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World's Finest by Chris Egiziano on Grooveshark



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 Déclaration de Guerre (Martian Manhunter)

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MessageSujet: Déclaration de Guerre (Martian Manhunter)   Lun 19 Jan - 20:20




Déclaration de Guerre




Je suis accroupi sur le toit du vieux bâtiment. La pluie tombe, martèle le sol, dégouline sur ma capuche. Clapotis irrégulier, l'averse irrigue ma colère, inonde ma rage, noie ma fureur. Ils sont là, tous. Après trois soirs de traque et "d'enquête", je les ai enfin trouvés, les larbins de Zucco.
Je saute.
Les coups pleuvent, se mêlent au vacarme des gouttes qui tombent, concerto barbare et informel. Fidèle à moi-même, je passe mon temps à aller et venir, sans accorder le moindre répit à mes adversaires. Je glisse sur l'eau, saute, roule, recule, plonge et recommence. Ils n'arrivent pas à suivre, tombent seuls, jurent et hurlent. Et moi ? Moi, je jubile. Je le sens, là, enfin, si proche. Tout proche. Je me débarrasse d'un colosse de deux mètres en quelques mouvements et attrape celui qui semble être le chef de la bande.

- Où est Zucco ? Je sais que vous bossez pour lui. Où est-ce qu'il est ?
- Pour faire quoi, hein ? C'est ta mère-grand, p'tit chap'ron rou-


Mes phalanges s'enfoncent dans sa joue, à l'endroit précis où le poing peut pénétrer sans rencontrer la moindre résistance. Mes quelques jours d'expérience m'ont au moins permis de repérer ce genre de phénomènes. L'homme crache du sang, me regarde d'un œil noir.

- Tu sais à qui tu t'frottes, p'tit ? La Mafia. Les parrains. Les boss de Gotham. Zucco est l'premier, mais si tu t'en prends à lui, tu vivras jamais en paix. Ils te traqu'ront et ils t'tueront.

Je le regarde à mon tour. L'angle choisi permet de faire passer juste assez de lumière pour éclairer mes yeux. Je sais à quoi ils ressemblent pour les avoir vus tant de fois devant le miroir. Sombres. Glacials. Je connais les risques, j'ai mené ma propre enquête. Tony Zucco est le lien, il est le pont parfait entre les têtes de la mafia locale et tous les autres petits délinquants. Il permet aux grands de trouver de la main d'oeuvre, et aux petits d'avoir du boulot. Lui à terre, la pègre en serait déséquilibrée, peut-être juste temporairement, mais suffisamment pour qu'un autre puisse leur faire concurrence. Et ils n'en veulent pas de cette concurrence. Le crime organisé est un domaine où le plus fort règne et où tous les autres doivent bosser pour lui, vassaux de plus en plus petits. M'attaquer à Zucco, c'est m'attaquer à la Mafia, c'est m'attaquer à l'ordre établi.
Et j'en suis prêt.

- Dis-moi juste où je peux le trouver.

Il hésite, mais quelques coups de poing supplémentaires parviennent à lui délier la langue.

- Sur le Port, y a un hangar... Complèt'ment protégé par des tonnes de types armés... Aucune chance... Si tu veux l'voir, il y est, il a un échange, c'soir...

Je souris. J'ai toujours aimé l'air marin.



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MessageSujet: Re: Déclaration de Guerre (Martian Manhunter)   Mar 20 Jan - 14:47


Déclaration de Guerre





- JACK ! HEY, JACK ! JACK ARSON !!!!

- Ouais ?

- T'étais encore dans les flammes ?

- Ouais Phil, encore.

- Tu devrais aller voir un psy !

- C'est qu'une phobie tu sais ; et être pris dans un incendie était la pire chose qu'y m'est arrivé ce jour-là.
* Sourie *

- Tu t'en es sorti serte, mais les phobies tu sais, ça se soigne !

* Rire étouffé *- Tu peut parler toi, t'es arachnophobe.

- NON ! C'est pas vrai, c'est juste que j'aime pas trop ces bêtes-là.

- Tu m'en diras tant.

Je m'étais encore perdu dans mes souvenirs, celle de ce fâcheux accident qui faillit me coûter bien plus que la vie il y a à peine deux semaines. Je n'ai pas vraiment de mots pour le décrire étant donné que cela s'est passé à une vitesse, mais une chose est sur, c'est qu'il me marqua bien plus que la chaire elle-même. Une explosion imprévue et un bâtiment qui s'embrase en rien de temps, une personne normale aurait tout fait pour sortir, mais pas moi. Je ne pouvais plus faire le moindre pas, cela était plus fort que moi, quelque chose que la raison ne peut combattre. Je tenais à peine ma métamorphose, c'était alors un vrai cauchemar, recroquevillé sur le sol, entouré par les flammes, me tordant de douleur. Si j'ai survécu, c'est sans conteste que je le dois au courage de mon coéquipier qui me sortit in-extrémiste du bâtiment, j'ai bien faillit me perdre et avec ça ma couverture. C'est bien à ma volonté que je le dois, elle m'a permis rester Jack et non J'Kar Sun face à mon sauveur. Par chance mes blessures étaient superficielles, du moins physiquement, car depuis ce jour, mis à part ma métamorphose, plus aucun de mes pouvoirs ne souhaite fonctionner. C'est comme s'il y avait une barrière, un mur infranchissable entre moi et mes capacités. Ce mur avait un nom et j'en étais conscient, c'était la peur, car je dois bien l'avouer, ces flammes me tourmenter jour et nuit, bien plus encore que ce que j'appelle aujourd'hui, ''La chute de Trenzalore''.



