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World's Finest by Chris Egiziano on Grooveshark



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 Mafia à Metropolis ? [Partie II]

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MessageSujet: Mafia à Metropolis ? [Partie II]   Mer 25 Fév - 17:05



[suite de là: http://worldsfinest.forumgratuit.fr/t80-mafia-a-metropolis-partie-i#451]

Libre-arbitre ou Destin

A-t-on vraiment le choix ? Bien que nous pensons diriger notre vie, est-ce que les décisions que nous prenons sont-elles vraies ? Comment pouvons nous être certain d'être maître de nos vies et non des poupées animées dirigées par une force supérieure.
Chaque décision que nous prenons change notre voie, notre approche du monde et nos relations avec ce dernier. Rester chez soit un samedi soir plutôt que sortir, prendre à gauche plutôt qu'à droite, frite ou potatoes. Pouvons-nous être sûr que nos choix ne sont pas influencés par une nature innée, tout ce que nous faisons, au final, n'est qu'une réponse prédestinée.

Il est facile de se dire que le Destin contrôle notre vie. On relègue nos fautes à un forme supérieure, on se protège derrière un écran de fumée. Caché, on se protège des déceptions, des fautes et échecs. On se dit que tout était déjà prévu, on arrête de lutter. On se laisse voguer sur l'indifférence et l'immuabilité de la finalité. Nos actions étant programmées, on se dit qu'il ne sert à rien de lutter contre, on perd le contrôle.
Le libre-arbitre, quant à lui, est dangereux, vicieux et peut facilement dégénérer. Notre avenir est entre nos mains et nos actions le façonnent, nous façonnent. L'écran de fumée se dissipe, il faut en assumer les erreurs et leurs conséquences. Parfois trop lourdes, elles peuvent faire plonger dans la folie, l'ignorance, et même la vengeance.

Personnellement, toutes ces questions métaphysiques... Je m'en carre. Je suis seule responsable de mes actes, le Destin et le Libre-arbitre ne sont que des jouets pour nous faire prendre conscience de nous-même, nous apprendre à vivre en quelque sorte. Je vis et la prends à pleine main. Personne, ni aucune forme supérieure n'en aura le contrôle. Mes actions, je les assume et les transforme. Une erreur devient une expérience, une leçon à ne pas reproduire. Parce qu'au final, c'est de ça que l'on parle :

Apprendre de nos erreurs ...


Dernière édition par Melanie Brown le Dim 1 Mar - 14:05, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Mafia à Metropolis ? [Partie II]   Mer 25 Fév - 19:44



Je suis en train de courir à en perdre haleine. J'en ai les jambes brûlantes, les poumons suffocants et de grosses gouttes salées me coulant dans le cou. À travers la ville, je suis poursuivie par un groupe difforme. Ce ne sont ni des hommes, ni des formes précises : des hybrides. Ils glissent et rampent sur le bitume à ma poursuite. D'où ils viennent, qu'est-ce qu'ils veulent ? Je n'en sais rien, mais ils sont après moi. Mes côtes me brûlent, je ne me suis pas encore remise de mon passage à tabac. Un coup d'œil en arrière m'indique qu'ils se rapprochent, je perds du terrain, mes jambes sont de plus en plus lourdes. J'ai de plus en plus de mal à me mouvoir, mes pieds semblent s'enfoncer de plus en plus dans le sol. Leurs cris se font proches, leurs déglutissements et gargouillement aussi. Un frisson me traverse le corps et mes poils s'hérissent.

L'incompréhension et la peur me retournent comme une crêpe. En effet, mes pieds ont disparu et je suis plongée, jusqu'aux chevilles, dans le trottoir. Incapable de continuer ma course, je regarde une dernière fois derrière moi. J'arrive à discerner leurs sourires dégoulinant ainsi que leur envie de sang... Mon sang. Les formes ne sont plus qu'à quelques mètres, elles se rassemblent, grossissent, pour ne former qu'une entité méconnaissable. De cette masse visqueuse, une patte s'en dégage, puis deux, trois et enfin huit reliées à une immense boule noire qui se sépare en deux, l'une beaucoup plus petite que l'autre... C'est... C'est... Une arai- araignée.


-HAAAAAAAA.

J'en ai la phobie. Tandis qu'elle se rapproche, je me débats de toutes mes maigres forces actuelles. Je peux voir tous ses yeux me fixer, j'en suis tétanisée. Sans comprendre comment ni pourquoi, l'insecte vibre et se ratatine avant de prendre une autre apparence, deux plus précisément. Sur un corps unique, grand à la limite du gigantesque, deux têtes connues apparaissent. L'une est cachée par un chapeau de mafieux d'un type Borsalino, tandis que l'autre, dévêtue, n'est autre que le chef de la plus grosse mafia de Gotham: Don Falcone. Leurs sourires sont froids, cyniques et moqueurs. Ils arrivent à mon niveau d'une seule enjambée et m'attrapent par l'épaule.

