. Cette théorie me paraît juste car personne ne peut le voir dans une pièce sans fenêtre, un endroit parfait. Détail stupéfiant, la sécurité semble négligée et cela, je l’avoue, m’inquiète un peu. Soit je me trompe sur mon pronostic, soit je rate un truc. La deuxième option, au passage la moins précise, est sûrement la bonne puisque tout joueur doué d’un sens logique ne parierait pas sur le sous-sol lorsqu’il y a 46 étages. Chouette.

Autant sortir de mes réflexions peu réjouissantes et les réserver à ma longue nuit. A quatre rues de l’orphelinat, je m’arrête et demande à Eliane de sortir. Elle râle, pestifère et trépigne du pied. Elle ne veut ni me quitter, ni retourner à l’orphelinat. Sans aucune compassion à son regard de détresse, j’insiste et elle finit par descendre à contrecœur. Alors, j’attrape un énorme sac rempli de chuppa chupps sur la banquette arrière et lui jette dans les bras.

-Tiens, ta récompense mistinguette. Et fait pas trop de bêtises ! Tchao !

-Tchaooo Kess !

Je mets les gaz. Dans le rétroviseur, je vois Little Cat qui remue la main. J’admets bien l’apprécier cependant, il y a des priorités. Je me recentre sur le casse que je vais réaliser cette nuit. Mon plan se base sur deux objectifs principaux : découvrir les travaux du chercheur et les subtiliser. Il est vrai, je ne sais rien de rien sur le lieu, l’observation d’aujourd’hui m’a à peine éclairé. Malgré tout, il faut le faire et je pense passer par le haut pour commencer la fouille par les étages supérieurs en redescendant jusqu’au sous-sol si c’est la seule solution. Avant tout, un passage à mon garage est essentiel pour y récupérer mon équipement et ma tenue de soirée, que dis-je, de gala !
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