* Deux heures passèrent *


Nous roulions depuis déjà quelques minutes, nous venions à peine de quitter les bureaux pour êtres envoyé d'urgence sur un braquage d'épicerie qui s'avérait être encore en cour. La pluie tombait à grosses gouttes, j'étais alors au volant et j'avais enclenché les essuie-glaces à la plus grande vitesse, l'eau éjectée, glissée sur les vitres latérales, les pneus flottaient légèrement sur l'eau entraînant de légers  dérapages que je maîtrisé plutôt bien. Nous roulions encore et toujours à vive allure quand nous arrivâmes enfin sur le lieu du braquage, là, un homme surgit face à la voiture, il ce dressé au milieu de la route une arme à la main. C'est là qu'il ouvrit le feu sur nous, une balle traversa le pare-brise, accélérant de plus belle, je braquai avec force le volant vers la droite, la voiture parti alors de l'arrière pour finir par frapper avec panache le forcené. L'homme ce pris alors le quart arrière gauche en pleine poire, le faisant alors volé contre une autre voiture. Sortant armes au poing, tenant en joue le malfrat encore sonné, nous nous rapprochâmes alors de lui. Prenant soin de ramasser son arme, je me rapprochais tranquillement de lui et l'examinai. Le pauvre était sonné, mais n'avait rien de casser. M'empressant de le réveiller, je finis par le reconnaître, il s'agissait-là, d'Hidalgo, Fernando Hidalgo, un sous-fifre de l'habile Tony Zucco. Ce dernier était le coupable d'une meurtre au sein du Haly's Circus, mais avait par on ne sait quel miracle réchappé à l'accusation, laissant le meurtre sans réponse.

J'avais ce meurtre en travers de la gorge, je tenais Zucco, mais les preuves n'étaient pas assez bonnes pour le faire croupir en prison. Je m'étais juré de le faire tomber et c'était pour cela aussi que je profitai de n'importe quoi pour me rapprocher de lui et de ces petites magouilles. Usant de l'état groggy de larbin de Zucco et du dos tourné de mon coéquipier, je parvins à lui soutirer quelques menu infos sur des agissements de son patron. Au final, après m'être acquitté de la mise sous les verrous du larbin, je me suis débarrassé de mon partenaire, cela afin de mettre aux claires les dit infos du braqueur et de prouver leurs exactitudes.


* Trois quart d'heures plus tard *


Cela fessait déjà donc une bonne demi-heure que je m'étais planqué. Assis derrière des bidons dans, ce soit disant hangar en plein milieu des docks où devait arriver Zucco. J'attendais encore et encore dans l'espoir que l'info n'était pas fausse. La pluie, elle, ce fracassant encore abondamment sur les tôles qui composaient le hangar. Il n'y avait que ce bruit d'eau et de métal qui s'entrechoquaient pour combler le vide du lieu, mais au bout d'un moment, de nombreux bruits de moteur se firent entendre au loin et très vite, de nombreuses personnes vinrent à entrer. Je me redressai alors discrètement et contemplai la scène qui se dressait devant moi. Une vingtaine d'hommes prirent possession des lieux et faillirent bien me tomber dessus, mais par chance, ils n'ont pas abouti leur fouille des lieux et délaissèrent les barils que me servaient de couverture.








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MessageSujet: Re: Déclaration de Guerre (Martian Manhunter)   Dim 25 Jan - 17:29




Déclaration de Guerre



L'autre imbécile ne mentait pas. Ils sont nombreux. Très nombreux, même, et armés. Est-ce que ça change mes plans ? Oui. Est-ce que ça me fait peur ? Un peu. Est-ce que ça me déstabilise ? Non.
Zucco sera à l'intérieur, il se croit protégé, il se pense intouchable. Gotham l'a habitué à être immunisé face à ses crimes, mais c'est terminé, à présent. Je descends du toit du vieux hangar sur lequel je m'étais caché et me dirige vers celui que j'espionne depuis tout à l'heure. Dans cet exercice, souplesse et discrétion seront mes meilleures armes, et je dois leur faire confiance si je veux avoir une chance de m'en sortir.
La nuit couvre mon avancée, j'avance à l'abri de toute lumière et me faufile jusqu'à la petite ruelle qui borde le hangar. Ombre silencieuse, je parviens à pénétrer dans le bâtiment par une bouche d'aération juste assez grande pour me permettre d'avancer. Le conduit est étroit, et le moindre faux mouvement produit un grincement qui alerterait immédiatement les loubards d'en bas de la présence d'un intrus. Je n'ai pas le droit à l'erreur, pas si je veux sortir d'ici en un seul morceau. Lenteur et précision.
Au bout d'un moment, enfin, j'aperçois de la lumière et me laisse glisser avec souplesse, atterrissant dans un coin isolé de l'entrepôt. Dissimulé derrière une rangée de caisses, je commence un repérage plus précis du décor, de la situation, et du nombre d'hommes.

- Ça y est, ils arrivent.

La voix, grave et rude, vient de l'une des passerelles qui surplombent le hangar. J'entends un bruit de moteur qui se rapproche et s'arrête, des portières qui claquent, et des pas, de plus en plus près.
Toujours caché, je parviens à jeter un coup d’œil et reconnais le visage qui hante mes cauchemars. Tony Zucco. Boum. Boum. Mon cœur s'emballe, les battements s'accélèrent. Il faut que je me calme si je ne veux pas tout faire rater. Je connais les désastres du stress et de l'adrénaline, je ne peux pas les laisser me submerger, pas maintenant, pas alors que je suis si près du but.
Il monte un escalier accompagné de trois autres hommes, chacun portant une mallette, et rentre dans une pièce, à l'étage.

- Tu crois qu'ils font quoi là-haut ?
- A ton avis ? Ils payent la taxe, comme tous les types qui veulent s'installer sur le territoire de Zucco.