-Héhéhéhé ! Que croyais-tu Badgirl ? Que jamais je l'aurais su ?
-Tu vas morfler bien plus que la première fois. Et cette fois-ci... Pas de deal.

Les énormes bras viennent me frapper inlassablement, j'en crie de douleur, je me tortille pour m'en sortir, mais mes pieds restent coincés dans le bitume. La mâchoire de Borsalino, aiguisée comme des lames de rasoirs, se plante dans mon épaule encore endolorie. J'ai mal, trop mal, je beugle ma souffrance, me tortille dans tous les sens. Je ne peux leur résister. À trop vouloir jouer, je me suis brûlée. Mes côtes souffrent, mes muscles pâtissent, des ecchymoses apparaissent tandis que ma respiration se fait sifflante. Un filet de sang coule de mes commissures de lèvres, un œil fermé, je regarde les vainqueurs de l'autre à demi-valide. Les jambes enfin libres, je me torsade pour échapper à mes agresseurs tout en gémissant. Mon corps déjà tremblant est maintenant pris de violents spasmes tandis qu'une voix faible, comme emmitouflée, arrive à mes oreilles.

-Melanie ! Melanie... Je reconnais cette voix. -Melanie ! Melanie... Mais je ne vois personne autour de moi à part ce monstre infâme qui me sourie de toutes ses dents. -Melanie... Melanie REVEILLE-TOI !

Me redressant d'un bond, je pousse un dernier cri de délivrance. La mort ? Non, la vie. Assise dans le lit, une main sur l'épaule, je sens le souffle de Rébecca contre mon épaule encore transpirante. Elle me demande si je vais bien, je lui réponds par un simple sourire. Il sonne faux et elle l'a remarquée. Mes côtes me font encore souffrir, je pourrais me rendormir tranquillement, mais je préfère me lever. J'enfile un long tee-shirt blanc me tombant jusqu'aux genoux et me dirige vers la cuisine. Sobre, elle est divisée en deux parties totalement carrelées. Séparées par un bar en bois, l'une comprend les différents appareils de cuisine (four, micro-ondes, évier, etc.) tandis que dans l'autre, une table transparente est posée au centre.
Encore sous le choc du cauchemar, j'avale d'une traite un verre d'eau et m'assois à une chaise. La tête entre les mains, je réfléchis. Maman disait toujours que les rêves étaient les fenêtres de l'âme... Je suis dans la merde et jusqu'au cou. La gorge serrée, les yeux humides, je sens des larmes pointer le bout de leur nez.
Une paire de bras entoure mon cou et de douces lèvres posent un baiser dans mon cou. J'embrasse ces bras et incline ma tête sur le côté pour qu'elle repose dessus.

Cela fait un mois que j'habite ici. Mon voyage d'une semaine à Metropolis s'est finalement prolongé m'obligeant à demander des vacances, non payée, à la GNCN pour pouvoir quand même interviewer Kiril Bannett.. Ma rencontre avec la mafia de Metropolis m'a remis les pieds sur terre et j'ai peur. Oui, j'ai peur des conséquences, de mon retour à Gotham. J'ai la mauvaise impression d'avoir été doublé sur tous les tableaux. Si je retourne à Gotham, je serai seule et Falcone me fera disparaître. Malgré mon accord avec la pègre d'ici, je doute de leur sincérité. Comment faire confiance à des criminels ? Et pourtant... Pourtant, elle me fait confiance. Elle qui m'a aidée à me remettre sur pied, elle qui m'a soutenue alors que mes côtes me faisaient souffrir...



-Tu vas bien ? Encore ce même cauchemar ?
-Oui...
-Les cauchemars sont faits pour être surmontés. Elle s'assoit en face de moi. Ses pieds viennent s'appuyer contre les miens. -Qu'est ce qui se passe ? À chaque fois que j'aborde le sujet, tu changes de direction... Explique-moi.
-Il vaut mieux que tu ne saches rien...
-Non ! Je ne suis plus une gamine.
-Là n'est pas la question... Tu... Ça pourrait te mettre en danger.
-Je m'en moque ! Je t'aime Bordel ! Je me bloque tandis qu'elle rougit. -Alors maintenant tu me racontes ou je disparais de ta vie... Je n'en ai pas envie... Mais c'est toi qui m'obliges à être aussi extrême.
-Je...

Je baisse la tête. Dans un soupir, elle repousse sa chaise et se dirige vers le salon. Je la rejoins tandis qu'elle s'installe dans son canapé en cuir. Bien placée, une immense baie vitrée sépare la pièce du balcon duquel on peut admirer toute la partie ouest de Metropolis. Sur les murs blancs sont accrochés un écran plat et des tableaux. L'un d'eux est une photo d'elle et de son père 15 ans plus tôt, j'adore cette image. Sur la droite, la cloison est occupée par une immense bibliothèque remplie pour la majeure partie de bouquins incompréhensibles sur la mécanique et la robotique. Je m'approche d'elle et pose une main sur son épaule qu'elle repousse illico. M'asseyant à côté d'elle, je la prends dans mes bras tandis qu'elle fond en larmes.

-Pour... Pourquoi tu me dis rien sur toi ! Tu... Tu sais tout de moi. Je... Je ne te cache jamais rien ! Alors pourquoi tu ne veux pas me parler. Mon coeur se serre, je l'embrasse sur le haut du crâne.
-Je... C'est que... C'est un sujet épineux et je ne veux pas te mettre en danger. Je n'ai pas le choix.
-Oh... Ça va. On a toujours le choix. Parle-moi... S'il te plaît.
-D'a... D'accord. Tout à commencer peu de temps après mon entrée à la GNCN [...]. Je me suis donc mise à travailler incognito pour Don Falcone, l'un des plus gros parrain de la mafia de Gotham City. [...] mais j'ai eu les yeux plus gros que le ventre et ils m'ont choppés. [...] C'est à ce moment où tu m'as trouvé. Maintenant, je ne sais plus quoi faire, je suis perdue et je ne veux pas t'entraîner dans ma chute... Promets-moi de ne jamais rien dire à personne.
-Pro... Promis. Elle se penche sur moi et m'embrasse doucement, son odeur m'enivre. -Je t'aime, Melanie Brown alias BadGirl... Ahah.
-Moi aussi, je t'aime... Mais ce n'est pas drôle.
-Rooo, fais pas cette tête, on est ensemble, c'est le principal.

Allongée sur le canapé, Rebecca entre les bras, je m'endors paisiblement et sans mauvais rêve.
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MessageSujet: Re: Mafia à Metropolis ? [Partie II]   Ven 27 Fév - 19:29


17h18 – Metropolis – Siège de la WLF:

Je suis au sommet de cette tour de verre. La vue est juste wahou, encore plus impressionnante que chez Rebecca. Ah Rebecca... Rien que de penser à elle, j'ai mon cœur qui s'emballe et certainement les joues rouges. Ce n'est pas parce que je suis une criminelle que je ne ressens rien. C'est une, comment dire, une des meilleures choses qui me soit arrivée dans la vie. Jamais je n'aurais pu imaginer tomber amoureuse aussi vite, m'attacher autant à quelqu'un. J'ai l'impression que l'on se comprend rien qu'en se regardant, parler est devenu facultatif, presque superflue.

Cela fait maintenant plus d'un mois que j'habite chez elle et que j'ai, donc, quitter Gotham. De merveilleuses vacances en quelque sorte. Malgré mes mésaventures, j'ai de la chance, beaucoup de chance. Et pour cause, après mon passage à tabac, je n'ai pas pu quitter le lit pendant une bonne semaine. Résultat des courses, j'ai manqué mon rendez-vous avec le PDG de la World Life Frame. Obtenir un entretien privé avec lui est plus que difficile croyez-moi, mais, heureusement pour moi, Rebecca n'est autre que la petite soeur de ce fameux Kiril Bannett. Chance ou Destin ? À vous de choisir.

Quoi qu'il en soit, je suis tranquillement assise dans un des six fauteuils en cuir de la salle d'attente personnelle de ce fameux Kiril. J'attends depuis plusieurs minutes et entends, à travers sa porte en bois rouge bordeaux, une engueulade. Malgré que le son me parvienne étouffé, j'arrive à comprendre qu'un employé à fait quelque chose de travers, que les conséquences sont sévères et que les retombées le seront aussi... Le pauvre. Une simple erreur de manipulation et voilà plusieurs centaines de milliers de dollars partis en fumée. Surtout que le Kiril n'a pas l'air de rigoler sur ce sujet... J'aimerais bien savoir sûr quelles expériences il travaillait.

La porte s'ouvre brusquement laissant sortir un scientifique en blouse blanche et aux lunettes rondes (le parfait archétype du rat de laboratoire). Il a les larmes aux yeux et les joues rouges de honte. Il passe sans même me jeter un regard.


-Mlle Brown... C'est à vous. La secrétaire m'invite à pénétrer dans le bureau.

C'est une pièce immense aux couleurs chaudes. Les murs sont d'un brun clair tandis que la moquette est foncée. Dans un coin de la pièce, j'aperçois un piano, de l'autre deux étagères. L'une est remplie de paperasse tandis que la seconde sert à entreposer des bouteilles d'alcool couteuses. Kiril est un homme assez grand, des cheveux blonds bien taillés et des yeux bleus perçants. Ce n'est pas pour rien que lui et Rebecca sont de la même famille. Il se lève, je remarque son costume hors de prix et m'accueille en écartant les bras.