La taxe. Cette même taxe que M. Haly n'aurait apparemment pas payée. Cette même taxe qui a causé la mort de mes parents. Ma colère gronde, mes poignets se crispent, mes muscles se tendent. Calme-toi, Dick. Précautionneusement, je m'éloigne de ma cachette, prenant garde à ne pas me faire repérer, et je me rapproche un peu plus, dans l'espoir d'obtenir une meilleure visibilité avant de me lancer. Je quitte une rangée de caisses et me retrouve près de plusieurs barils. Mais, une fois arrivé, quelque chose me surprend au plus haut point.

- Vous ?!

Mon murmure est faible, mais il est suffisamment fort pour que la personne à qui je m'adresse l'entende. Je reconnais cette veste marron épaisse, ce visage fin et ce visage déterminé. Jack Arson. Inspecteur Jack Arson. Je remets ma capuche en place afin de dissimuler un peu plus mon visage, et reprends :

- Si je m'attendais à vous trouver ici...

Je me pose à ses côtés, derrière son baril. C'est lui qui a le meilleur champ de vision possible, et me rapprocher me permet de lui parler sans risquer de me faire repérer.

- Je sais pas si vous avez l'intention de rester ici, si vous êtes arrivé là par hasard ou pas, mais je pense que vous feriez mieux de partir. Les policiers qui cherchent la justice sont rares, et cette ville a besoin de gens comme vous, des gens vivants, et pas morts.



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MessageSujet: Re: Déclaration de Guerre (Martian Manhunter)   Dim 25 Jan - 21:38



Déclaration de Guerre







- Zucco, c'est bien lui, y a pas de doute.

Marmonnais-je le plus discrètement possible. Il était là, à quelques mètres de moi, entouré de ces gorilles. J'étais réjoui au plus au point, il s'apprêtait à manigancer quelque chose et cela n'avait guère l'air légal. Restant le plus discret, je glissai délicatement ma main dans ma poche et en sortis mon téléphone. L'allumant d'un geste fluide et pour le moins habituel, je m'empressai alors de trouver le numéro du commissaire et de lui envoyer un message indiquant le lieu d'un quelconque trafique sans pour autant évoquer un le moindre nom. Évoquant quand même l'urgence de la situation dans le message, je parvins à l'envoyer sans véritable problème. Par chance, le hangar était assez près d'une antenne-relais et la liaison était parfaite, dans une autre situation, j'aurais sans doute été mal barré, mais là, c'était comme si tout était fait pour que Zucco tombe.

Un court instant passa et Zucco monta à l'étage, il était alors à ce moment, accompagné de trois autres hommes tenant mallette à la main. Ces mêmes hommes, de ce que je pus entrevoir, n'avaient pas l'air très enjoué par la situation. Cela se prouva en quelque sorte, en entendant au sein d'une conversation entre deux hommes de main, le mot ''Taxe''. Ces pots-de-vin lui causeront sa perte, c'est inévitable et j'espère de tout mon cœur en être l'instigateur de sa chute.

- Vous ?!

En un instant, ce chuchotement perça le silence qui régnait autour de moi. Me retournant délicatement en espérant que ma couverture n'était pas tombée à l'eau, je distinguais alors cette apparence ma fois jeune, rouge et encapuchonnée.

- Si je m'attendais à vous trouver ici...

Il s'agissait-là d'un jeune homme, mais pouvoir dire qui il était été pour l'instant m'était alors impossible. Si je ne pouvais distinguer son visage, une chose était belle et bien sûr, c'est qu'il me connaissait, mais était-ce une bonne chose, cela, je n'en avais aucune idée pour le moment.

- Je sais pas si vous avez l'intention de rester ici, si vous êtes arrivé là par hasard ou pas, mais je pense que vous feriez mieux de partir. Les policiers qui cherchent la justice sont rares, et cette ville a besoin de gens comme vous, des gens vivants, et pas morts.

Il ne voulait en aucun cas me nuire, du moins c'était la première impression qu'il me donnait. Il souhaitait que je parte, car pour lui, j'étais un bon flic. Cela était agréable à entendre d'une sens, il était une jeune avec une peu de bon sens, ceci était tout aussi rare à l'époque où nous nous trouvons, presque aussi rare que les bons flics.

- Moi non plus je ne sais pas si tu as l'intention de rester ; ou que tu es arrivé ici par hasard, mais une chose est sur, c'est que surtout toi, tu ferais mieux de partir, car je ne pense pas qu'il apprécie les fouineurs qu'ils soient flics ou ados en quête de sensations fortes.

- Du moins une chose est sûr pour moi, c'est que je vais rester et les coffrer, tous autant qu'ils sont et peut être toi y compris si tu te met dans mes pattes. Je ne sais pas qui tu es, mais tu sembles bien me connaître et pour moi, c'est étrange à dire vrai, car je ne connais pas beaucoup de jeunes d'un âge s'apparentant au tien.

Il était temps de passer à l'action, les gardes venaient de baisser leur garde et déjà certain avait déposé les armes pour chahuter entre eux, d'autres s'éloignaient les uns des autres et très vite, un curieux s'avança vers les barils.

- Reste ici Red Hood ou qui que tu sois, c'est un travail de professionnel et je n'ai pas envie d'avoir ta mort sur la conscience.

Attendant discrètement derrière mon baril, l'homme de main vint à être à porter de moi, c'est alors que je fondis sur lui et le désarmai. Puis afin d'éviter qu'il ne donne trop rapidement l'alerte, je lui donnai un violant coup de crosse dans la gorge, le privant ainsi de souffle. Très vite, je lui attrapai la tête et continuai par l'étreindre au niveau du coup et le fis ainsi perdre connaissance par manque d'air. Je vins par la suite à me retourner et c'est alors que je constatai avec inquiétude la disparition du garçon à la capuche rouge.









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MessageSujet: Re: Déclaration de Guerre (Martian Manhunter)   Sam 31 Jan - 13:00




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- Reste ici Red Hood ou qui que tu sois, c'est un travail de professionnel et je n'ai pas envie d'avoir ta mort sur la conscience.

Il me sous-estime. Comme tous les autres.
Je souris et le laisse parler. Il me demande de partir et c'est ce que je fais. Du moins, pas comme lui l'entend. Je profite de son geste, rapide et efficace, qui lui permet de neutraliser un des gorilles, pour me faufiler rapidement dans son dos et continuer ma progression. Zucco est en haut, il se croit à l'abri à l'étage et sur son monde inviolable. Je vais le ramener sur terre.
Mes gestes sont peut-être moins calculés, précis et efficaces que ceux de l'inspecteur Arson, mais ils sont plus vifs, plus rapides, plus incisifs. Je saute sur une passerelle métallique, avance, accroupi, vers un homme qui me tourne le dos, puis saute. Le mouvement est instantané, le résultat immédiat. Mon coude s'enfonce dans le crâne de mon adversaire qui s'écroule sur le coup. Je le retiens pour éviter que sa chute n'alerte tous les autres et continue ma progression.
Je neutralise un autre homme en suivant le même procédé. Ma discrétion est ma meilleure arme, alors je l'exploite au maximum. En bas, l'inspecteur Arson progresse également. Ses techniques de combat se composent de clés et de prises complexes. Il a apparemment subi un entrainement intensif, qualité dont je manque clairement mais que je tente de compenser par de la vitesse. Toujours plus de vitesse. Une roulade me suffit à me débarrasser d'un autre homme dont j'envoie le visage s'écraser contre un mur. Et de trois.

- Willy ? J'pense à un truc, tu t'souviens d'la cousine à Adam... Willy ? Bordel, t'es qui toi ?

La voix vient d'en bas. Pistolet-mitrailleur à la main, un des types tient Jack Arson en joug. L'inspecteur est beaucoup trop loin pour s'en sortir seul, et moi, je suis beaucoup trop mal placé pour agir sans me faire repérer.
Tant pis.
D'un bond, je passe au-dessus de la rambarde, mes mains me servent d'appui et me permettent de plonger plus en avant. Bam. Impact. Je plaque l'homme avec violence, le choc résonne jusque dans ma mâchoire. Il tire par réflexe, la détonation est assourdissante, des balles se logent un peu partout autour de moi. Je n'ai pas le temps de vérifier si l'inspecteur s'en est sorti indemne, le gorille se débat et commence à prendre le dessus. Il me pousse en arrière, m'écrasant contre une étagère qui se renverse bruyamment. Si je n'agis pas dans les prochaines secondes, je suis mort, vu l'armada qui s'approche en courant et en hurlant.
Hors de question. Je n'échouerai pas, pas si près du but. Je me relève aussi vite que possible, prends mon élan, et fonce vers mon adversaire. Si j'attaque frontalement, il m'écrasera, je dois innover. Quelques instants à peine avant l'impact, je m'abaisse et glisse vers lui, échappant à ses immenses poings qui étaient prêts à me déchiqueter. Toujours sur ma lancée, je lui attrape les genoux et utilise ma vitesse pour le faire s'écraser au sol. J'entends un petit crac qui m'annonce que son nez vient probablement de se fracturer. Pas le temps de lui permettre de se rétablir, je balance mon pied dans son visage alors qu'il tente de se relever et lui offre un aller simple vers le pays de Morphée.

- J'vous avais bien dit d'y aller, inspecteur. Mais si vous voulez toujours que ce soit moi qui m'en aille, j'vous laisse vous débrouiller, la prochaine fois.

Je renverse plusieurs étagères afin de ralentir la progression des gorilles et éviter qu'ils ne nous encerclent trop rapidement. Sur ma droite, je repère le conduit d'aération par laquelle je suis entré et le montre au flic.

- J'espère que vous avez fait un régime récemment.

L'espace disponible me permet de m'y engager sans trop de souci, avec ma corpulence fine et élancée, mais un homme d'une carrure plus imposante ne pourra pas m'y suivre.



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MessageSujet: Re: Déclaration de Guerre (Martian Manhunter)   Sam 31 Jan - 14:47


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Le gamin avait disparu, moi, je faisais face à des ennemis de plus en plus nombreux. Crochets, directs, clés, et cela, sur diverse partie de leur anatomie. Tête, foie, estomac, tous y passaient et le corps tombaient les uns après les autres. Malheureusement pour moi, je n'étais pas un des plus grand combattant à main nue du monde et leurs coups m'atteignaient eux aussi. Par chance, j'étais plutôt résistant et il fallait bien le dire, la volonté était-elle aussi bien aidant. Tout s'enchaînait, c'était tellement prenant que j'arrivais même à faire abstraction de ce qui m'entourait, au point même de surveiller mes arrières. Ce n'est qu'après la chute du dernier homme en face de moi que j'eus l'instinct de me retourner. C'est là que je vis alors que je me trouvais dans une mauvaise position. Un des hommes de main de Zucco m'avait alors mit en joue et s'apprêtait à faire feu. Je me voyais déjà être obligé de dévoiler mes pouvoirs pour tenter de m'en sortir.

C'est alors qu'une chose rouge tomba sur l'homme de main, se fut si rapide. L'homme était à terre, sur lui, je distinguais rapidement une silhouette, c'était celle du gamin à capuche rouge. Mais contre toute attente, de par le choc, la main de l'homme se crispa sur l'arme et son doigt appuya sur la détente. Les balles fusèrent dans tous les sens et surtout dans ma direction. En une fraction de seconde, je modelais mon corps dans des aspects inhumain afin d'éviter toutes les balles. Tordant, déformant la moindre parcelle de mon corps, aucune balle ne vint à me toucher. Par chance, personne ne pris le temps de jeter un œil sur moi au moment de la rafale, ce qui me permit de prendre ces formes anormales.