-Aaaah ! Bienvenu. Rebecca m'a dit beaucoup de bien de vous. On se sert la main.
-Enchanté, Mr.Bannett.
-Appelez-moi Kiril.
-Si vous voulez Mr.... Heu... Kiril.
-Ne me vouvoies pas, on est presque de la même famille non ? Je rougis.
-Ahah, oui vous, tu as raison.
-Bien, Rebecca m'a dit que tu travailles pour un journal de Gotham City.
-Oui, le Gotham News City Network exactement.
-Bien bien, et que me vaut ta présence.
-Peu de monde connaît ton entreprise à Gotham et j'aimerais changer ça.
-Bien bien. Tu veux boire quelque chose ?
-Jamais pendant le travail.
-Professionnelle, je commence à comprendre pourquoi Rebecca a flashé sur toi. Mes joues s'empourprent, il sourit. -Je t'écoute, quelles sont tes questions ?
-Tout d'abord, comment voyez-vous la WLF ?
-Comme une grande famille. Chaque personne est importante ici, notre sélection est très difficile. Comme toute famille, nous avons quelques prises de bec, mais nous faisons tout pour que nos relations soient les meilleurs. Le plus important est de mener à bien nos recherches.
-Que peux-tu me dire sur tes recherches ? Quelles avancées as-tu réalisé ?
-Nous avons réussi sur plusieurs points. Des avancées ont été faites sur la robotique, nos transmissions de gênes inter-espèces ont vu leurs effets secondaires diminuer de moitié, il reste encore des progrès à réaliser, mais nous sommes définitivement sur la bonne voie.
-En parlant de robotique, pourquoi as-tu coupé les fonds de ta sœur sur son projet d'exosquelette ?
-Dis moi, ce n'est pas une question pour ton journal ou je me trompe ?
-Non, tu ne te trompes pas. Après la mort de votre père, mes condoléances, cela l'a vraiment bouleversée.
-J'en ai conscience, mais son projet engouffrait une somme importante et les résultats n'étaient pas au rendez-vous. J'ai dû faire un choix difficile, il était bénéfique pour le bien de Ma boite. Le ton est différent, il est sec, presque violent. Ce n'est plus une famille, c'est lui. À vrai dire, je n'ai pas l'impression qu'il me dise toute la vérité. Il jette un coup d'œil en bas à gauche, signe d'un mensonge. Quelque chose cloche, mais je ne vais pas continuer. Je risquerais de me le mettre à dos.
-Merci de ton honnêteté Kiril.
-De rien, on continue ? Il veut changer rapidement de sujet, je le sens,  il cache un truc.
-Alooors, ah oui ! Peux-tu me donner un ou deux exemples de vos meilleures inventions ?
-Bien entendu ! Nous avons réussi à créer des vêtements spéciaux, pour les pompiers, qui résistent et protègent de hautes températures. Nous avons aussi créé des gilets pare-balles plus résistants et plus légers.
-Toujours pour le bien des citoyens ?
-Exactement, nos inventions ont toujours le but d'améliorer la sécurité, la vie et le bien-être de nos concitoyens.
-Heu...
-Qu'est-ce qui se passe ?
-J'avais prévu une série de questions par rapport à M. Jack Bannett, mais la réaction de Rebecca a été légèrement... Comment dire...
-Exagérée ?
-Exactement.
-Ne t'inquiète pas, j'ai réussi à l'accepter. Vas-y, je t'écoute.
-Comment avez-vous vécu cette épreuve ?
-Difficilement, c'est dur de perdre son père. Je ne sais pas si...
-Il est mort, tout du moins pour moi.
-J'aimais mon père, plus que tout. Sa disparition a été un vrai choc. Je m'en suis remis et je mets tout en œuvre pour qu'il soit fier de moi où qu'il soit. Ca recommence, il s'agite un peu sur sa place. Comme si le sujet le gêné.
-Penses-tu qu'il s'agisse d'un meurtre ou d'un accident ?
-Personne ne voulait de mal à mon père. Il ne fait aucun doute que cela était un accident.
-À sa mort, tu as pris la succession comme stipulé dans son testament.
-Oui et donc...
-Cela fait de toi un suspect potentiel.
-Es-tu en train de M'insulter ?! Si c'est le cas Je ne le tolérerai pas et te prierai de sortir d'ici ! C'est Rebecca qui t'a mis cette idée en tête ?! Toujours la même ! Vite calmons le jeu.
-Non, non, bien entendu, j'essaye de comprendre, c'est mon métier. C'est quand même un accident étrange.
-C'est vrai, mais je n'y suis pour rien et personne d'autre d'ailleurs. Parfois, des choses horribles arrivent. C'est la vie.
-Bien, j'ai une dernière chose à te demander.
-Laquelle ?
-Est-ce possible d'avoir une visite des locaux ?
-Ahah ! Je vois ce que Rebecca peut apprécier chez toi, vraiment. C'est d'accord.

Il appuie sur un bouton et demande un certain Dr. Watson. On continue à discuter de tout et n'importe quoi. Ce Kiril est une personne agréable, bienveillante et chaleureuse... En apparence tout du moins. Quelques points dans l'interview ont montré des parts d'ombres chez lui. J'ai la mauvaise impression qu'il cache de nombreuses choses et pas du joli à vrai dire. Mon enquête ne fait que commencer, j'en suis certaine.

Après quelques minutes, le scientifique de tout à l'heure arrive. D'un ton sec, Kiril lui ordonne de me faire visiter les locaux. Je sais bien que je ne verrais que la partie émergée de l'iceberg, mais cela me permettra de faire un point sur l'organisation des lieux. La visite commence, on passe dans plusieurs couloirs sécurisés, rencontre différents employés. J'observe, je m'empreigne des lieux, les différentes caméras, leur position et angles.
J'essaye tant bien que mal de reproduire un plan sur mon carnet, mais cela est difficile. Rapidement, trop à mon goût, le scientifique m'indique la fin de notre ballade. Pour le remercier, je le prends dans mes bras et lui pince les fesses. Surpris, il en oublie de faire attention à mon autre main qui subtilise son pass.
Après avoir refusé son invitation, je sors du bâtiment et me dirige chez Rebecca. Je dois lui parler tout de suite.
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MessageSujet: Re: Mafia à Metropolis ? [Partie II]   Sam 28 Fév - 1:05


22h23 - Appartement de Rebecca Bannett:

-J'ai des doutes.
-De quoi tu me parles ?
-De ton frère.
-Ah ! Lui ! Ne m'en parle pas !
-Si justement ! Son attitude cloche. Il cache des choses, j'en suis certaine.
-Bien entendu qu'il cache quelque chose. Il est vicieux, malin et bon orateur.
-Es-tu au courant de certaines choses ?
-Oui.
-Et tu ne veux pas me les dire.
-À quoi cela te servirait-il ?
-À le faire plonger. S'il est obligé de quitter son poste, tu prendras sa place et à ce moment, tu pourras reprendre tes tests sur ton exosquelette.
-...
-Aller, s'il tee plaiiiit. dis-je en poussant mes lèvres en avant et en faisant un regard de chien battu.
-Bon bon okay ! Tu m'énerves à faire cette tête. Tu sais que je ne peux pas te dire non. Qu'est-ce que tu veux savoir ?
-Lorsque je lui ai parlé de la suppression de tes fonds, il a changé de sujet rapidement, pourquoi ?
-Quand Kiril change de sujet, c'est qu'un détail le gêne. Il dit que mes recherches coûtaient trop cher. Mon œil ! Il était jaloux, c'est tout. Papa s'intéressait de plus en plus à mes résultats et délaissait le sien, voilà tout. De la jalousie maladive, il ne supporte pas ne pas être le centre de l'attention.
-Intéressant.
-De quoi ?
-Rien, rien, je réfléchis.
-Pâtes ou riz ?
-Du riz plutôt... Lorsque j'ai parlé de la succession, il s'est mis à s'agiter. C'est un sujet délicat ?
-Non, Papa lui avait légué directement l'entreprise.
-Étrange.
-Pourquoi ça ?
-Si tout était en règle, pourquoi cela le mettrait-il mal à l'aise ?
-... J'en sais rien.
-Tu ne saurais pas quelque chose que j'ignore. Un détail avant la mort de ton père ? N'importe quoi, un évènement étrange, le moindre petit indice ?
-Hum... ? Maintenant que tu le dis, c'est vrai qu'il y a eu quelque chose d'étrange... C'était un peu moins d'un mois avant sa mort. J'avais fini le travail et, comme tous les soirs, je rendais visite à Papa à son bureau pour voir si tout se passait bien et discuter avec lui. Donc ce jour-là, un mardi, non un mercredi ou le lundi, à moins que.
-Peu importe.
-Ça va, ça va. Donc ce jour-là, la secrétaire était partie plus tôt. Tandis que j'approche vers la porte de son bureau, je l'entends hausser le ton. Je pensais qu'il discutait avec un collaborateur donc je reste dehors en attendant la fin de la prise de bec. "-C'est inadmissible ! Comment oses-tu ? Tu me déçois beaucoup" "-Faut savoir évoluer ! C'est à notre génération de prendre les rênes. Tu es dépassé." etcetera etcetera, enfin tu vois le genre quoi.
-Ouep.
-La tension n'était pas encore retombée que je vois Kiril sortir en trombe du bureau, qui me jette un œil noir et qui continue son chemin. J'ai eu beau questionner Papa, il ne m'a rien dit.
-C'est tout ?
-Oui, c'est tout.
-Intéressant... Très intéressant. Surtout ne t'énerves pas, mais j'ai une hypothèse.
-Promis.
-Ton frère était mal à l'aise lorsque j'ai commençais à parler du crime. Je suis de ton avis, ton père s'est fait assassiner et je pense que c'est ton frère qui a commandité le meurtre.
-Quoi ?! Je suis d'accord avec toi pour l'assassinat, mais pour mon frère non ! Il a beau être ce qu'il est, s'est quand même mon frère.
-Écoute-moi deux secondes. Leurs engueulades devaient être de plus en plus fréquentes. Deux personnes travaillant ensemble et ne s'entendant pas, ça fait toujours des étincelles. Donc, leurs disputes devenaient de plus en plus fréquentes et de plus en plus intenses. Ton frère a dû faire quelque chose que ton père n'a pas du tout apprécié. En retour, il a décidé de le licencier ou peut être même de le déshériter.
-N'importe quoi.
-Ecouute moi encore deux secondes. Jack décide donc de déshériter Kiril. Il l'apprend et décide de ne pas le laisser faire. Tu l'as dit toi-même, il aime être le centre de l'attention. Donc perdre la place de futur PDG est impensable pour lui. Pile à ce moment, ton père réalise son voyage pour récupérer les deux espèces d'araignées. Chef d'œuvre de sa vie. Qui travaille avec lui ? Kiril. Il ne veut pas perdre sa place et le prestige qui lui est dû. Il engage donc des personnes pour faire assassiner ton père avant que ce dernier ne change son testament.
-Ridicule ! Kiril ne ferait jamais quelque chose comme ça !
-Prouve-le-moi.
-Je n'ai pas de preuves et toi non plus.
-Oui, mais moi, tout concorde.
-Ah oui ? Et comment ?
-Si un rival avait éliminé ton père pour prendre sa place ? Il y aurait eu des répercussions sur la WLF. Une OPA, une prise de force, quelque chose quoi. Alors que, dès l'arrivée de ton frère, plus rien, le calme plat. Son attitude et ses changements de sujets durant l'interview. Son engueulade avec ton père... Je suis désolé, mais tout s'emboite parfaitement.
-Arrêtons de parler de ça veux-tu.
-... Je dois y aller, je suis désolé.
-Aller où ? On n'a même pas encore mangé.
-Au siège de la WLF.
-Il y a personne et ils ne te laisseront pas rentrer. Il faut un ba... Où as-tu eu ça ?
-Je l'ai prise au docteur... Watson, Dr Watson. Ne m'attends pas pour dormir, je rentrerais tard. J'attrape mon costume et le mets dans un sac.
-Et s'il te... Melanie ?! Melanie ! Rooo, elle m'énerve quand elle fait ça ! Tant pis, je regarderais The Grand Budapest Hôtel toute seule...