En tout cas, la rafale avait fait un tel raffut, qu'il était inévitable que Zucco l'avait entendu lui aussi. Par la suite, l'immense porte avant du hangar s'ouvrit avec fracas et d'autres hommes s'empressèrent d'entrer. Le gamin à la capuche avait quand à lui finit avec son adversaire et m'indiqua une conduite d'aération pouvant servir de sortit. Malheureusement pour moi, elle était assez étroite et de plus, je n'avais aucune envie de laisser Zucco s'en sortir. Il fallait que je tienne Zucco là-haut le temps que la cavalerie arrive, du moins si elle allait belle et bien venir.

J'avais donc décidé de ne pas suivre le gamin dans ce conduit, alors que ce dernier s'enfonçait de plus en plus profondément. Courant vers une sortie de secours au bout du hangar que j'avais repéré quelque temps avant, j'évitais les balles qui passaient à côté de moi, puis arrivant tout près. D'un coup d'épaule, j'ouvris la porte et sortis. Dehors, je changeai rapidement d'allure et devins alors ce que je suis depuis toujours, l'être à la peau verte et à l'allure martienne. Rattrapent la porte qui s'apprêtait à se refermer, je l'ouvris avec fracas et rentrai en trombe. Là, les hommes de main étaient tous face à moi et pendant quelques secondes, à ma vue, ils restèrent sans voix. Puis un des hommes ouvrit le feu, suivit de près des autres, tentant ainsi de me tuer.

Changeant de nouveau et rapidement mon aspect, je transformais alors le bas de mon corps en une imposante queue de serpent, me faisant ainsi ressembler à une créature mythologique appelé ''Naga''. À la suite de cela, je me glissai rapidement derrière de grosses caisses afin d'éviter le feu nourri des hommes de main.












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MessageSujet: Re: Déclaration de Guerre (Martian Manhunter)   Dim 1 Fév - 13:38




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Les balles pleuvent, les détonations s'enchaînent. J'ai à peine le temps d'entrer dans le conduit que je constate la disparition de l'inspecteur Arson : il ne m'a pas suivi. Ou, plutôt, n'a pas semblé vouloir me suivre. Bien. Je ne le forcerai pas à sauver sa peau, et s'il pense s'en sortir seul, à lui de voir. Je progresse du mieux que je peux, à genoux et dans le noir, entre des parois qui semblent toujours plus se rapprocher. Pas le moment d'être claustrophobe, Dick. La manœuvre du flic a au moins eu pour effet d'attirer l'essentiel des gorilles vers lui, ce qui me laisse le champ libre pour avancer à moindre risque. J'emprunte un itinéraire différent de celui que j'ai pris pour pénétrer le bâtiment : je ne cherche qu'une temporisation, pas une fuite. Au bout d'un moment, le conduit débouche sur une pièce dérobée, composée d'un enchevêtrement de tuyauteries et de machines désaffectées. Je saute, respire, reprends mon souffle. Réfléchis.
Le raffut que j'ai déclenché a forcément alerté Zucco, et il y a de fortes chances qu'il tente de filer au plus vite, peu importe qu'il juge la menace conséquente ou non. Si je ne veux pas voir mes efforts réduits à néant, il faut que j'agisse. Et vite. Je ne peux pas repartir d'où je viens et réemprunter le conduit, ils m'attendent sans doute à l'autre bout. Je dois innover, changer de tactique, et frapper Zucco le plus rapidement possible.
Un coup d’œil aux alentours m'informe de la présence d'une porte métallique condamnée et d'une vieille fenêtre poussiéreuse aux verres brisés. Je n'ai plus le temps de la jouer en finesse, si je ne tente pas le tout pour le tout maintenant, je peux dire adieu à Zucco, et il n'en est pas question. Je prends mon élan, fonce, saute et m'écrase l'épaule contre la vitre qui se brise sous l'impact.

- Bordel, le mioche est là-bas !

Ça tire, ça court, ça crie. Je me réfugie du mieux que je peux derrière plusieurs caisses et sens quelque chose de chaud et désagréable me traverser le bras. Non, ce n'est pas chaud. C'est brûlant. Je préfère ne pas regarder l'état de mon épaule qui tâche le sol d'un rouge écarlate, tente d'oublier la douleur lancinante qui me parcourt en pensant à mon objectif, mais c'est difficile. Je ne suis pas un guerrier, pas un soldat. Je suis juste un gamin qui essaye de faire ce qu'il croit juste, qui essaye de rendre justice à ses parents. Un gamin qui pense pouvoir rendre le monde meilleur.

- Qu'est-ce que...

Les tirs s'arrêtent ou, plus exactement, se concentrent vers une autre cible. Je ne crois pas ce que m'indiquent mes yeux, cette espèce de monstre vert qui se met à couvert. Crâne chauve à la forme anguleuse, yeux d'un rouge sang, et peau d'émeraude. De là où je me trouve, je parviens à voir son corps qui, comme par magie - et j'entends par là de la vraie magie, pas les tours que je voyais au cirque - change de forme. Queue de poisson, mouvements de serpent, et toujours ce buste et cette tête étranges. Devant lui, certains gorilles hésitent ou reculent, d'autres tirent de plus belle tandis que, moi, j'en profite. Cette occasion est trop belle pour ne pas agir, le champ est libre, pour moi. C'est ma chance. Je cours en tentant d'oublier mon épaule gauche endolorie, saute et me réceptionne jusqu'à parvenir devant la pièce, fermée, à l'étage. Les vitres sont floues, j'en déduis que, si moi je ne peux pas voir à l'intérieur, eux le peuvent. Et il y a fort à parier qu'au moins un autre homme de main armé s'y trouve également. Je m'accroupis, avance tout en restant en-dessous des fenêtres, et réfléchis.
Si j'attaque frontalement en passant par la porte, c'est la mort assurée. Idem pour les fenêtres, elles ne me permettent pas d'analyser la situation et causeront ma perte si je ne m'applique pas à bien les contenir. Il faut que je trouve un autre moyen. Je tente d'examiner les lieux et repère deux vieilles clés à molette rouillées. Bien. Papa disait toujours de suivre son instinct et de se laisser guider dans les numéros les plus ardus, que cette touche d'originalité et d'improvisation pouvait faire la différence entre un spectacle fantastique et un spectacle parfait.
Je respire, me concentre, et ne réfléchis plus, me laissant guider par mes seuls réflexes et sentiments. Je me lance dans un autre numéro.
Caché, j'envoie une première clé à travers une des vitres teintées. Instantanément, une volée de balles se fait entendre, et je réitère l'opération avec ma seconde clé. A nouveau, des armes automatiques sont mises à contribution, mais, cette fois, j'entends enfin le cliquetis que j'ai réussi à repérer au cours de mes escapades. Celui qui indique le rechargement d'une arme. C'est ma chance, alors je la saisis. Je saute enfin à travers une des fenêtres cassées et surprends le garde du corps dans sa manœuvre, il n'a pas le temps de répliquer, ne peut que constater et subir. Je fais abstraction de mon épaule gauche et lui envoie une volée de coups de pieds en plein visage. Il s'écroule. Autour de moi, il ne reste que trois personnes. Deux me sont inconnus et n'ont pas l'air hostiles. La troisième, elle... Je reconnais son visage, ses épaules carrées, son sourire carnassier.