Je n'ai pas entendu la fin de sa phrase que la porte d'entrée est déjà derrière moi.
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MessageSujet: Re: Mafia à Metropolis ? [Partie II]   Sam 28 Fév - 5:04


02h00 – Devant la WLF:

Cela fait une bonne heure que je suis devant les locaux de la WLF. Dans un coin sombre, cachée par un arbre, j'observe l'entrée. Derrière les baies vitrés se trouve l'accueil. Derrière le grand bureau, un homme y est accoudé et regarde un écran. Surement quelqu'un de la sécurité, si je veux rentrer, je vais devoir improviser un petit scénario. De là où je suis, on ne me voit pas, mais je vois tout, ou presque. Sur la façade extérieure, des caméras sont positionnées par pairs au niveau des angles. En hauteur, quelques étages sont allumés, mais il ne semble y avoir aucune présence. Une chance pour moi.

Ouvrant mon sac, j'attrape une de mes barres métalliques. Tout en la regardant, mon bras commence à trembler légèrement. J'ai un plan, mais il me semble complètement foireux même si je l'ai déjà vu dans un film. Comme on dit : Quand faut y aller, faut y aller.
D'un mouvement sec et violent, je me donne un coup sur le front avec, pour résultat, en entaille sur le front. Pourquoi cet endroit ? Pour l'effet dramatique : c'est un endroit qui saigne facilement. Je me mords la lèvre inférieure et étouffe un juron. Je sens du sang couler le long de mon front et me recouvrir un oeil que je suis obligée de fermer. Après avoir rangé mon arme dans le sac, je me précipite vers l'entrée et tambourine dessus. L'homme de l'accueil se lève et vient à ma rencontre. Lorsqu'il ouvre la porte, je me jette dans ses bras en pleurant.


-Je.. Je... Des hommes m'ont attaquée... J'ai...

Je feins de m'évanouir. Rapidement, je me sens soulevée et entraîner vers l'intérieur du bâtiment. Lorsque la situation se calme, j'ouvre doucement les yeux et découvre la pièce dans laquelle je me trouve, toute blanche, carrelée et avec plusieurs lits : l'infirmerie. Face à moi, l'homme se tient de dos et farfouille dans une boite qui doit certainement contenir les premiers secours. D'un pas de félin, je me relève et, en faisant attention de ne pas faire de bruit, m'approche de lui. Au dernier moment, il se retourne et je le frappe de toutes mes forces dans le nez.

Je profite du mouvement de recul de sa tête pour accentuer le mouvement en lui assenant un coup de la paume sous le menton. Le pauvre bougre se retrouve poussé violemment en arrière et se cogne contre le mur. D'une balayette, je l'envoie au sol et finis de le mettre au tapis par un coup de coude bien placé. Aucune caméra ne se trouve dans la pièce ce qui me permet de cacher le corps entre deux lits, de respirer un coup pour faire retomber la pression et de me soigner rapidement. Même si j'ai l'air totalement conne avec ma compresse, au moins je suis rentrée.
J'enfile mes habits de la nuit que je cache avec la veste et la casquette du surveillant : la visite peut commencer.

Je sors tranquillement et d'un pas serein de la pièce sans oublier de récupérer la radio accrochée à sa ceinture. Il n'est certainement pas tout seul et cela pourrait s'avérer utile si les évènements tournent mal. Empruntant un couloir, j'emprunte les ascenseurs pour me rendre au niveau des laboratoires. Si quelque chose se trame par ici, c'est le seul endroit possible. Arrivée au 21eme étage, les portes s'ouvrent sur un sas de sécurité. Heureusement que j'ai tout prévu, je sors le badge du Dr Watson et le fait glisser dans la fente prévue à cet effet. La lumière clignote rouge pendant quelques secondes avant de finalement passer au vert. Les portes de métal s'ouvrent dans un bruit de décompression.

Devant moi s'étendent plusieurs postes de recherches chacun isolé par des vitres de verre épais. Derrière ces glaces de nombreux appareils, comme des microscopes, des pipettes, des loupes, des ordinateurs et que sais-je d'autre, sont entreposés ici et là. De mon point de vue de novice en la matière rien ne me parait suspect à mon plus grand désespoir. Je déambule entre les différents postes comme si de rien n'était. Je suis un surveillant faisant sa ronde, tout simplement, rien de plus. Je sors de la pièce et reprends les ascenseurs.
Quelques étages plus hauts, je tombe sur une autre salle, sensiblement identique à la première. Rien à redire, encore une fois, je ne capte rien d'anormal. Dans l'élévateur pour la troisième fois, je vais pour appuyer sur l'étage 42, mais mon regard est attiré vers niveau inférieur. Sans réellement savoir pourquoi, mon instinct, l'intuition féminine ou le destin (comme vous le sentez), mon doigt se pose sur le bouton – 15. C'est étrange, je n'avais jamais remarqué leur présence. Aurais-je pris un autre ascenseur ? Je ne pense pas. Dans tous les cas, le monte-charge entame sa course vers les fondations de la WLF.

J'utilise le pass une nouvelle fois, mais, contrairement à précédemment, ce que je découvre est bien plus impressionnant. En effet, les portes s'ouvrent sur une vaste pièce avec de nombreux équipements bien plus dangereux qu'en haut. Sur des tables, de nombreuses armes sont dispersées çà et là. Parmi elles : des fusils, des grenades, des sortes de petites bombes miniaturent et pleins d'autres objets pouvant se révéler plus que dangereux. Au loin, sur le mur du fond, je distingue un symbole que tout le monde connait. Un symbole signe de protection et de danger: le symbole de l'armée des USA.
Les doigts tremblants, j'attrape mon appareil photo et commence à prendre plusieurs clichés. Ça va être l'article de ma carrière. Grâce à ce dernier, elle va faire un formidable bond en avant. Peut-être même que je deviendrais la directrice de la GNCN qui sait ? Bon okay, je divague mais autant voir en grand non ?
Toutefois, un grésillement me rappelle à la réalité et une voix s'échappe du talkie-walkie.


-Mayday, mayday. Nous avons un intrus dans le bâtiment. Je viens de découvrir Georges assommé dans l'infirmerie.
-Merde !
-Roger, bien reçu. Je vais essayer de le trouver sur les écrans de contrôle.
-Double merde ! Ce n'est qu'une question de temps avant qu'ils me trouvent. Je vais devoir partir.
-Sa radio a disparu, on passe en code transparent. //A la fin de sa phrase, le talkie-walkie émet un grésillement m'indiquant la fin de toute communication.
-Triple merde !