- Alors c'est vrai, ils mentaient pas. Y a bien un gamin à capuche qu'essaye de me tuer.

Sa voix me fait l'effet d'un coup de poignard. C'est elle que j'entends dans mes pires cauchemars, donnant l'ultime avertissement à M. Haly avant que mes parents ne meurent.

- Je sais pas c'qui t'motive, gamin, mais tu f'rais mieux d'arrêter. J'ai mes renforts qui vont pas tarder à arriver, et, même si tu m'butes, crois-moi qu'mes potes te feront subir quelque chose de mille fois pire que la mort.
- J'suis pas là pour vous tuer.


Je m'avance. Il ne bouge pas. Ses épaules larges et carrées me dominent, et il est plus grand que moi, mais je continue d'avancer. Ses yeux sont noirs, noirs comme le mal qu'il n'hésite pas à répandre, comme l'enterrement de Papa et Maman, comme toute ma vie depuis ce qui s'est passé.

- Tu veux quoi alors ?

Je m'arrête à quelques centimètres.

- La Justice.

Mon poing fuse.



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MessageSujet: Re: Déclaration de Guerre (Martian Manhunter)   Dim 1 Fév - 17:37


Déclaration de Guerre






Les balles fussent, de plus, belles, fracassant des caisses en bois, perçant les tôles des barils et du hangar en lui-même. Moi dans tout cela, j'ondulais à travers les débris et des balles qui m'étaient surtout destinées, me rapprochant discrètement des hommes de main. Au bout d'un moment, les coups de feu s'estompèrent, pensaient-ils que j'étais mort, sans doute. Ce fut au moment où ils baissèrent leur garde que je passai alors à l'action. Bondissant de derrière un baril, je saisissais alors violemment un des hommes qui me tourner le dos et vin à l'étreindre avec force, le faisant ainsi perdre connaissance. Ne restant pas sur cette action, je m'étendis de plus en plus vers le haut afin d'atteindre l'étage, puis ayant fait apparaître de minuscule ventouse sur mon épiderme, j'avançais discrètement sur le plafond vers ma prochaine victime. Là, se dressaient alors trois hommes, l'un était bien plus devant que les autres. Profitant de leur positionnement, je descendis lentement du plafond pour finir derrière les deux autres, puis vins à saisir avec rapidité et violence la tête de chaque homme pour finir par les faire s'entrechoquer avec force. Le choc fut tellement violent que l'autre homme plus en avant s'en retourna, apeuré, il s'apprêta alors a ouvrit alors le feu sur moi. N'attendant pas qu'il en face ainsi, je fondis sur lui tel un serpent et le saisis par le coup avant de le faire décoller du sol. Après cela, je finis par lui porter un puissant coup dans l'estomac, puis à le jeter à terre tel un jouet désarticulé.

Il restait encore un petit nombre d'hommes de main dans les parages, c'est alors que je décidais de me faire passer pour l'un d'eux. Changeant alors ma forme, je revêtis alors l'apparence d'un des hommes dont je m'étais déjà occupé, puis couru vers les autres tel un homme apeuré et décontenancé.

- Aidez moi !!! Il me poursuit !!!

Courant vers eux, je parvins alors à passer à travers leur crédulité et me trouva alors juste derrière eux comme attendant qu'il me protège de leurs armes, car étant moi-même désarmé. Ne cherchant pas plus loin, ils pointèrent tous leurs armes en direction de ma provenance attendant désespérément l'arrivé du monstre que j'étais pour eux. Apeuré, l'un deux prit la parole et dit alors.

- Nom de Dieux, mais c'est quoi ce truc ?

Me tournant alors touse le dos, je profitais de l'occasion pour changer de forme et reprendre celle du Martien que soit disant je suis, pris à mon tour la parole et dis.

- Ce truc comme tu dis, n'est pas humain. C'est scientifiquement un alien et pour ta gouverne, tu peux m'appeler ''Martien Manhunter'' !!!

À ce moment, l'intéressé se retourna vers moi et à ma vue, il perdit encore plus ces couleurs, devenant ainsi aussi pale qu'un cachet effervescent. Il déglutit d'une façon très désagréable, car relativement audible, puis sa main perdit tout rigidité, laissant ainsi son arme tomber au sol. L'impact du métal sur le sol en béton fit alors réagir les autres qui ce retournèrent quasiment tous vers lui.

- Il est vrai que c'est très impressionnant pour un none initié, tu dois te dire que c'est un costume ou quelque chose du genre, mais non, ceci et ma chaire et ce qui coule sur ton pantalon et bien c'est ton urine il me semble. Mais trêve de bavardage, je vous souhaite une douce et désagréable nuit en prison.