Rangeant mon appareil photo, je fais demi-tour et sors par les escaliers. Montant les marches deux par deux, je me stoppe au 3eme sous-sol. Le symbole sur la porte m'attire et en plus, quelqu'un est en train de descendre dans ma direction. Ni une ni deux, je me précipite à l'intérieur grâce au badge du Dr Watson. Les yeux rivés vers la poignée, je marche à reculons sans prendre le temps de regarder où je me trouve jusqu'au moment où je me cogne contre une table. À partir de là, je prends conscience du mauvais choix que j'ai pris. Autour de moi, de nombreuses cages transparentes abritent une multitude de choses horribles. Ces bêtes sont petites et de couleurs différentes, elles ont les pâtes velues et de nombreux yeux composés me faisant froid dans le dos. Je ne peux me retenir et pousse un cri d'effroi. Les jambes flageolantes, je me précipite vers la sortie, mais la porte s'ouvre sur moi et me projette à l'autre bout de la pièce. Mon coude atterrit contre un bocal et le fracture. Je pousse un deuxième cri à l'idée qu'une bestiole est pu me monter dessus. Pendant plusieurs secondes, je me secoue dans tous les sens sans faire attention à l'homme. Il s'approche de moi et m'envoie une magnifique droite qui me remet du plomb dans l'aile. J'esquive sa seconde offensive et lui place mon genou dans le ventre.

Je tente de m'enfuir, mais il me retient par la cheville. Se redressant petit à petit, je remarque enfin sa taille plus qu'imposante. Une autre attaque m'envoie sur une autre boite, puis une autre et encore une dernière. Vraiment fort, c'est quelqu'un d'entrainé et qui a l'habitude de se battre. Je peux le sentir dans sa manière de se déplacer et de me mettre des coups. Rapidement submergée, je me fais projeter hors de la salle par un coup de pied dans le ventre.
Faisant mine d'être assommée, je le laisse approcher doucement, sûr de lui et en vainqueur. Mais, une fois à mon niveau, je pince son tendon d'achille ce qui l'oblige à se courber en avant. Tel un félin, je me redresse, le frappe sous le menton avant d'enchaîner quelques coups bien placés. Pour finir, je le pousse vers le bas des escaliers et reprends mon ascension pour la liberté. Quelque chose me gêne néanmoins, je ne pourrais pas dire quoi, mais ...


-AAAAAAIIIIEEEUH ! AIE AIE AIE ! MERDE ! AIIIIE !

Je remue dans tous les sens, je ne sais pas ce que c'est, mais je viens de me faire piquer, ou mordre peu importe, à plusieurs reprises. Ça me fait un mal de chien. Passant ma main derrière mon cou, je sens une bestiole monter sur ma main. Dans un geste panique, je la jette au sol et part en courant. Putain de bordel de merde ! C'était quoi comme araignée ? Et si elle était venimeuse voir mortelle ? Un stress immense m'envahit, je ne sens plus mes jambes, mais je continue ma remontée des enfers à un rythme effréné. Il faut que je sorte d'ici et coûte que coûte. Rien ne pourra se mettre sur mon chemin. Oui, j'ai bien dit rien. Il faut que j'aille voir un médecin et vite.
Une fois au niveau du plancher des vaches, je me précipite vers la sortie, mais deux autres hommes me barrent la route. Rien à foutre, je leur fonce dessus malgré les tasers qu'ils tiennent fermement entre leurs doigts. À portée du premier, ce dernier m'envois son arme d'un coup droit simple. Avec une rotation, j'évite son attaque et la retourne contre lui. La décharge se diffuse dans son torse et le reste de son corps en une fraction de seconde. Il s'écroule dans un râle tandis que l'autre m'attaque par-derrière.

Je ne sais pas pourquoi, ni comment, mais je sens le coup venir et me baisse au dernier moment. D'un demi-cercle du pied, je lui fauche les jambes et l'homme frappe le sol avec ses dents. Il attrape sa bouche avec ses mains tout en gémissant tandis que je m'enfuie à grandes enjambées. Surpassée par les évènements, je ne sais plus quoi penser ni que faire. Faut-il que j'aille voir un médecin ou que je rentre directement chez Rebecca ?
Malgré l'atmosphère froide, je transpire à grosses gouttes et ma température continue de grimper. Ma respiration se fait haletante et sifflante. J'ai du mal à faire un pas devant l'autre et je suis obligée de m'appuyer contre les murs, lampadaires ou cabines téléphoniques pour ne pas finir allongée sur le trottoir. Autour de moi, les mondes tanguent, les immeubles vacillent et je ne sais plus où se trouvent le haut et le bas, la gauche et droite s'inversent par moment. Des lumières dansent devant mes yeux, les phares des voitures me font des clins d'œils. Complètement paumée, je ne sais plus où je suis, ni où aller. Je m'assois, de force, par terre et pose ma tête contre l'entrée d'un bâtiment. Les sons ne me parviennent plus. Malgré les voitures, les taxis ou les passants, je n'entends rien, mais je sens tout. Mes autres sens semblent être augmentés. La moindre brise entre mes cheveux, l'odeur du marchand de crêpe de la rue voisine, les vibrations dans le sol.. Je reconnais un parfum, c'est celui de...
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Mafia à Metropolis ? [Partie II]

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