Ne perdant pas de temps à ce qu'ils répliquent, je fis alors apparaître sur mon corps d'innombrable bras qui en quelques secondes, s'étendirent vers les hommes les saisissant à divers endroit de leur anatomie. Les désarment avec force et dextérité, je finis par les fracasser contre les tôles, les caisses et les barils qui composaient ce hangar. Ils n'étaient plus en état de répliquer, il était alors temps de passer à Zucco, c'est alors que je m'étendis et passai au niveau supérieur. Là, je repris ma forme humaine en faisant bien attention à ce qui m'entouraient et au regard potentiel. Une fois fin prêt, je mis ma main sur mon étui et me rendis alors compte que mon arme n'y était plus. J'étendis alors un de mes bras pour rejoindre la porte de sortie que j'avais alors empruntée pour me changer, puis l'ouvrit et tata rapidement le sol à la recherche du dis pistolet. Très rapidement, je parvins à le retrouver et le fis revenir à moi en remettant mon bras en position. Je devrais la prochaine fois l'inclure dans mon corps pour ne pas refaire la même erreur.

À l'étage et par le calme qui régnait alors, on pouvait entendre au loin des moteurs en grand nombre, ainsi que des sirènes de police. La cavalerie allait arriver, quant à moi, je me rapprochais alors de la pièce où devait être caché Zucco. C'est en m'approchant que je distinguais avec stupeur les vitres explosaient, puis me rapprochant encore plus près, je distinguais alors le bruit de coups portés sur quelqu'un. Accourant alors vers la porte, je sortis mon arme et défonçais avec violence la porte, puis j'entrais avec fougue et hurla.

- G.C.P.D. PLUS UN GESTE !!!!!!!!!

Là, je distinguais avec horreur, la scène d'une rare violence, Zucco était alors à terre et le jeune capuchonné en pleine discutions de son poing et le visage de Zucco. Je distinguais aussi d'autres personnes quant à elle apeuré caché derrière une table, rangeant mon arme, je m'approchai rapidement du gamin et mis ma main sur son épaule afin de l'arrêter. Que ne fut pas ma surprise en sentant sur ma main cette texture bien trop connue à mon goût qu'était le sang, le sien en l'occurrence. Il avait outrepassé cette blessure pour affronter Zucco, qu'avait-il à ce point contre lui ? C'est alors que j'eus le déclic.

- Arrête jeune voltigeur, cela ne les ramènera pas que tu le tue, bien au contraire, tu te fait bien plus de mal que tu ne le pense, laisse-moi m'en occuper maintenant. Tu ne devrais pas rester là, ma voiture est derrière, c'est là marron foncé. Reste s'y le temps que j'arrive, je ne pense pas que l'hôpital soit une solution pour toi, donc laisse moi m'occuper de cette égratignure.

Mettant ma main dans ma poche, je fis alors sortir de ma main une clef, puis fit semblant de la sortir de ma poche pour la tendre au jeune capuchonné.









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MessageSujet: Re: Déclaration de Guerre (Martian Manhunter)   Dim 1 Fév - 20:31




Déclaration de Guerre





Je sens mes phalanges s'enfoncer dans la mâchoire dure et carrée de Zucco. Mon bras droit avance au maximum, frappant aussi bien qu'il pousse, mais je sens que la douleur de mon épaule me prive de ma puissance. Mes mouvements sont unilatéraux, prévisibles et faibles. Il en profite. Passé le choc du premier coup, mon adversaire me montre que la carrure de ses épaules n'est pas là que pour faire joli. Il réplique instantanément, je n'ai pas le temps d'esquiver et me retrouve à terre. Il a bien compris que mon épaule gauche est blessée, et il ne manque pas de la frapper. Poings, pieds. Ca brûle. Le feu traverse tout mon côté gauche, de mes reins jusqu'en haut de mon dos. Il continue. Il m'attrape, me bloque, son crâne vient s'écraser sur mon nez. J'entends un crac sonore. Nouvelle douleur. Quelque chose s'écoule, un liquide chaud, depuis mes narines jusque sur ma bouche. Encore du sang. Toujours du sang. Aussi rouge et écarlate que ma capuche.

- Pas si dang'reux qu'ça, l'gamin.

Il me balance sur la table qui se casse sous le choc. J'ai mal partout. Ma vision se trouble, mon souffle est couplé. J'ouvre péniblement les yeux et aperçois ce plafond blanc et ce ventilateur qui tourne, tourne toujours, sans s'arrêter. Mouvement continu, circulaire, mais parfait. Zucco s'approche, il a tué mes parents, et, maintenant, il s'apprête à me tuer, moi.
Qui suis-je, d'ailleurs, en vérité ?
J'ai été un acrobate, un fils. J'ai été l'espoir de mes parents, du cirque Haly.
Je suis un orphelin, un gamin, perdu. Quelqu'un qui, au lieu d'aller de l'avant et continuer sa vie, s'est lancé dans ces escapades nocturnes et stupides, cette vendetta personnelle et insensée. Un bébé incapable de voir la réalité des choses. Comment, moi, je peux espérer changer Gotham, cette ville, ces gens ? Tant d'autres ont essayé avant moi, tant d'autres qui se sont faits écraser.
Je ferme les yeux, noir absolu, intégral. Je me prépare à m'endormir et peut-être retrouver mes parents. C'est sans doute tout ce que je voulais, au final, la mort.
Pourtant, dans ce vide, quelque chose attire mon attention. Petite lueur dorée et tremblotante. Étincelle évanescente mais qui, pourtant, existe bel et bien. Je la reconnais, cette teinte ne me laisse aucun doute, c'est celle que je vois tous les matins au réveil et tous les soirs en m'endormant. Le bracelet de ma mère, sur ma table de chevet, à l'orphelinat. Je vois ces deux oiseaux qui s'entrecroisent, animal frêle mais si libre, si vif, si rapide.

"Robin"

Un simple surnom, ou un destin tout tracé.
Qu'est-ce que je recherche ? Que justice soit faite. Que le meurtrier de mes parents, des innocents, paye pour ses crimes. C'est tout ce que je demande. Et j'y suis, enfin, tout proche, si près du but. Je n'ai pas de prétention particulière, je ne me considère pas meilleur que les autres, mais j'ai l'intention d'employer mes armes, si maigres soient-elles, jusqu'à ce que mon objectif soit atteint.
J'ouvre les yeux, Zucco fanfaronne devant les deux autres, c'est ma chance. Je bouge, malgré la douleur qui tente de déchirer mon mental, malgré le feu qui cherche à incinérer ma détermination. Je me remets sur mes appuis, tiens bon sur mes jambes qui tremblent. Ma respiration lourde, saccadée, compliquée par mon nez brisé, rythme mes gestes. Comme ce ventilateur, au-dessus de nous, le mouvement est ma meilleure arme. Pas sur les côtés, changement de direction, je ne le quitte pas des yeux.

- T'en veux encore ? C'aurait pu être rapide, mais tu préfères apprécier la douleur, on dirait.

Je le laisse parler, ma salive et mes forces sont précieuses. Je dois les préserver, jusqu'à ce que je puisse les déverser toutes entières sur lui. Je regarde sa gestuelle, sa garde est basse, il me sous-estime. L'adrénaline, la haine, la rage et la vengeance, elles, rehaussent ma pensée. Je suis prêt. Quitte ou double.
Deux pas me suffisent, je saute sur le mur, utilise la pression pour rebondir et emploie l'énergie cinétique pour délivrer un coup de genou qui atterrit dans la mâchoire de Zucco. Ma force seule est peut-être moindre, mais ma vitesse, elle, est clairement mon atout. Il titube, recule, et j'enchaîne. Les poings sont l'instrument primaire de la rage, mais je préfère les garder pour ce qui va suivre, pour l'instant, mes jambes seules doivent faire le travail. Je calcule mes gestes comme dans un numéro acrobatique, compensant ma douleur par des appuis déterminés, ceux que l'on apprend à faire à force de cumuler courbatures et entorses. Zucco tombe par terre, et je me jette sur lui. Il se protège le visage de ses mains, mais je parviens à les écarter à coups de poing. Même mon bras gauche, parsemé d'éclats de verre et couvert de sang, se joint à la partie. La douleur que je ressens se transmet à mesure que je frappe, je lui partage ma haine, ma rage, ma souffrance.
Je repense à tout ce que j'ai vécu, tout ce qui m'a amené ici. Ce qui m'a poussé à le trouver, cet exutoire de ma peine. Le frapper me fait du bien, comme si ça me permet de calmer cette colère qui gronde en moi, de faire sortir cette tristesse et ces larmes qui ont trop longtemps saisi mon cœur. Mes phalanges pleuvent jusqu'à ce que, enfin, je sente une main se poser sur mon épaule. Elle me sort de ma torpeur, m'enlève de mon rêve barbare et plein de violence. Je réalise enfin ce que je fais, Zucco, par terre, le visage méconnaissable, et mes poings qui me font affreusement mal. Je regarde sans voir, écoute sans entendre.

- Arrête, jeune voltigeur, cela ne les ramènera pas que tu le tues, bien au contraire, tu te fais bien plus de mal que tu ne le penses, laisse-moi m'en occuper maintenant.

Je reconnais cette voix. Suite d'images floues et de sons incompréhensibles, je prends une clé qu'il me tend et me dirige inconsciemment vers la direction indiquée. Mes mains tremblent, mon corps souffre. Je titube, boite, mais parviens à utiliser mes dernières forces pour éviter de me faire repérer par les forces de police qui investissent les lieux. Les gyrophares m'aveuglent, les crissements de pneus m'assourdissent, mais je tiens bon. Enfin, je la trouve, cette voiture marron. J'ouvre la portière arrière, m'installe, pense à la refermer, et m'effondre.
Ma tête tourne, fouillis insensé d'images et pensées. Je suis incapable de réfléchir, incapable d'imaginer, incapable de me souvenir. Tout ce que je distingue, à travers tout cela, c'est Zucco, son visage, ce que j'en ai fait.

Est-ce que je suis en train de changer ?

Robin, le garçon plein d'espoir et de couleur, le fils des Grayson Volants... Est-ce que c'est toujours moi ? J'essaye de regarder mes mains, écarlates, couvertes d'un sang qui n'est pas uniquement le mien. Couvertes du sang de l'homme qui a assassiné mes parents... Si je le tue, si je mets fin à ses jours... Alors je ne vaux pas mieux que lui, et ce que je tente de combattre, ce que je tente d'arrêter, je le deviendrai moi-même. Je ne peux pas me laisser faire ça, c'est impossible. Ce n'est pas ce qu'ils voudraient, Papa et Maman, et ce n'est pas ce que, moi, je veux.
Je ne suis pas un meurtrier, je ne suis pas un assassin.
Je suis Robin, alter ego qui espère et tente de véhiculer cet espoir.
Et je suis Dick Grayson, l'éternel fils acrobate, le légataire de l'héritage et la pensée de mes parents. Si je laisse cette partie de moi disparaître, alors il ne restera plus rien de ceux qui m'ont donné la vie, qui m'ont tout offert. Et je ne peux pas faire ça. Je n'en ai pas le droit.

Mes yeux se ferment, mon corps vacille.
Alors, malgré le vacarme alentour, malgré tout ce que je viens de vivre, malgré cet enchaînement de sentiments et d'émotions violentes, le jeune garçon qui est en moi, Richard Grayson, s'endort enfin.



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